A L USAGE DU PUBLIC
menti que de b paille et de l'orge ; maître et che- ¥al doivent se pourvoir aillenr^y pour lout autre besoin.
Let^royageur veut-il boire ^ il faut qu'il achète one cmchei et traite avec un socca {porteur d'eau). A^-t-il froid , il doit se procurer unnuingal {bn*sier) et du charbon. Yeut-il manger ^ H y a^ dans le» environs^ des boulangers, épiciero^ rôUssem^s, cbes lesi)uels il péitl s'approvisiodner . ' > > Cet homme'' se roet^il^en mouvement pour ses aifoires,' il ne trouve d'asile «t de baltes pendant ses courses, que dans les cafés; car les maisons particfttlières «ont clôseift; et rarement les:bouti^* ques sont assez spacieuses pour que deux per-i sonnes puissent s'y asseoir; * ; i ; .
• Si 4a i^m lesiirprend en route, il ne trotive pas fitosif^ydans un même lœal^ les objélsnéoessaûnes à laïf ' eomfpositiQn d'un repas ;i * quelque modette qn^ttwle suppose; itâchèlei^a du pain chesi lebout tangev^ dd frorriagie chez unéptoier^ des firuils ii rérontaire d'une revendeuse;! et ,^ chargé de toud ces objets, il entrera chez un rfttisi^ur^ ôùoii lui feôpnlra du kébab (viande gt4iiée), dusel^ et de i-ea% sans nappe, couvert, ni couteau ; après ce repas, il se rabattra sur un café, unique et indispensable ressource pour le Musulman hors de son domicile.
L'étranger a*t-il.hâte de faire ses alfaires, il |yrendra au coin de la rue un cheval que précédera
^TTD LES ÉTABLISSEMENTS
à pied l'homme qui en a la gaitle. Mille embarras naturels, sans parler de ceux que peul faire nattre ia mauvaise volonté du guide , peuvent contrarier sa marche ; et si, dans son trajet, il rencontre rine puissance du jour, il devra mettre pied à terre, et attendre, dans l'attitude la plus respectueuse, que le personnage soit passé.
S'il se trouve engagé dans ime querelle, si un procès, une maladie surviennent, le malheureux étranger ne rencontre aucune des assistances qu'A trouverait en Europe. Dans le premier cas, on M donne tort ; dans le second , il manque de prêtée* tion ; dans le troisième , il est livré sans défense a Tempirisme.
H n'y a qu'un correctif à tous ces inconvénienla, et à mille autres qu'il serait trop long de détailler: c'est que les Turcs ont peu de besoins , qu'ils' sont sobres et durs pour eux-mêmes, patients , endu* rants , discrets et prudents. Grâce à ces qualités innées, ils supportent, avec plus de facilité que ne le feraient les peuples civilisés , les tribulatious inséparables de leur pays.
On trouve cependant en Turquie deux établîs^ semenls de grande utilité pour le public. L'un, ce sont les cabinets secrets qui existent dans le pour* lour el dans la cour de chaque mosquée; l'autre, les bains , ouverls jour el nuit à tout venant. Les pi*emiers sont gratis, les seconds peu coûteux.
Les détails qui précèdent, el que nous pourrions
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Qtiant à nous, plus nous avan^^ns dans m^ récits, qui, bien que sincères, sont loin i'0|uMidant d*ètre complets, moins nous conirvons qu il puisse dériver de la situalion où nous voyons la Timpiie , une réforme qui ramène à un régime