‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistiqueChapitre 99 sur 151 · Isiies · texte numérisé non relu

Isiies

Catholiques (étrangers) : 1 école primaire (filles)

— 1 — — (garçons)

Israélites 2 — — (ffarcons^

Total. . .

L'école secondaire et Técole préparatoire des musulmans ont été fondées et sont entretenues par le Ministère de Tlnstruction publique, au moyen de centimes additionnels. Leurs écoles primaires sont des annexes des mosquées, entretenues par le Ministre du Culte (Chéïk-ul-Islam) sur les revenus de ces fondations pieuses.

Les trois écoles secondaires et Tune des écoles primaires des Grecs orthodoxes sont des fondations ne formant en réalité qu'un seul établissement^ dû aux libéralités d'un riche notable de cette communauté qui le fit construire à ses frais en 1875. On lui a donné le nom d' « Écoles Théologhiennes », dérivé du nom du fondateur : Georges Hadji Théologhis. L'école secondaire de garçons est divisée en 6 classes tenues par 6 professeurs y compris le directeur. L'école des filles n'admet que des pensionnaires. L'école primaire est mixte; on n'y reçoit que de petits enfants. A cet établissement sont annexés une bibliothèque d'environ 1 ,000 volumes et un petit Musée composé d'inscriptions antiques.

Parmi les fondations qui font honneur à la communauté grecque orthodoxe d'Alachèhr, on doit citer également un « Syllogue » littéraire dont les membres se proposent pour but de propager l'instruction dans leur pays, en y créant des écoles, ou par tout autre moyen aussi efficace.

On compte à Alachèhr environ 4,000 maisons, pour la plupart

en bois et en pisé et couvertes en tuiles ; quelques-unes sont en pierre ou pierre et bois, et d'assez belle apparence. Ses 20 mosquées sont aussi peu intéressantes comme monuments que ses 27 églises byzantines déjà citées, quoique cinq ou six soient incontestablement d'architecture seldjoukide, ordinairement remarquable par sa richesse et son élégance, absentes ici. Mais leurs minarets blancs s'élançant au ciel, entourés de beaux platanes, donnent à la ville un charmant aspect oriental.

Alachèhr est le point terminus actuel de la ligne principale du chemin de fer de Kassaba. La station est à 175 mètres d'altitude, et la ville est immédiatement au-dessus. C'est à cette station, située à 169 kilomètres de Smyrne, que viennent se vendre les produits d'Ouchak, lesquels, joints à ceux ducaza d'Alachèhr et des environs, fournissent au chemin de fer un important trafic.

Les rues principales d'Alachèhr sont assez larges et éclairées au pétrole.

Industrie locale. — Il y a à Alachèhr 2 usines à coton, 1 usine à réglisse, plusieurs filatures et un assez grand nombre de boutiques de tisserands où l'on fabrique des étoffes à l'usage du pays. Les tanneries y sont également nombreuses. On fabriquait autrefois dans cette ville de notables quantités de tapis à peu près semblables à ceux d'Ouchak, mais cette industrie a presque disparu. Le halva de la ville d'Alachèhr est très renommé dans tout l'Orient. On sait que cette composition, qui fait les délices des enfants, est à peu d^ chose près celle du miel deCallatébus cité par Hérodote (liv. VU, 31), ce qui pourrait corroborer l'opinion des savants tendant à faire, de cette antique cité lydienne et de Philadelphie, une seule et même ville, si le halva n'était fabriqué dans toutes les autres villes de l'Orient avec plus ou moins de perfection.

Eaux minérales. — Aux en virons d'Alachèhr se trouvent des eaux minérales très estimées, pour l'exploitation desquelles une petite chaussée de 3,350 mètres a été construite près de la

station du chemin de fer. Ces eaux viennent de 3 sources : la première porte le nom de Démir-sou-ma^adeni^ comme ce nom l'indique, elle est ferrugineuse ; c'est un succédané de l'eau de Vais; on la vend à Smyrne sous le nom de celle-ci et l'on en obtient les mêmes effets curatifs. La seconde, nommée Sari- Aez-souiou, c'est-à-dire « eau de la fille blonde », et la troisième dite Kukurt mdadeni ou mine de soufre, sont des eaux sulfureuses également employées en boissons et en bains.

Production agricole. — Les principaux produits agricoles du caza sont les oliviers, l'orge qui dépasse un rendement de 2,000 tonnes; le coton, l'opium, la réglisse, et une grande abondance de fruits et légumes.

Bestiaux. Apiculture. — L'élève du bétail est pratiqué sur une vaste échelle dans les tchiftliks ou fermes des environs d'Alachèhr, où se trouvent des riches pâturages qui facilitent et encouragent ce travail. La chair des agneaux de ces cantons se recommande par son goût délicat. Les fromages sont excellents. Les abeilles, objet de soins intelligents, donnent un miel recherché et une belle cire.

CAZA D'ECHMÉ

Orientation, limites. — Le caza d'Echmé est situé à l'est du sandjak de Saroukhan et au nord-est du vilayet de Smyrne. Il est limité au nord et à l'est par le vilayet de Brousse; au sud par le sandjak de Dénizli et le caza d'Alachèhr; et à l'ouest, par le caza de Koula.

Superficie. — Sa superficie totale est de 398 kilom. carrés, comme suit :

Cultures 300 kilom. carrés.

Pâturages 20 —

Montagnes, terres arides. 62 —

Forêts 16 —

Total. . . 39S kilom. carrés.

Division administrative. — Il est subdivisé en un nahïé qui est Gueuré, et Ton y compte 79 villages, dont 41 dans la circonscription du chef-lieu et 38 dans celle du nahïé.

Autorités. — L'autorité administrative y est exercée par uncaïmakam et un mudir.

Population du caza. — La population totale est de 26,896 habitants comme suit :

Musulmans 26,128 hab.

Grecs orthodoxes 768 —

Total. . . 26.896 hab.

Chef-lieu. — Takmak, nommée aussi Asma et Echmé cheflieu du caza, résidence officielle du caïmakam et siège des services publics, est située à 930 mètres d'altitude, à 32 kilomètres sud-est de Koula en ligne droite et à 48 kilomètres nord-est d'Alachèhr. Une route carrossable y conduit de cette dernière ville, en passant d* abord par Koula. La longueur totale de cette roule, qui décrit un grapd arc de cercle, est de 70 kilomètres 850 mètres.

Population. — La population du Takmak, comprise dans le chiffre ci-dessus de celle du caza, est de 4,000 hab. comme suit :

Musulmans 3.892 hab.

Grecs orthodoxes 108 —

Total. . . 4.000 hab.

Ecoles. — Les écoles du Takmak sont au nombre de 23 dont 1 secondaire et 22 primaires, fréquentées par 345 élèves comme suit:

COMMUNJUJTÉS

ÉCOLES

ÉLÂVES

Musulmans : i école secondaire

— 20 — DrimaJres •

Grecs ortho^xes : 2 écoles Drimaires

Total. . .

Dans ce nombre sont comprises 10 écoles musulmanes de villages, fréquentées par 80 élèves. Les écoles grecques sont aussi alimentées par les villages voisins.

On compte à Takmak, outre le konak ou hôlel du Gouvernement, 6 mosquées et 1 église grecque, 1 bâtiment neuf en pierre pour l'école ruchdië, 1 bazar et 40 boutiques, 4 maga-* sins ou dépôts, 1 hanoxx hôtellerie, 1 bain public, 6 moulins à farine ; 3 fours et 800 maisons.

Production agricole. — Les principaux produits agricoles du caza d'Echmé sont les céréales^ le coton, les raisins et autres fruits et légumes.

L'élève des bestiaux donne dans ce caza d'importantes quantités de laine et de produits accessoires/ tels que fromages, beurre, etc., objets d'un grand commerce avec Smyrne, par Koula et Alachèhr.

SANDJAK D'AIDIN

Orientation^ limites. — Le sandjak d'Aïdin est situé à peu près au centre du vilayet, entre 24^40' et 26"27' de longitude, et entre 37'*20' et 38^5' de latitude. 11 est limité au nord par le merkez-sandjak de Smyrne et le sandjak de Saroukhan; — à Test, par le sandjak de Dénizli, au sud, par celui de Mentéché; et à l'ouest, parTArchipel ottoman.

Superficie. — Sa superficie est de 7,604 kilom« carrés comme suit :

Cultures 2,400 kilom. carrés.

Pâturages 850 —

Montagnes 3,830 —

Forêts 524 —

Total. . . 7,604 kilom. carrés.

Division administrative. — Il est adminislrativement divisé en 5 cazas, 9 nahiés, et contient 450 villages comme suit :

GAZAS

NAHIÉS

VILLA- GES

AÎDIN

Sevkè

10 iDéabad. — 2» Saboudjè. — 3« Keuchk. 40 Karaït

TchiDa, chef-lieu Kir-Ova.

Bozdoghan

5« YéDi-bazar

60 Kouyoudjak. — 7» Aktché. — 80 Sultan- Hissar. — 9* Rara-sou

NaxUIl

Totaux : 5 cazas — 9 nahiés — et 450 villages

Autorités. — Lesandjak dWïdia est administré, ainsi que son merkez-caza qui porte le même nom, par un gouverneur, sous Tautorité duquel 4 caîmakams et 9 mudirs administrent les 4 autres cazas et les 9 nahiés Ces 1 4 fonctionnaires relèvent en outre du vali, gouverneur général du vilayet résidant à Smyrne. Us sont respectivement assistés de conseils administratifs de même composition que le conseil du vilayet plus haut décrit.

Division militaire. — Il n'y a pas de troupes de Tarmée active dans ce sandjak; mais la ville d*Aïdin est le quartier central d'une circonscription militaire des diverses réserves. Un général de brigade commande celte circonscription, qui a été formée sans tenir compte de la division administrative^ comme suit :

1*» District (TAidin^ formé des cazas d'Aïdin et de Sevké, et de celui de Kouch-adassi qui appartient au merkez-sandjak de Smyrne.

2*" District de Tirèh^ appartenant en entier au merkez-sandjak ; il est formé des cazas de Tirèh, Baïndir et Eudémich.

3** District de Nazilli^ formé du caza de Nazilli moins le nahié de Kara-sou, et du caza de Bouladan qui appartient au sandjak de Dénizli.

4* District de Kara-sou^ comprenant ce nahié et le caza de Bozdoghan, plus le caza de Saraï-keuï qui appartient au sandjak de Dénizli.

Le cinquième caza du sandjak d'Aïdin, Tchina, n'est pas com-

pris daas sa circonscription mililaire. 11 a été placé dans le district de Milas, qui appartient au sandjak de Mentéché.

L'état-major et les cadres de ces troupes comprennent en totalité 92 officiers: 1 général de brigade (liva); 1 colonel (mir-alaï); 2 lieutenants-colonels (caimakams); 8 chefs de bataillon (biu-bachi; 8 adjudants-major (kol-aghassy ; 32 capitaines (yuz-bachi): 32 lieutenants (mulazims) et 8 kiatibs (secrétaires) ayant le grade de capitaine ou adjudant^major et dépendant en principe d'un alaï-emini (intendant du régiment).

Autorités religieuses. — L.es autorités religieuses du sandjak d'Aïdin sont, pour les musulmans, le mufli^ les cadis, les mollahs q[ imam elles nàibs ou juge dont la juridiction n'est pasjbornée au droit moderne (bidaïet), mais s'étend aussi au chér'i (droit islamique) fondé sur les préceptes du Koran.

Pour les Grecs orthodoxes, les autorités religieuses sont les évêques de Traites (Aïdin) et de Sevké ou Sokia qui relevait du diocèse d'Ephèse. Aujourd'hui, l'évêché de Sokia relève de Manissa (Magnésie du Sipyle).

Les Arméniens grégoriens, les Arméniens catholiques, les Catholiques latins et les Israélites relèvent des archevêchés grégorien et latin, des R.R. Pères Mékhitaristes et du hahambachi ou grand rabbin de la ville de Smyrne.

Tribunaux. — Il y a au chef-lieu du sandjak des tribunaux civil, criminel, correctionnel, du chér'i et de commerce, et dans chaque chef-lieu de caza siège un naib qui juge d'après le bidàiet ou droit moderne et le chér*i ou droit islamique. Chaque village musulman a aussi un imam^ un mollah ou un cadi^ aptes à juger suivant le chér'i.

Gendarmerie, police. — La gendarmerie et la police du sandjak d'Aïdin se composent de 45 gendarmes à cheval dont 1 officier et 1 2 sous-offîciers ; de 288 gendarmes à pied dont 3 officiers et 45 sous-officiers; de 15 agents de police dont 1 commissaire de i>" classe et 1 de S""* classe. Soit en totalité un

service d'ordre public comprenant 348 gendarmes et agents de police.

Dette publique ottomane. — L'administration des revenus concédés à la Dette publique ottomane a 4 agences relevant de son nazaret ou agence principale de Smyrne. Ces 4 agences sont celles de Sevké, Bozdoghan, Yéni-Bazar et Nazilli.

Régie des tabacs. — La Régie cointéressée des tabacs a fait, du sandjak d'Aïdin, un mudiriet (agence principale) de son nazaret ou agence supérieure de !'• classe de Smyrne. De ce mudiriet, dont le siège est à Aïdin, dépendent 4 agences secondaires qui sont Nazilli, Aktché et Bozdoghan, Karaïl et Deïrmendjik et Sevké ou Sokia.

Postes et télégraphes. — Il y a une station télégraphique de service intérieur, c'est-à-dire où la langue turque est seule employée, dans chaque chef-lieu de cctza, soil 5 stations en totalité.

Consulats. — L'Angleterre, FAutriche, la France, la Grèce, Titalie et la Perse ont des agents consulaires à Aïdin.

Banques. — Des succursales de la banque impériale ottomane sont établies à Aïdin et à Nazilli.

Population. — La population totale du sandjak d' Aïdin est de 205,577 habitants, comme suit :

Musulmans 185,898 hab.

Grecs orthodoxes 16,907 —

Arméniens grégoriens . . . 634 —

Catholiques latins 114 —

Israélites 2,024 —

Total. . . 205,577 hab.

Mœurs; usages, eic. — Il n'y a rien à ajouter ici à ce qui a été dit plus haut au sujel des mœurs, usages, coutumes, etc., des habitants de ce sandjak, au chapitre spécial du vilayet d'Aldio, où ce qui concerne les Déré Bey$ et leur milice irrégulière de Zéibeks a déjà fait Tobjet d'une notice particulière.

Ecoles. — Les écoles du sandjak d'Aïdin sont au nombre de 73 dont 17 secondaires et 56 primaires, fréquentées par 2,337 élèves dont 2,045 garçons et 292 filles, comme suit :

COMMUNAUTÉS

Musulmans

Grecs orthodoxes

Arménieus grégoriens.

— catholiques

Catholiques latins . . . .

Israélites

Totaux

ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

ÉCOLES

GARÇONS

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