i4 PLAN DE DÉFENSE DE CONSTANTINOPLE
Viendront ei^ aide aux élémenls de force dont la Providence a doté ses états, autant' dans leur intérêt que dans celui de la chrétienté et de la civilisation.
HOTE DE L^AUTEVR*
La Turquie , dans son état actuel , n'est pas ce qu'on la croyait à l'époque où les deux Mémoires précédents ont été rédigés par ordre de son gouvernement.
t^si
Requête en faveur det grandef mouttaehet.
La leçon des faits ne doit jamais être perdue pour les gouvemenients.
Il est de principe rigoureux que tout gouvernement qui compte un parti ennemi parmi ses administrés 9 ne doit jamais laisser à ce parti un signe auquel les mécontents puissent se rallier. Dès que ce signe est notoirement connu, l'autorité doit le prohiber pour en priver ses adversaires, et même se lapproprier, si elle entrevoit la possibilité d'en tirer quelque avantage.
Les princes de la branche aînée des Bourbons firent une cruelle expérience de l'oubli de ce principe. Pour l'avoir méconnu , ils perdirent uni?
43f. HEQl fcTK EN FAVEUU
l^roniièie fois lu couronne eu 1815, et, en 1830^ ils ibrenl définilivenienl expulsés du trône de France, (U ee fut encore le mépris de ce principe qui hâta leur catastrophe.
Louis XVI il, ramené à Paris en 1814 par les étrangers, et conseillé ]>ar des amis équivoques, refusa d'adopter la cocarde tricolore, sous laquelle les Français avaient acquis tant de renom. Napoléon^ sortant de Tile d'Elbe^ se saisit avec adresse de cet emblème si cher à la France , et il vit , à son approche , toutes les villes lui ouvrir leurs portes.
Son retour étant annoncé à ses partisans pour le printemps , époque où la violette brille de son doux éclat , chacun d'eux s'empressa de se parer de cette fleur , et l'on put se reconnaître et s'entendre, en dépit de la police inquisitoriale des Uourbons.
A sa renti'ée après les cent-joui's , Louis XVIll, prince égoïste et de mauvaise foi , mais trèséclairé, averti par sa double faute, voulut au moins remédiera celle relativement à laquelle il conseil vait son libre arbitre.
Au [)rintemps suivant , il fit rassembler tout ce qu*on put trouver de violettes dans Paris, et les distribua lui-même à ses courtisans, en disant avec beaucoup de grâce et d'à-propos : « J'amnistie « celte Heur coupable ot je l'adopte. » Par ce moyen , il priva ses adversaires d'un emblème
DES GKANUKS MOUSTACHES. h:X7
^ous lequel ils avaient triomphé une première fois.
Dans Constaniinople les grandes moustaches
sont proscrites. On les regarde comme chères aux
anciens janissaires et à tout ce qui tient à leur
parti.
Cette opinion donne à cet ornement naturel une importance qu'il convient de détruire. Laisser subsister la prohibition, c'est maintenir celte îm- P^**tance. C'est dire aux agitateurs : Vous avez là ^*^ signe de ralliement tout trouvé , vous pouvez ^ous en parer pour vous reconnaître dès que vos f^**ojets de révolte seront mûris.
ï^ourquoi laisser subsister ce motifd'inquiétude?
^^Urquoi fournir aux factieux une arme aussi in-
'^îve ? Pourquoi ne pas s'en saisir soi-même, pou»*
^ vendre aussi utile à la tranquillité publique
Hu elle peut contribuer à la troubler î
l-e moyen d'obtenir ce revirement est simple.
^^^ Sa Hautesse déclare qu'elle concède à sa
^^r<ie^ comme une faveur distinguée , le droit de
^•sser pousser les moustaches dans toute leur
' ^ndue ; que la même faveur soit accordée aux
^^pagniesd'élile qu'on se propose de créer dans
^^ corps.
Qu'elle soit enfin étendue aux hommes des coni- ^^^Rnies du centre qui oni une conduite irréprochable, après deux, trois ou quatre ans de service. On voit tout de suite les avantages de semblables