‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistiqueChapitre 89 sur 151 · ENSEIGNEMENT PRIMAIRE · texte numérisé non relu

ENSEIGNEMENT PRIMAIRE

TOTAUX

Production agricole. — Une vaste et fertile plaine, formée en grande partie et fécondée par les alluvions du Ghédiztchdi (Hermus), s'étend à perle de vue sur les deux rives de ce fleuve, à partir de Magnésie jusqu'à Alachèhr, point terminus actuel de la ligne principale du chemin de fer de Smyrne-Kassaba. Les cultures les plus répandues, les mieux soignées et les plus productives sont, autour de Magnésie du Sipyle, celle de la vigne qui prend de jour en jour un plus grand développement, surtout pour la production de quantités très considérables de raisins secs de l'espèce « sultanieh» (sullanines du commerce). Les cultivateur s vignerons se procurent un supplément de profils en semant entre les ceps des melons et des pastèques, du maïs et des pois chiches. Plus loin, entre Magnésie et Kassaba, les vignobles n'occupent plus que les abords des nombreux villages

répandus dans la vallée, réservée à la culture de toutes sortes de céréales et de plantes légumineuses, parmi lesquelles dominent Torge et la fève. Celte dernière culture, très prospère, occupe près des deux tiers des terres à blé. Près de Kassaba, on préfère la culture du sésame et du coton. De vastes champs de cotonniers s'étendent également le long des affluents du Ghédiz qui arrosent le caza de Ak-Hissar, ainsi que dans les cazas de Kirkagatdj et de Soma, des deux côtés de l'embranchement du chemin de fer de Magnésie à Soma.

Parmi les meilleurs produits de cette région, on doit mentionner tout spécialement le melon de Kirk-Aghadj, dont la renommée ne se borne pas àl'Asie Mineure. Il n'est pas moins recherché sur les marchés de Constanlinople et de Salomique où on l'exporte en quantités énormes sous le nom de « melon de Smyrne ». Très sucré, très parfumé, fondant et d'un goût exquis, d'une longue conservation, les Orientaux le préfèrent de beaucoup au cantaloup, qui n'a obtenu que peu de succès à Constanlinople oîi des jardiniers français avaient introduit sa culture et y ont bientôt renoncé.

Aux environs de Salihli et d'Alachèhr, les cultures dominantes sont celles du maïs, du lin, de l'orge et du pavot à opium {papaver somni/erum)y tandis qu'à partir de Kirk-Aghadj, dans la direction de l'est et dans les cazas de Guerdèz et de Démirdji, les céréales sont plus spécialement abondantes.

Les soumissions présentées à la mise en adjudication de la dîme des olives du sandjak de Saroukhan s'élevaient au 1" octobre 1891 à la somme de piastres 175,800, qui ne fut pas acceptée. Les cazas de Guerdèz, de Démirdji et d'Echmé n'étaient point compris dans cette enchère.

Bétail. — Le sandjak de Saroukhan, ainsi qu'on l'a vu plus haut dans le chapitre spécial du vilayel, nourrit et élève 946,160 têtes de bétail de toutes races. Le tableau ci-après montre, par races et par espèces, le nombre afférent à chacun des onze cazas de ce sandjak :

VKAYET DE SMYRNE

RACES

ESPÈCES

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