‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistiqueChapitre 80 sur 151 · DB PHARES · texte numérisé non relu

DB PHARES

Allemand

liO

piastres

Anglais

Austro-Hongrois . . Français

Hellène

HoUandais

Italien

Ottoman

Samien

Baédois et Norvëcien

Totaux

soit

navires,

Jaugeai

it 182.844

tonneaux

Tchesmé est en outre desservie, tous les quinze jours régulièrement, par les bateaux à vapeur des compagnies Pantaléon et C" et « Asia-Minor » de Smyrne, ainsi que par ceux du Lloyd Austro-hongrois. Ceux de la compagnie Hamidié, y touchent une fois par semaine, venant également de Smyrne.

Les ventes de l'agence de la régie des tabacs, à Tchesmé^ dépassent annuellement 22,000 francs. L'administration des revenus concédés à la Dette publique ottomane, a aussi une agence dans cette petite ville qui possède une station télégraphique à service international, c'est-à-dire où les correspondances se font en turc et en français.

Ecoles. — 11 y a, dans le caza de Tchesmé, 17 écoles, dont

5 secondaires et 12 primaires ; 3 de ces dernières sont des écoles de filles. Le nombre total des élèves esl de 935, dont 695 garçons et 240 filles, comme suit :

Musulmans. . . 5 écoles primaires de garçons, 250 élèves

!5 — secondaires de garçons, 185 —

3 — primaires — 250 —

3 — — de filles, 240 —

Israélites .... 1 école primaire de garçons . . 10 —

17 écoles 935 élèves

Eaux minérales. — Les eaux thermales de Lidja sont renommées. Elles sont de plus en plus fréquentées, pendant la belle saison, par des malades venant de Smyrne, des îles de l'Archipel, de la Grèce et de rÉgyple. Depuis quelques années, le nombre d'hàtels et de maisons a considérablement augmenté, et si les installations ne sont pas somptueuses, elles sont moins rudimentaires que ce qu'on a l'habitude de voir dans ces contrées. Depuis 2 ou 3 ans, l'affluence des baigneurs est telle, qu'il faut retenir des chambres à l'avance pour ne pas être exposé à se trouver sans logement. Ces bains sont connus sous le nom de « Lidja de Tchesmé ».

Aux environs de Rythri se trouvent deux autres sources thermales. D'après Tchihatcheff, lune, fortement sulfureuse, marque 21» centigrades, et l'autre, saline, a 24*" centigrades.

A]itiq[uités. — Les ruines d'Erythrée, ville fondée par un fils de Rhadamante et peuplée de Cretois, de Lyciens, de Cariens, de Pamphyliens et d'Ioniens, sont situées au nord du caza de Tchesmé, à son extrême limite, marquée par le petit village grec de Rythri. Les murailles, bâties en grands blocs de trachyte rouge, sont défendues par de très solides tours carrées, espacées d'environ 30 mètres. Tous les édifices, construits avec ce même trachyte emprunté à la base des collines d'alentour, étaient rouges, de sorte que la ville méritaitbien son nom d'Erythrée, parfaitement en harmonie avec le nom de son fondateur

« Érythros ». Ces ruines sont d'autan l plus intéressantes, spécialement au point de vue architectonique, dit M. C. Texier, qu'elles surpassent en antiquité celles de toutes les autres villes de rionie.

Page 1