APERÇU DT.N PLAN
telligenlc, presque insensible dans son aclion, ef très-peu coûteuse. Ces avantages tienuenl à la force naturelle que lui prêtent les institutions ihi pays et le patriotisme des habitants.
En Autriche , la haute police est tracassière ei oppressive y surtout dans les provinces successivement réunies à la monarchie, et vis-à-vis dés étrangers.. Son action est moins sensible dans les pays dits héréditaires^ qui furent le berceau de cet empire. Mais partout elle est peu délicate dans les moyens, et son exercice entraîne de grands frais.
En Russie , la haute police n'est que rexercice d'un pouvoir sans frein et sans contrôle. Le caprice du maître est la loi suprême. La soumissîpn est forcée pour tout ce qui vit dans IVnceinte des frontières russes.
C'est là du despotisme pur ; mais ce n'est pas de la haute police. Il n'en existe pas sur ce vaste territoire : aussi le trône est-il souvent ensanglanté par des complots^ de palais. Avec un tel système, les dépenses de ce service ne sont point très-élevées j quant à son mouvement dans Tintérieur de l'empire ; mais , en échange, la surveillance ei la corruption que le cabinet de Pétersboui^ exerce dans les pays étrangers lui coûtent annuellenieni des sommes énormes. On a souvent dît , dans les journaux de la chrétienté, que les sommes payées au trésor du tzar par le lise otttoman étaient em-
DE POLICE GÉNÉRALE. m
i*f<»yées dans ro bul immoral, mais ulile aux vues <ic.> ce prince.
En France, où plusieurs directions patentes ou oecîulies de police se maaifestent par les plus rêve^ liants excès, il n'y a pourtant pas de haute police, dans le sens qui serait convenable à ce pays ^i m -^enommé par sa civilisation .
en est surtout depuis la révolution dite de juillet ^1»^ les excès de ce service soni devenus intolé- ""s^^fti^les. Il fut livré , immédiatement après le mou- ^'^ r:i[ient populaire qui renversa la branche aînée J^ la famille régnante , à un jeune favori a Fin- ('^.B-^acité duquel on l'a enlevé plusieurs fois. Une ^^^^ugle prédilection le ramène sans cesse à ce P^ a^le de confian<;e, et toujours de nouvelles er- ^ *^»rs y signalent son passage.
^I]omment en serait-il autrement ? Étranger aux
P'^^^mières notions de la science gouvernementale,
P^^^-:i initié aux égards qui sont dus à une nation
^'^^^^ceptible au dernier point , il n'a eu pour pré-
^^ 'K^teur, dans ces délicates fonctions, qu'un misé-
*^-^^le, élevé et préposé sous les gouvernements
P'^^^édents à la surveillance et à la recherche des
"^^^faiteurs et des repris de justice. Ce sont les
P^^^ ncipes hideux de cette basse police , que le pré-
^ ^iuptueux courtisan, fort seulement de son favori-
^*^^^ne, a appliqués à toutes les classes de la société.
%je régime, bon autrefois par une application
^ï^^iale aux crimes vulgaires, est devenu insuffî-