‹ La Turquie nouvelleChapitre 20 sur 79 · PÉRORAISON · texte numérisé non relu

PÉRORAISON

prince fort au-dessous de la tâche qu'il a eMl prise. ■"

Par suite de ces observations, tout e^povdi l'avenir est éteint; car le bien ne pouvaiit.4|i fait par un seul honune, quelque bomMm.^ soient ses dispositions, il n'y faut plus comfîi puisqu'il ne sait déléguer ses pouvoir^ et doDi sa confiance qu'à des âmes corrompues.

On sent que d'après les idées que nous ZK exprimées dans notre travail, nous avons dû oc trouver mainte et mainte fois en oppositiou ai ces contradicteurs de notre façon de voir. Ne devons avouer qu ils nous ont souvent battu { les faits qu'ils nous citaient sur chaque cluM Après les avoir entendus, il était difficile, en eff de ne pas rabattre beaucoup des éloges que no accordions à Sa Hautesse.

Cependant, comme nous avons personnel!

ment fait l'épreuve, à bien des reprises, des OK vaises intentions , de la duplicité , du manque foi , nous pouvons même dire du penchant h trahison des ministres ottomans , et que w avons eu la preuve que nos travaux ne venai pas à la connaissance du prince auquel ils étai destinés, nous persistons dans la pensée qu'il du bon chez le sultan, et que, s'il était informe obéi , il accomplirait le bien, ne fût-ce que di son intérêt.

Aspirant, comme nous nous y eflorf^'ons, à a

PËROIUISON. 369

rer la confiance sur nos récits, nous n*ayons pas dû passer sous silence une opinion aussi généralement répandue que celle qui condamne l'œuvre de Temperenr Mahmoud , en ne lui accordant nul stimulant dans l'intention de la prospérité de son pays et du bonheur de ses sujets.

On fait aussi, en Turquie, un parallèle entre le ' sultan et le pacha d'Egypte, qui n'est pas à l'avance du premier.

Tous les deux ont eu de graves difficultés à vaincre avant d'ouvrir leur système de réforme. L<e pacha a eu moins à faire, en ce sens que, les o^amelucks exterminés , toutes les résistances selieuses devaient disparaître devant lui. Mais aussi , ' partait de plus bas. 11 était sa propre tige; il ^©vait tout emprunter à lui-même.

Quelle distance de cette situation à celle du ^Itaa, qui unissait en sa personne le droit divin à ■^ puissance temporelle !

Et, cependant, quel chemin le pacha n'a-t-il pas •'^t avec les ressources dues à son génie , tandis î^e tout est resté à l'éiat d'enfance chez son su- ^^ain?

Méhemmet-Ali a une armée, une marine, un ^Semble de gouvernement destiné à se perfec- ^^Unet» de jour en jour. Il a doté son apanage de '^Utes les fondations qui doivent l'élever rapide- ^^nt au rang des pays civilisés. L'Egypte est déjà ^^ ^uvemement régulier, auquel il ne manque

370 I>ÉUORAIS(>N.

que la foriiialité d'une roconuaissaiice ulile à héritiers, mais dont lui personnellement peut passer.

Le nouvel élat arabe n'a rien à craindre de < ancien maître, et pourrait le ramener sur lé B ptiore si le sultan était réduit à ses propres fore

Il n'a point, autour de lui, d'ennemi capable lui tenir tète. Les prétentions de l'Angleterre pi vent le tourmenter; mais l'Europe ne permet pas que ces tracasseries sortent du rayon des i térêts commerciaux.

Méhemmet - Âli , prétendent ses détracteui écrase ses peuples par l'énormité de. ses e gonces ; mais elles ne sont que transitoires. Cesi de rinquiéter, rendez-le aux seuls soins de s administration intérieure, et vous verrez que diminution de son état militaire tournera à TaTS tage de ses populations, à qui il a ouvert la som des vraies richesses, en leur apprenant l'agrici turc, et faisant cesser leur indolence innée.

Vous aimeriez peut-être mieux, qu'à Texem] de Mahmoud, il laissât en friche toutes les ten de ses domaines, môme celles qui toucheni Tenceinie de sa capitale. Ses administrés pa raient moins , à la vérité, parce qu'ils n'auraic rien, et qu'on ne peut imposer la misère. 1 échange., quel serait leur avenir, tandis que ce! du f(îllah est assuré, el ne peut que devenir pi favorable ?

l^kUOliAISON. a7i

ihtns U; leiiips ^lue nous servions la sublime

'^oric pr un travail de cahinel, nous avions, sur

^^ Dotes qui nous furent remises , ei à la do-

mando de Sarim - ElTendi , ex - ambassadeur à

^ndres, et à celle d'Kssed-Effendi, bistorio-

éfr'aphede l'empire, et directeur de rimprimerie

®l du Moniteur Titre j rédigé une note où les rôles

étaient changés, comme nous avons pu le vériflei*

depuis. C'était le sultan qui était le législateur par

excellence, et ses institutions étaient présentées

<^oni[ne les plus merveilleux travaux. Méhcmmel-

-^W n'avait fait que de l'eau claire; qu'on nous

pardonne l'expression , elle ne nous appartient pas.

Cette note, dont on nous avait caché la destina- ^pn, fut envoyée parle prince de Samos, ce génie J*^ mal qu*on retrouve dans tous les tripotages, ^ Son (ils ou a son neveu, qui étaient l'un et Tau- ^^ attachés à l'ambassade tui*que à Paris, en l^^lité d'interprètes.

Elle fîit colportée dans tous les journaux. On ^ïfrit jusqu'à mille francs pour son insertion. Tous ■^ refusèrent. Nous les en remercions. Il y aurait, aujourd'hui, à rougir de cette production.

Nous terminerons ici la première partie de la ^'luation de Tempire ottoman.

Ce trav.iil est singulier sous plus dun rapport. D'abord, il est en roniradieiiou avec, à pc»u près, tout ce qui a été publié jusqu'à ce jour sur le

Page 1