VES
FILLES
t 2 é Musulmans^ ^
Grecs orthodoxe
coles priipaires, 1 de garçons et 1 de lies
/ 1 école secondaire de (garçons . .
!s} 1 do de filles. . . .
( 1 école primaire de filles
Total. ...
Les deux écoles secondaires de la communauté grecque orthodoxe sont tenues par un seul maître et une seule maîtresse. Leurs ressources consistent en subventions de Téglise, revenus de propriétés etleproduild'une loterie. La dépense annuelle est en moyenne de 160 livres turques (environ 3,680 fr.).
Il existe actuellement dans TUe d'Antigone 2 monastères : celui de la Transfiguration^ bâti par Basile le Macédonien (867-887), et celui de S^-Georges^ moins ancien.
Dans le premier fut enfermé, sous Constantin Porphyrogénète et Romain Lécapène, Etienne le Magister, soupçonné d'aspirer à TEmpire. L'un des fils de Romain Lécapène, nommé aussi Etienne, et qui avait relégué son père dans un couvent de Proti, fut arrêté avec ses frères par ordre de Constantin Porphyrogénète qui les fit raser et leur fit prendre l'habit monastique à Antigone. Ce couvent a été reconstruit en 1889.
L'église du bourg d'Antigone, dédiée à saint Jean-Baptiste, a été fondée par l'impératrice Théodora, veuve de Théophile riconoclasle , au même endroit où, sous le règne de cet empereur, Méthodius avait été enfermé avec deux brigands durant sept ans. L'un deux étant mort^ on laissa son cadavre avec le moine jusqu'au jour de sa délivrance, où Michel, fils de Théophile, le fit nommer patriarche de Constantinople. Une inscription découverte par Constantius, à gauche, en entrant sous la nef de l'église, constatait que le cachot |de Méthodius avait été à cette place. On ignore ce qu'est devenue cette inscription.
GAZA DE GUÈBZÈ
Orientation, limites. — Le caza de Guèbzé est situé au sud-est du « cordon d'Asie ». Il est limité : au nord, par le caza de Chilè; à l'est, par le mutésarrifiikd'Ismidt: au sud, par la mer de Marmara et le golfe d'ismidt; et à l'ouest, par le caza de Kartal.
administrative. — 11 est divisé en 2 nahiés, qui sont Guèbzé et Daridja ; on y compte 42 villes, bourgs^ villages et hameaux.
688 VILAYET DE CONSTaNTINOPLE
Autorités. — Il est administré par 1 càimakam, sousgouverneur, dépendant de la préfecture de la ville de Constantinople, et par 1 mudi?\ directeur du nahié de Daridja, relevant directement de sa juridiction. Ces deux fonctionnaires sont assistés respectivement d*un Conseil élu suivant les règlements généraux en vigueur, et dont les élections sont soumises à la sanction de la préfecture.
Population du caza. — La population totale du caza de Guèbzè est de 19,250 hab., comme suit :
HOMMES FEMMES TOTAL
Divers (Bulgares musulmans et tchèr-
kès) 900 800 1,700
Grecs orthodoxes 2,650 2,450 6,100
Étrangers • . . 400 50 160
Total. . 10,650 8,600 19,250 hab.
Ce chiffre de 19,250 hab., comprend lapopulation de Guèbzè, de Daridja, d'Hèrèkè, fabrique impériale de soieries, tapis, etc. , de Touzla et celle de 38 autres villages.
Chef-lieu. — Gdèbzè, chef-lieu du caza et du nahié de même nom, résidence du cdimakam, siège d'un tribunal de première instance du chèfi (droit musulman) et du bédàiet (droit moderne) présidé par le ndib^ et des divers services publics, est situé, par 270?' de longitude et 40^46' de latitude à 2S500 nord-est de la station dite de Guèbzè du chemin de fer d'Anatolie, à 44^,250 sud-est de la gare de Haïdar-Pacha, tête de ligne actuelle de ce chemin de fer, et à 46^,750 ouest de la gare d'Ismidt. Entre Daridja, chef-lieu du nahié de même nom, situé au bord du golfe dlsmidt^ et Guèbzè, la distance est de 11 kil. environ du sud-ouest au nord-ouest.
Population du chef-lieu. — La population de la jolie petite ville de Guèbzè, comprise dans le chiffre ci-dessus de celle du caza, est de 6,030 hab., comme suit :
nant que Léon TArménien venait d'être proclamé empereur à sa place.
Ce dernier, plus lard, fui assassiné par Michel-le-Bègue dans la chapelle du palais, et son corps fut enterré dans ce même couvent, où ses quatre fils, après avoir été mutilés, furent forcés de prendre Thabit monastique. Romain Sécapène, beau-père et collègue de Constantin Porphyrogénète, y fut aussi relégué par ses propres fils qu'il avait associés au pouvoir.
Un autre couvent, fondé par Romain Diogène, était bâti sur le point le plus élevé de File de Proti, à l'endroit même où s'élève aujourd'hui le monastère de la Transfiguration. Cet empereur, fait prisonnier par Alp-Arslàn, fut, suivant l'historien arabe El-Macin, rendu à la liberté moyennant 360,000 pièces d'or et la promesse de délivrer tous les prisonniers de guerre musulmans ; mais il fut déposé à son retour. On lui creva les yeux et on l'enferma dans ce même couvent où ses plaies, mal soignées, causèrent bientôt sa mort. L'impératrice Eudoxie, sa femme, lui fit de magnifiques funérailles.
Constantin Porphyrogénèle parle d'un troisième monastère qui existait de son temps à Proti; il l'appelle la belle propriété de Bardane parce que ce patricien, général des armées d'Asie, ayant été proclamé empereur par ses troupes, sollicita et obtint de Nicéphore son pardon, et se retira dans ce couvent qu'il avait fait bâtir autrefois. Nicéphore l'y fit secrètement aveugler peu de temps après, dit l'historien Zonaras.
Population du nahié. — La population de l'île de Proti, comprise dans le chiffre précité de celle du caza des îles, est de 398 hab., comme suit ;
Musulmans
Grec3 orthodoxes
Arméuieus grégoriens . . . .
— catholiques . . . .
Total.
HOMMES
FEMMBS
total
98 tiab.
398 hab.
Écoles. — Les établissements scolaires du nahié de Kinali
684 VILAYET DE CONSTANTLNOPLE
(Proti) consistent en 6 écoles primaires fréquentées par 85 élèves dont 45 garçons et 40 filles, comme suit :
COMMUNAUTÉS
DEGRES D ENSEIGNEMENT
Musulmans : 2 écoles primaires dont 1 de garçons et 1 de filles
Grecs orthodoxes: 2 écoles primaires dont 1 de garçons et 1 de filles
Arméniens : 2 écoles primaires dont 1 de garçons et i de filles
Total. . .
ÉCOLES
ÉLÈVES
OARÇONS
FILLES
Les écoles musulmanes sont des annexes de la petite mosquée de Ttle; Fécole grecque orthodoxe, comptée double, une fois pour les garçons et une fois pour les filles, dépend de la petite chapelle du village; celle des Arméniens, également comptée deux fois, est attenante à Téglise de S^-Grégoire TUluminateur (surp-Krikor).
NAHIÉ DE BOURGAZ-ADASSl (lie d'Antigone).
Orientation, limites. — Le nahié de Bourgaz-adassi (l'île de la Tour, IlupYoç en grec, appelé aussi Bogàaz-adassi l'île du détroit, de la gorge) à cause de l'étroit chenal qui sépare cette île 'de celle de Khalki, est plus connu sous le nom d'île d' (( Antigone » qui lui fût donné en Thonneur de son père par Démétrius Poliorcète, lorsque, en 298 av. J.-C, il y combattit contre Lysimaque et Cassandre pour la délivrance de Bosphore et de rilellespont. Cette Ile est la seconde en venant de Gonstantinople. Elle est située au sud de Proti; la première
STATISTIOUK DKSCniPTlVE 091
ouest de Guèbzè, dont c élail autrefois le port. Ce port élait défendu du temps des byzantins par un château-fort pris en 1423 par Mohammed el-Falih. Il n'en reste plus actuellement qu'une tour en ruines.
Les eaux minérales de Daridja sont très fréquentées. On y vient chaque année, comme à Tavchândjil, village du même caza, situé sur le chemin de fer, 15 kil. plus à Test, pour faire des cures préparatoires soit aux eaux thermales de Yalova (sandjak d'Ismidt), soit à des bains de sable sur le lieu même. Ces cures ont été brièvement décrites plus haut, page 612, au chapitre des eaux minérales du « cordon d'Asie ».
Les vins de table de Daridja, les raisins blancs de Guèbzè, les fruits et légumes de toute espèce, très abondants dans le caza, sont estimés à Constantinople.
Hèrèkè. — La fabrique impériale de soieries et autres étofTes de luxe établie à Hèrèkè se trouve située, près de la station de même nom du chemin de fer d'Anatolie, à 69'', 750 à Test de la gare principale de Haïdar-Pacha, à i 9^500 à Test de la station de Guèbzè, et à 27^250 à l'ouest de celle d'Ismidt. Le village proprement dit est à 5 kil. environ sur la gauche, c'est-à-dire au nord de la station d'Hèrèkè; mais outre le personnel administratif, dirigeant, etc., logé dans les bâtiments de la fabrique qui sont assez vastes, beaucoup d'ouvriers demeurent sur la ligne même, aux portes de leur usine, où sont groupés dans de jolies maisonnettes, sortes de chalets entourés d'agréables jardins, divers services publics, ceux du chemin de fer, et quelques magasins ou l'on peut se procurer à prix convenable tous les objets utiles et nécessaires.
Tant dans ce hameau coquet qu'à l'usine et au village, la population ouvrière et autre d'Hèrèkè s'élève à environ 2,000 hab. , comme suit :
Musulmans 1,700 hab.
Grecs orthodoxes 200 —
Étrangers 100 —
Total. . . 2,000 hab.
ble système de défense de Tîle par le moyen d'une statue de femme bicéphale dont le souffle écartait les flammes à 15 aunes (18 m.) des murailles! En 615, le même général de Chosroès; qui prit ensuite Chalcédoine, assiégea d'abord ce château; il y mit le feu et réduisit en cendres tout ce qui se trouvait hors de la portée du souffle de la statue; seule la tour du Nord subsistait encore; il s'en empara par escalade, enleva le talisman et l'envoya à Chosroès. Cette statue bicéphale devint en Perse, dit-on, l'objet d'un culte idolâtrique, et, après la conquête ottomane, le nom de « pyrgos » (tour), que les Turcs prononcent bourgaz fut donné par eux à l'île entière.
Ecoles. — Les écoles du nahié de Bourgaz sont au nombre de 5, dont 2 secondaires fréquentées par 80 élèves, 40 garçons et 40 filles, et 3 primaires où 103 élèves, 10 garçons et 93 filles, apprennent, avec les premières notions de leurs cultes respectifs, les éléments de l'arithmétique, de la lecture et de l'écriture. En totalité le nombre d'élèves, dans ces écoles est de 183 dont 50 garçons et 133 filles, comme suit :
COMMUNAUTÉS
DEGRKS D'ENSEIGNEMENT
-, , „( 2 écoles piiipaires, 1 de garçons el \ de MusulmansJ jj^^^ ....,...,...'
/ 1 école secondaire de (garçons . .
Grecs orthodoxes< 1 d» de filles. . . .
'il
école primaire de filles,
ÉCOLES
Total.
ÉLÈVES
FEMMES
FILLES
Les deux écoles secondaires de la communauté grecque orthodoxe sont tenues par un seul maître et une seule maîtresse. Leurs ressources consistent en subventions de l'église, revenus de propriétés elleproduild'une loterie. La dépense annuelle est en moyenne de 160 livres turques (environ 3,680 fr.).
Il existe actuellement dans Ttle d'Antigone 2 monastères : celui de la Transfiguration ^ bâti par Basile le Macédonien (867-887), et celui de S^-Genrges, moins ancien.
Dans le premier fut enfermé, sous Constantin Porphyrogénète et Romain Lécapène, Etienne le Magister, soupçonné d'aspirer à TEmpire. L'un des fils de Romain Lécapène, nommé aussi Etienne, et qui avait relégué son père dans un couvent de Proti, fut arrêté avec ses frères par ordre de Constantin Porphyrogénète qui les fit raser et leur fit prendre rhabit monastique à Antigone. Ce couvent a été reconstruit en 1889.
L'église du bourg d'Antigone, dédiée à saint Jean-Baptiste, a été fondée par l'impératrice Théodora, veuve de Théophile riconoclasle , au même endroit où, sous le règne de cet empereur, Méthodius avait été enfermé avec deux brigands durant sept ans. L'un deux étant mort^ on laissa son cadavre avec le moine jusqu'au jour de sa délivrance, où Michel, fils de Théophile, le fit nommer patriarche de Constantinople. Une inscription découverte par Constantius, à gauche, en entrant sous la nef de l'église, constatait que le cachot |de Méthodius avait été à cette place. On ignore ce qu'est devenue cette inscription.
GAZA DE GUÈBZÈ
Orientation, limites. — Le caza de Guèbzé est situé au sud-est du « cordon d'Asie ». 11 est limité : au nord, par le caza de Chilè; à l'est, par le mutésarriflikd'Ismidl: au sud, par la mer de Marmara et le golfe d'ismidt; et à l'ouest, par le caza de Kartal.
Division administrative. — 11 est divisé en 2 nahiés, qui sont Guèbzé et Daridja ; on y compte 42 villes, bourgs^ villages et hameaux.
La fabrique d'Hèrèkè peut fournir à terme fixe les plus somplueuses étoffes d'ameublement et d'habillement, les plus riches tapisseries de tous genres qui ail été exécutées jusqu'ici à Paris, à LyoD, à Damas, à Alep, en Perse, etc. Elle s'assimile en même temps les derniers progrès réalisés par l'industrie moderne et surtout s'applique à conserver les procédés précieux des temps plissés, qui sont la richesse nationale de la Turquie, tels, par exemple, que ceux des Ichatma de Scutari, et des anciens dumax de Syrie, qu'on y reproduit déjà daas un haut degré de perfection.
GAZA DE BEICOS
Orientation, limites. — Le caza de Béicos est situé au nord-est du » cordon d'Asie ». II est limité : au nord, par la mer Noire ; à l'est, par les cazas de Chilè et de Guèbzè ; au sud, par ce dernier et celui de Kartal; et à l'ouest, par le Bosphore. Le vni* cercle municipal (Kaiilidja), est enclavé dans le caza de Béicos au sud.
Division administrative. — Ce caza n'a point de nahié ; on y compte 18 bourgs et villages.
Autorités. — Il est administré par 1 càimakam, sousgouverneur, relevant de la préfecture de la ville de Conslanlinople, et il est assisté d'un Conseil de même composition que dans les autres cazas.
Population du caza. — La population totale du caza de Béicos est de 9,494 hab., comme suit :
Musulmans
Grec3 orthodoxes
ArméDiens grêgoricus . . .
Divers (pomak, Ichèrkea^ etc.)
IIOSIMES
FRMMF.S
TOTA L
4,891 h il).
Total.
9,494 hal).
Ce chiffre de 9,494 hab. comprend la population de Béicos^ liiva^ Fanaraki^ Borias ou Pdiras-limani ^ Anatoli-Kavak, Sèkè'dèrè^ Aq-baba, Mir-Châh-Mekmed, Yali-keiii, Indjirkeuï et de 8 autres villages plus (éloignés à Tintérieur et pour la plupart forestiers, parmi lesquels il y a lieu de citer Eumer/i et Mourad/ij y'iWdiges de charbonniers et de bûcherons qui approvisionnent Sculari.
Chef-lieu. — Béicos, chef-lieu du caza de même nom, résidence officielle du cdimakam, sous-gouverneur, siège du tribunal de première instance du chèr'i (droit musulman) et du bédàièt (droit moderne) présidé par le ndlb^ et des divers services publics, station postale et télégraphique de service intérieur (langue turque), etc., est situé dans le golfe appelé Cyclamicos ou golfe d'Amycus , roi des Bébryces, qui faisait sa résidence à cet endroit du temps de l'expédition des Argonautes, suivant la plupart des savants. Le tombeau que les Turcs croient être celui de Josué, ainsi qu'il a été dit plus haut, page 617, au sujet du mont du Géant ou de Josué (Youcha-daghi), est généralement considéré comme le tombeau de ce roi.
En effet, comme on le sait, Amycus, roi des Bébryces, fils de Poséidon ou Neptune et de la nymphe Mélie ou Bithynis, défiait au combat du ceste tous les étrangers qui arrivaient dans ses états, et ce combat se terminait toujours par la mort de l'étranger.
Il n'en fut pas ainsi lors du passage des Argonautes, car ce fut Pollux, provoqué par Amycus, qui tua ce dernier. Ses sujets lui élevèrent une tombe sur le mont du Géant, tandis que les Argonautes, dédiaient, de leur côté, sur le sommet voisin, un temple au dieu qui leur avait donné la victoire.
692 VILAYET DE CONSTANTLNOPLE
La fabrique d'Hèrèkè peut fournir à terme fixe les plus somptueuses étoffes d'ameublement et d'habillement, les plus riches tapisseries de tous genres qui ait été exécutées jusqu'ici à Paris, à Lyon, à Damas, à Alep, en Perse, etc. Elle s'assimile en même temps les derniers progrès réalisés par l'industrie moderne et surtout s'applique à conserver les procédés précieux des temps passés, qui sont la richesse nationale de la Turquie, tels, par exemple, que ceux des tchaima de Scutarl, et des anciens damas de Syrie, qu'on y reproduit déjà dans un haut degré de perfection.