‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistiqueChapitre 54 sur 151 · BA880BAH · texte numérisé non relu

BA880BAH

(uerkbz-sandjak)

AMABA

GAZAS

Bassobab y merkez-caza

Kouet ■ .

Kouraa.

Amara

Chatra-el- Amara.

Zobèïr

Douéridj

MUNTÉFIK

chef- lieu naséhiyè

1^ / Nèdjd. .

NEDJED > Kattar.

chef-lieu houfouf ) Katlif. .

I Nas6ritè

Châtra el MuDtéfik.

Hammar

I 3ouk-el-Chïouk. . ..

Haï

4 saudjaks.

15 cazas

NAHIES

Zobèïr. — Aboul-Uassib. — ChaU-vl-

Arab. — Faô.

El-Méiliiié.

Ll-Nachour.

Ali-elCharki.— Ali-el-Gharbi— El-Ezei

El-Tafra.

El-Balha.

H-Bédaa. — ElDaké.

UeiH-As<>ad.

Béni-Seyid.

Mécherdjé. — Kalel-Sakar.

El-Mubaradj.— El-Djafer.— El-Adjer.

20 nabiés.

Division militaire. — Les troupes régulières du vilayet de Bassorah consistent en deux régiments de nizam (armée active), casernes lun à Bassorah et l'autre à Nasérijè, chef-lieu du sandjakdeMuntéfik, commandés chacun par un ;m>-a/aï (colonel),et en 300 fantassins et 50 cavaliers casernes à Amara, sous le commandement d'un bin-bachi (chef de bataillon). En outre, 1,200 soldats de nizam sont répartis dans le sandjak de Nèdjd,

soil : 600 hommes à Houfouf ou Hassa, 300 à Kallar, et 300 à Kattif.

Ces divers détachemenls fonl partie du VI" corps d'armée donl le quarlier-général est à Bagdad.

En dehors de ces troupes régulières relevant directement du mtic/iir (maréchal) commandant le W corps d'armée, on compte environ 50 zaptiés ou soldats de police dans chaque chef-lieu des sandjaks de Bassorah, d'Amaraet de Muntéfik. Plus 500 de ces mêmes soldats de police dans le sandjak de Nëdjd, et enfui deux régiments de chèbané, l'un dans le sandjak d'Amara, l'autre dans celui de Muntéfik. Ces dernières troupes, c'est-àdire les soldats de police et les chèbané, sont à la disposition des autorités locales et placées sous les ordres du vali, des mutessarifs, mudirs, etc., qui ne peuvent employer les troupes régulières sans provoquer, préalablement, les ordres du maréchal.

On ne compte dans tout ce vilayet qu'un seul dépôt pour l'organisation des cadres et pour le recrutement, siégeant à Bassorah. Les populations des sandjaks d'Amara, de Muntéfik et de Nèdjd ne fournissent pas de contingent à l'armée.

Autorités civiles. — L'autorité civile est exercée, dans le vilayet de Bassorah, par le vali^ gouverneur-général du vilayet, par les 3 mutessarifs^ gouverneurs des sandjaks d'Amara, de Muntéfik et de Nèdjd, et par les onze càimakamSy sous-gouverneurs des cazas, à Texceplion des 4 merkez-cazas, celui de Bassorah étant, ainsi que le merkez-sandjak, administrés directement par le vali, et les trois autres par les mutessarifs ; enfin, les 20 nahiés ont pour directeurs des mudirs. Ces 35 fonctionnaires sont respectivement assistés de conseils administratifs composés, sous leur présidence, du cadi ou du naU, des chefs des principaux services, et de membres choisis dans chacune des communautés en nombre égal.

Tout fonctionnaire administratif relève du vali, gouverneurgénéral, à l'exception du sous-gouverneur de Kouet qui est, en réalité, indépendant.

Autorités religieuses. — Pourles musulmans sunnites.

l'autorité religieuse est régulièrement exercée par les naib de chaque sandjak, qui relèvent du cadi de Bassorah.

Chez les musulmans chyites, le pouvoir religieux est entre les mains des mvchteheds. Les tribus arabes, qui professent ce même culte, ont des arifé et des moumin^ pour décider en toute question, soit religieuse, soit de droit islamique. Ce qui concerne ces divers personnages est traité en détail aux chapitres spéciaux du vilayet de Bagdad.

L'autorité religieuse est exercée, dans les communautés chrétiennes, par le clergé de leurs églises. Les catholiques en pos" sèdent deux à Bassorah et une petite chapelle à Amara.

Les Arméniens grégoriens ont une église à Bassorah.

Aucun chrétien ne réside dans les autres localités de ce vilayet, sauf les sabéens.

Les israélites ont des rabbins dans les sandjaks de Bassorah, d' Amara et de Muntéfik.

Les soubba ou sahéeiis^ sectateurs de saint Jean-Baptiste, répandus dans ces deux derniers sandjaks, soumettent tous leurs différends religieux à leur chéïk, actuellement El-Chéïk Yahiai résidant à Souk-el-Chïouk, caza du sandjak de Muntéfik.

Tribunaux. — Au chef-lieu lieu de chacun des quatre sandjaks siègent des tribunaux de première instance, civils et criminels, ainsi que des tribunauxde commerce. Les tribunaux civils et criminels, bédai/etel dàiret-el-djèza du vilayet de Bassorah, sont sujets, en cas de recours, à la cour d'appel de Bagdad. Ils jugent suivant le droit nouveau introduit en Turquie depuis la réforme et fondé sur les principes du droit moderne des nations européennes. Le fonctionnement de cette nouvelle procédure laisse, dit-on, beaucoup à désirer dans cette partie de TEmpîre, et l'ancien système semblait mieux s'adapter à l'intelligence ainsi qu'aux besoins des habitants peu éclairés de ces pays éloignés des centres de la civilisation. Les tribunaux A^rfay^/ viennent du reste d'être supprimés pour le sandjak de Nèdjd.

Douanes. — Il y a au port de Bassorah une direction des

douanes dépendant de la direction générale de cette administration à Bagdad. H y a également, àFaô et à Kourna, des stations douanières relevant de cette même direction générale, où sont centralisées toutes les opérations des agences secondaires des deux vilayets de Bagdad et de Bassorah.

Dette publique ottomane, Régie des tabacs. —

Les administrations de la Dette publique ottomane et de la Régie des tabacs possèdent des mudiriets à Bassorah.

Postes et télégraphes. — Les agences télégraphiques et postales de Bassorah, de Faô, de Nasériyè, de Douradj, près Hammar, dépendent de la direction générale de Bagdad où se centralisent leurs recettes, comprises par conséquent dans les chapitres spéciaux du vilayet de Bagdad.

Le service postal de Bassorah comprend une poste par dromadaires pour le Nèdjd, faisant le transport régulier des lettres et échantillons sans valeur, entre Bassorah et Houfour, résidence du mutessarif, gouverneur du sandjak de Nèdjd.

Outre l'agence télégraphique ottomane, il y a à Faô une station télégraphique anglaise.

Agence sanitaire. — Dans ce même caza réside aussi un office sanitaire relevant de celui de Bagdad.

Population. — Ici, plus encore que pour le vilayet de Bagdad^ il a été difficile de déterminer, la population du vilayet de Bassorah, comme nombre et surtout comme classement par races et communautés. — C'est à peine s'il existe un semblant de recensement officiel pour le chef-lieu du vilayet, pour ceux des deux sandjaks d'Amara et de Muntéfik et des localités un peu connues de ces régions. Quant à l'immense sandjak de Nèdjd ou Hassa, — que l'on peut considérer comme une conquête relativement récente de l'Empire ottoman, — il n'existait aucune donnée, même approximative, du chiffre de sa population ni de sa composition. On sait aussi qu'aucun chré-

tien n'est établi dans celle contrée, et c'est à peine si un ou deux explorateurs connus ont pu seulement la traverser sans y séjourner.

Nous avons dû faire explorer ce pays, intéressant à plus d'un titre, par un officier en retraite, du génie ottoman, originaire de Mossoul, qui a réussi, au prix de grands sacrifices d'argenl et de temps, à réunir des renseignements aussi précis que possible sur la population, tant sédentaire que nomade, sur les localités principales, etc.. etc., ainsi que sur la topographie delà conlrée.

C'est au moyen de ces renseignements, joints à ceux que nous avions recueillis sur l'ensemble du pays, et grâce aussi au concours obligeant de M. Habib Ghiha, que nous sommes parvenu à évaluer d'une manière aussi exacte que possible, la population totale du vilayet de Bassorah à 950,000 habitants, avec la conviction presque certaine que ce chiffre est encore au-dessous de la réalité.

Ce total de 950,000 habitants est représenté, par confessions, comme suit :

^. , (Sunnites 276,500 ). ^„^ , ,

Musulmans. < ^. ., ,.p.. .^.^ > 939,650 hab.

( Chyites 003,150)

Arméniens 1,500

— protestants. 25 ,

Chrétiens. . ^ Grecs orthodoxes . . . 25 V 5,850

Catholiques 1,300 1

Sabéens 3,000

Israélites 4,500 —

Total 950,000 hab.

Celte population est répartie dans les sandjaks, cazas, villes et tribus, comme l'indique le tableau ci-contre.

Mœurs et usages. — Dans les chapitres spéciaux du vilayet de Bagdad, les mœurs, usages et coutumes des populations arabes, tant nomades que sédentaires, et plus particuliè-

us,

GAZAS

VILLB5, NAHléS ET TRIBUS

CÛ QQ <

sa

Villo de Oaâsorah . . .

Environs

^Nahié «le ZobAïr

— Aboal-Hassib.

— Chalt-el Arab.

— Faô

^ Gaza de Kourua

— de Kouet

, Nahiés

Ville d'Amara

Tribus diverses ....

L Châtra (vill«)

) Tribu el-bou-Mohamel I Gaza el-Zo- i Tribu el-

béïr > Sonda.

Gaza Doué- ( Tribu Béridj ( ni-Laoï.

\ Ville de Nasériyè

Envirous(merkez-caza) l Gaza de Cbalra (ville) ■ Tribus diverses

Gnza «'l-HammHr

— el-Souk (vilk)...

Tribns divers»^»

Gaza de Haï (ville) . . .

Ville de Kalet

Tribus diverses

i Ville de HoufTour

y Environs(merkez-caza) iGaza de Kattar (ville).

] Tribus diverses

IGoza de Kattif (ville)

f Tribus diverses

Totaux pak communautés.

MUSULMANS

Page 1