TÊTES DE BÉTAIL
Bœufs et vaches 130,000
Chevaux et mulets 50,000
Moulons 266,680
Chèvres communes 134,340
— mohair 198,980
Chameaux 6,000
Total. . . 786,000
Fleuves et rivières. — Les principaux fleuves et rivières du sandjak de Kulahia sont le Ghédis (Hermus) le lianaztchài, affluent du Buyuk-Mendérès (Méandre), le Sérnav-sou (Macestus); V Atarnos-tchài (Rhyndacus); le Biiyak-Mendérès (Méandre) et enfin le Poursak (ancien fleuve Thymbrius) affluent du Sakaria (Sangarius). Tous ces cours d'eau ont été décrits plus haut page 66.
Lacs, marais. — On ne connaît pas dans ce sandjak d'autre lac que celui de Sémav dont la description se trouve page 73.
Routes, chemins. — Le chemin de fer d'Analolie parcourt tout le nord du sandjak de Kutahia en passant par Eski- Chèhr et en côtoyant la rive droite du Poursak, à partir de la limite commune à ce sandjak et à celui d'Erlhogroul jusqu'au passage de la voie ferrée dans le vilayet d'Angora. La longueur totale de ce parcours est de 72 k. 500 m. La ligne récemment concédée d'Eski-Chèhr à Koniah, par Kutahia et Kara-Hissar, est en ce moment en construction. De même le prolongement de la ligne Smyrne-Kassaba va être incessamment entrepris entre Alachèhr et Kara-Hissar en passant par Ouchak.
il n'y a point d'autre route dans ce sandjak que la chaussée carrossable de Brousse à Kutahia par Aïné-Gueul, Bazardjik, Boz-euyuk et In-eunu, avec sa bifurcation vers le sud-est jus-
i9S VILAYET DE BROUSSE
qu'à la limite du vilayel de Koniah et vers le sud-ouest jusqu'à Ouchak. La longueur totale du chemin parcouru par cette route dans le sandjak de Kutahia est de 2i2kil. comme suit :
De la limite du sandjak d'Erthogroul à Kutahia. 30 kil.
Kutahia à la bifurcation 12
la hifurcation à Ouchak 130
— à la limite du sandjak de Kara-
Ilissar -iO
Total. . . 212 kil.
On peut estimer l'étendue des parties de ce sandjak qui sont dépourvues de toute voie de communication à la moitié de sa superficie au minimum, soit environ 9,400 kil. carrés.
Transports. — La partie du sandjak est actuellement desservie normalement par le « chemin de fer d'Anatolie », dont les prix de transport sont sensiblement les mêmes que ceux des voies ferrées de tous les autres pays.
La partie centrale est desservie par une fort bonne chaussée qui malheureusement laisse à droite et h gauche une vaste étendue de pays qu'aucune voie de communication ne lui rattache. On comprend à quel point le prix des transports, quand ils sont possibles, devient onéreux dans ces contrées. En effet, une des localités placées dans les conditions les plus favorables, Ouchak, reliée aux chefs-lieux des sandjak et du vilayet par des chaussées carrossables, n'a pas moins de 50 à 60 kilom. à faire parcourir à ses marchandises en dehors de tout chemin tracé pour gagner la station la plus proche du chemin de fer d'Aïdin qui transporte ces productions à Smyrne.
Les cours d'eau, nombreux et navigables sur de grandes parties de leur trajet, ne sont que d'un faible secours, car aucun chemin vicinal, aucune voie forestière ne peuvent économiquement leur transmettre les richesses des campagnes, des mines et des forêts trop éloignées.
STATISTIQUE DESCIUPTIVE 199
Montagnes. — Les principales montagnes du sandjak de Kutahia sont des ramifications de TOlympe qui se dirigent vers le sud, et vont rejoindre, au sud-ouest de ce sandjak, la chaîne qui limite au nord et à Test le vilayet de Smyrne, déjà décrite au chapitre spécial de cette province. On peut citer, parmi leurs sommets les plus élevés VAk-dagh (2,400 m.) non loin de Sémavet le Mourad-dagh(\)\xïà^mhnQ) otile Ghédia (Hërmus) prend sa source près du caza de Ghédos. Toutes ces montagnes sont couvertes de belles forêts, énumérées page 92.
Productions industrielles. — Outre Tindustrie minière de l'extraction de Técume de mer, à Eski-Chèhr, et celle de la fabrication de petits objets de fantaisie et ustensiles de fumeurs qu'elle alimente (voir p. 20), ainsi que la fabrication des briques et tuiles émaillées et de la faïence de Kutahia; outre Tindustrie des tapis d'Ouchak, dits « de Smyrne », on peut citer encore les maroquins et peaux de chevreau et d'agneau des fabriques de Tavchanli et d'Ouchak oti on les teint en couleurs éclatantes et solides pour être dirigées sur différentes places et y être façonnées en chaussures indigènes. Les principaux ateliers de cette branche de cordonnerie ont leurs centres à Kutahia et à Eski-Chèhr. Un autre produit très recherché est Vagda, sorte de confiture de raisin sec, qui donne annuellement au petit village de Hamid, situé dans le nahié d'Egri-Gueuz, un revenu d'environ 34,500 fr. pour ce seul article, vendu sur les marchés d'Eski-Chèhr, de Koniah et de Smyrne.
Commerce. — On ne saurait indiquer exactement le chiffre des exportations et importations du sandjak de Kutahia, pour la plupart opérées actuellement par voie de Smyrne, et dont les quantités et valeurs se trouvent ainsi englobées dans le mouvement commercial de cette place.
Toutefois, à l'aide des documents contenus aux chapitres. qui précèdent, on peut établir un minimum annuel approximatif du mouvement commercial de ce sandjak, comme suit :
EXPORTATION
Maçnésite (écume de mer)
Tiftik (poil de chèvre mohair).
Laine fine
» commune
Céréales
Opium
Total. . . . . . .
Litres tarqats
IMPORTATION
Pétrole
Sucre
Café
Manufactures Divers
Total
limi tirqfft
Différence en faveur de l'exportation
Report de l'importation . .
Mouvement total
Ou environ 5.550.000 fr.
Pour avoir des chiffres exacts, — chose presque impossible en Tétat acluel, — il faudrait probablement augmenter ceux-ci du double, si ce n'est même du quadruple, en gardant à peu près la même proportion.