Ml 4S.Se
OhêTaline..
Chevaux.
Âsine..
Aoes. . . .
Mulets . .
Camélienne
Chameaux. .
Orine.
Moutons.
Chèvres. .
Por due
Porcs . . .
Totaux par cazas..
^OTAL CI
ÈNÉRAL
TÊTES DB BÉTAIL
Mines et minières. — Les habitants des cazas de Kirk- Aghadj et de Soma tirenl d'une mine de houille située aux environs du chef-lieu de celui-ci les quanlilés qui leur sont nécessaires, moyennant une redevance qu'ils paient au Gouvernement. La même mine fournil, à de semblables condilions, à la consommation des usines situées dans le roerkez-sandjak de Smyrne, à Kinik et à Pergame.
Forêts. — Les montagnes qui bordent la rive gauche du (rhédiz et circonscrivent au sud la riche vallée de Manissa, sont couvertes de forêts de pins, de cèdres et de chênes. Les essences dominantes sont le pin d'Alep et le chêne à vallonée. L'exploitation réguHère de ces forêts, d'une superficie de 703 kilomètres carrés, produit en moyenne chaque année 8,720 mètres cubes debois pour divers usages.
La cueillette de la vallonée du sandjak de Saroukhan donne
ses plus belles récoltes dans les cazas de Guerdèz, de Démirdji et d'Echmé ainsi que dans celui de Koula. Toute celte contrée donne aussi lieu à d'abondantes récoltes de réglisse qui y croît spontanément.
Salines. — 11 n'y a pas de salines connues dans le sandjak de Saroukhan.
Tabacs. — La culture du tabac dit a de Magnésie » est seule en usage dans 10 cazas de ce sandjak énuniérés au tableau spécial du vilayet. Celte culture épuise le sol en moins de dix ans, malgré d'énormes quantités d'engrais. Les détails relatifs à la production ainsi que ceux concernant la sorte dite de « Saraï- Alti », fort estimée dans le pays, mais impropre à l'exportation, se trouvent au même chapitre que le susdit tableau.
Eaux minérales. — De nombreuses sources minérales froides et thermales se rencontrent dans le sandjak de Saroukhan. A leur énumération déjà faite plus haut, au chapitre spécial du vilayet de Smyrne, on peut ajouter ici les eaux de BoroZ'Keui^ près Magnésie, qui servent de boisson très salutaire aux habitants ; celles àillidja-sou dans la banlieue de la même ville et qui, dit-on, contiennent de la tourbe; et. enfin celles à' Emir-hamman^ dans le caza de Koula. Ces dernières, qui marquent 59 degrés centigrades, sortent de terre près de la rive du Ghédiz-tchai (Hermus), et forment un bain naturel fréquenté avec succès par les malades des environs. Ses qualités curatives étaient connues dès l'antiquité la plus reculée, car on trouve dans l'enceinte de ce bain, parmi des ruines des temps byzantins et de l'époque des Séleucides, des restes de constructions d'un établissement thermal et religieux d'un caractère archaïque.
Agriculture. — Il n'y a rien a ajouter sur Tagriculture du sandjak de Saroukhan, traitée en détail au chapitre spécial du vilayet, notamment en ce qui concerne la culture des champs
de pavois et la récolte de Topium des cazas de Kirk-Aghadj et d'Ak-Hissar, et les chèoes à valloaée de la vallée du Ghédiz, ainsi que la culture du coton, très florissante, et le fonctionnement dans ce sandjak de la banque agricole et des autres institutions de crédit, qu'il est important de signaler.
Fleuves et rivières. — Tout ce qui se rapporte au cours des fleuves et rivières de ce sandjak est précisé en chapitre spécial du vilayet; il n'y aura lieu d'y ajouter plus loin, dans la description du merkez-caza de Magnésie, que quelques indications supplémentaires relatives au beau travail de dérivation du cours du Ghédiz (Hermus).
Lacs, marais. — L'unique lac de ce sandjak est celui de Mermeré-yueuloxx lac Gygée^ décrit au chapitre spécial du vilayet.
Routes, chemins. — Les voies de communication, soit rapides, telles que les chemins de fer, soit simplement carrossables, comme les chaussées, s'étendent dans le sandjak de Saroukan sur une longueur de voie ferrée de 193 kilomètres et une longueur de chaussée de 332 kilomètres 500 comme suit :
Chemin de fer de Kassaba
Ligne principale : de Magnésie à Alachèhr . . . . 103 kilom. Embranchement : de Magnésie à Soma 9i —
Total de la longueur du chemin de fer dans le
sandjak 195 —
Routes km.
Delastation de Salihlià Démirdji 104,550
Embranchement de Borlou à Guerdèz 33,000
d' Alachèhr à Echmé par Koula 70,850
d'Alachèhr à Iné-gueul 20.500
A reporter. . . 228,900
km. m.
Report. . . 228,900 (Enabranchemenl à la station Alachèhr pour le
service des eaux minérales 3,350
De Smyrne à Kassaba à partir de la limite du sari-
djak de Saroukan 8,250
De Magnésie à Soma et à Âk-Hissar sur Pergame
(suivant le chemin de fer). 92,000
Longueur TOTALE des roules carrossables dans le sandjak 332,500
Transports. — Tout ce qui a été dit plus haut au chapitre spécial des transports du vilayet d'Aïdin trouve son application ici également.
Montagnes. — Il en est de même en ce qui concerne le chapitre spécial des montagnes de ce vilayet, où celles du sandjak de Saroukhan ont été déjà décrites.
Productions industrielles . — Outre les industries agricoles, forestières et accessoires, qui occupent très activement d'un bout de Tannée à l'autre la grande majorité des habitants, y compris les femmes et les enfants, outre la belle industrie des tapis dits de Smyrne^ dont les trois principaux centres de fabrication sont dans le sandjak de Saroukhan, àGuerdèz, à Démirdji et àKoula, la broderie, les toiles rayées dites « aladja », la maroquinerie, la tannerie, la cordonnerie, la passementerie donnent aussi de nombreux et bons produits dans toute cette région, qui peut être considérée comme éminemment industrielle. Douze usinesàvapeurpourTégrenage et le pressage du coton, la fabrication deThuile d'olives, etc., un grand nombre de moulins à farine, une usine à vapeur à Alachèhr où la racine de réglisse est largement exploitée, ajoutent à ce mouvement une nouvelle impulsion qui tend à s'accrollre toujours.
Commerce. — Les exportations et les importations du
saridjak de Saroukhan se font par le port de Smyrne et sont comprises en bloc, article par article, dans les chiffres portés anx tableaux n°' 1, 2 et 3 donnés plus haut concernant l'exportation et rimportalion du vilayet et le mouvement du port de Smyrne.
Dîmes et impôts. — Receltes et dépenses du sandjak de Saroukhan.
RECETTES
UVRES TURQUES
DÉPENSES
UVRKS TtnQUES
IniDAt foncier
Administration
Patentes {lémeilu)
Administration des finances.
Honoraires des Cadis et Muftis
Exonération du service militaire
Taxe sur les moutons
Dîme des céréales
Pensions de retraite, orphelins,
Revenus des forêts
— des mines
Droits de mutations
— judiciaires
Administration de la Justice.
— de l'Instruction Dubliaue
Administration des forêts . .
— des mines. .
Divers
Dime des tabacs
Divers
Centimes additionnels
Total
(vpndannerie •
Police
Total.
Soit environ 6 352.000 francs
Soit environ 761 000 francs 1
Notices historiques. — Le sandjak de Saroukhan occupe la plus grande partie de Tancien royaume de Lydie, qui dut son origine à une colonie de Thraces appelés Maeoniens du nom de leur chef Maeon. Celui-ci fut l'aïeul d'Atys, frère de Lydus, qui donna son nom aux Lydiens et tige des premiers rois Lydiens appelés Méonès par Homère. Ces rois résidaient à Sardes, aujourd'hui Sart, petit hameau situé sur la ligne du chemin de fer de Kassaba, à proximité des ruines delà capitale de Crésus. Sous le règne de Jardanus, descendant d'Atys, Her-
cule fait prisonnier et vendu à la reine Omphale , eut d'une esclave un fils nommé Alcée, dont un des descendants Agron, petit-fils de Bélus, fut le premier roi de la dynastie des Héraclides qui succédèrent aux Atyades et régnèrent en Lydie durant 505 ans. Le dernier des Héraclides fut Candaule, auquel succéda Gygès, chef d'une nouvelle dynastie, les Mermnades, d'origine carienne. Cette dynastie augmenta considérablement l'étendue, la puissance et la richesse du royaume de Lydie, surtout sousle règne de Crésus qui en fut le der'nierroi. Sardes* après une seule bataille, perdue par Crésus, fut investie par les Perses durant 14 jours, et tomba entre leurs mains avec toute la Lydie, qui fut gouvernée par un satrape, jusqu'au jour où Alexandre le Grand renversa l'empire de Darius.
Tous ces événements rapportés par Hérodote et les autres historiens grecs, sont autant de souvenirs classiques trop universellement connus pour qu'il y ait lieu d'en donner le détail. On sait aussi que la Lydie fit ensuite partie des possessions des rois Séleucides de la Syrie et que, sous Anliochus III, après la perte de la bataille de Magnésie, elle leur fut enlevée par les Romains et annexée aux états du roi de Pergame, allié de la République. Elle devint une province romaine lorsque le royaume de Pergame fut Jégué au peuple romain par Attale III, et demeura en cet état sous les empereurs. La province de Lydie faisait partie de l'empire romain d'orient quand le suKan turc sedjoukide Alaeddin III s'en empara. En 1310, elle fut partagée entre les émirs Sarou-Rhan, auquel échut la partie nord, et Aïdin qui reçut pour domaine le sud. Ces deux contrées, en passant sous la domination d' Osman, premier empereur ottoman, gardèrent et ont conservé jusqu'aujourd'hui le nom de leurs premiers princes musulmans, les deux émirs seldjoukides Aïdin et Sarou-Khan (le prince blond).
Le rebelle Djouméïd, avec le concours des empereurs byzantins qu'il aidait de son côté, et secouru lui-même par les princes de Karamanie, révoltés comme lui, se maintint en possession de la Lydie et de l'Ionie (sandjaks de Saroukhan, d' Aïdin et de Smyrne) avec des succès divers, sous les empereurs ottomans,
Mohammed?' Tchélébi et Mourad II. Sa mort, en 1423, termina les troubles de FAsie Mineure, et depuis lors les contrées comprises dans le vilayet actuel de Smyrne n'ont pas cessé d'èlre soumises au pouvoir oUoman.