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quels il a surpris et battu des caxxUiers arabes. »
A ce compte, les hosûlilés seraient commencées. Cela pouvait-il être arrivé à l'iiisu des gouvernenienis? El quelque uial informés qu'on les suppose, ue le seraient- ils pas aussi bien que ces corres))ondants douteux j si précis dans leurs détails y eux qui vous donnent des noms de lieux inconnus, et vous redisent la force et les pertes des combattants , comme si le rapport des cliefs leur était adressé directement ?
11 est bien possible qu'Hafiiz-Pacfaa ait occupé quelques villages, situés entre les lignes des deux années ; et même cet acte pouvait avoir lieu, sans entraîner nécessairement la rupture du statu quo; car les limites des possessions respectives n'ayant jamais été déterminées, les lieux envahis peuvent se trouver dans une sorte de territoire neutre.
Mais que le général turc ait armé les habitants, c'est ce que nous ne saunons admettre. Depuis longtemps Ibrahim fait des levées en Syrie; est-il vraisemblable qu'il n'eût point enrôlé des hommes placés sur son front , que l'ennemi pouvait prendre et ralliera lui? Et ces hommes seraient-ils restés tranquillement , entre les deux armées , à voir laquelle des deux les forcerait à marcher sous ses drapeaux? Ce n'est pas naturel, depuis surtout que de si petites dislances (cinq à six lieues) sépareiu les combattants.
« I^s Turcs ont surpris et défail wie cinquan-
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laitœ de cavaliers arabes. » Cest invraisemblable. On surprend les Turcs , qui ne savent pas se garder; on ne le peut faire des Arabes, qui dorment, on peut le dire, les. yeux ouverts.
Non , vous ne parviendrez pas à nous faire (Toire aux talents d'Hafiiz - Pacha , si exaltés par certaines relations, contredites par d'autres et souvent dans la même feuille. Nous avons vu et étudie Tarmée turque dans ses meilleures armes, et nous connaissons celle de Méheumiet d'après les officiers qui l'ont formée, et qui, bien que mé- (^onlents d'avoir été renvoyés de son service, établissaient un parallèle qui n'était pas à l'avantage des Turcs.
Ibrahim est guerrier ; il n'est connu que par des succès. Il est docile aux enseignements de l'expérience, et il a eu le temps de se préparer. Il ne peut avoir été devancé par Haffiz , si ce n'est peut-être dans quelques escarmouches, retenu qu'il esl par les instructions du vice -roi. Son adversaire n'est connu que par les rêveries de quelques obligeants biographes, ou salariés, ou aspirant à l'être.
c On fait sortir cette flotte musulmane, chargée c< de dix mille hommes, qui doivent aller rejoindre « l'armée de Syrie , et déterminer ses succès. « Déjà on la place à Mételin. »
D'abord cette flotte est, suivant Tusage , prè'e à appanMilor depuis la lin d'avril. Mettez qu'on
fmH retéunée de qoeliiBei moë». cdi ■' fuenle sa forre que snr le fOfMier. Sa sarde est <lép no peu tardif^ : car ré(|aiiioxe de sepieaifare ne pbisaole pas dans TArcfaipel.
QvuHqms taisteamjc omt . ifil-OB . débomeké da Ikardamellet. et gagné Méùelim. Sak-oo œqoe c'est qœ ce pas de géant sor leqnel on s'exiaâîe? Sopposez uiie armée, rassemblée dans P^uis poor attaquer la Hollande . et qui aorait poussé ses avantfiOfttes a Sèvres et a Saint-Oood. il ne faut qae qtieiqties heures [loar gagner des IfcmAanelles le inoailk^^e de Mételin.
(Hi ira-t-elle. si elle ose affronter l'escadre «égyptienne, pour se mettre en rapport aTec Uaffiz^acba ? Les ports de la Syrie lui sont fermés. Oux de (^ramanie ne sont pas propres a la recevoir: et cf qu'elle y mettrait h terre y serait à iioiiil>re de journf^ de ce pacha, et ne reirouverait pas de rouie f>our aller la rejoindre.
Qu'on nous dis^*. en outre, où l'on attrait pris res dix mille hommes, placés si à pro|K>s sur son hord. Depuis trois ans. chaque courrier notis apl^reml que, jour par jour, on expédie pour Tarmée (Ju Taurus lout ce qu'on trouve d*hoiniues dis(>oniblf^ à Constantinople et à Scutari. Il faut irailleurs que la disette de soldats soit grande sur ces points, caries dernières nouvelles annoncent que trois mille hommes, tirés de Salonique , sont fn inarche f>our la capitale. On n'aura pas dégarni,
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sans dos l)esoins bien pressants, l'Albanie, la Bosnie et la Macédoine.
Toutes ces assertions des correspondances privées sont plus que des chimères ; ce sont d'insignes mensonges. Il y aurait plus que de la bonhomie, il y aurait duporie à leur donner une ombre d'attention.
Le sultan a envoyé à Hafïiz-Pacha tout ce dont il a pu disposer, sans parvenir h lui composer un)^ force respectable. Il croit peut-être le contraire; mais son illusion n'est pas partagée , même [>ar ceux qui rapprochent. Que la guerre commence , et l'on verra le néant de toutes ces rodomontades, dont on berce les gens crédules.
Est-il, par exemple, rien de plus choquant «que « ce bruit qui fait sortir F escadre russe, et vient la « placer en croisière en dehors des châteaux du « Bosphore de Thrace ? »
Mais sait-on ce que c'est qu'une croisière dans ces parages, où une seule bordée vous porte sur la terre, dont d'épais nuages vous dérobent souvent la vue? On ne sort d'un port de la mer Noire, que pour gagner un autre port où Ton soit assuré de trouver un refuge contre des tempêtes inopinées. Le trajet des côtes russes au canal de Constantinople est si court , qu'il n'y a nul avantage à s'y porter , uniquement pour en être plus près.
Admettons cependant que, malgré ces considé-
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ralioiis, uue escadre du tzar soil où ou b place. Quelques heures lui suffisent poar irenir monîUer devant le sërail. Alors il y aurait accord entre les cabinets de Londres et de Paris, pour favoriser les projets du tzar; en ce cas, ces cabinets sont en flagrant délit de trahison vis-à-vis de leurs nations respectives. La raison et le moindre bon sens repoussent ces pensées.
Soyez sûrs que les forces russes n'appareilleront <|ue pour venir d'ime seule b(Mxlée accomplir les immuables destinées de Tempire des sultans.
Croyez y avec la même confiance, que la flotte du sultan ne sortira pas de TArchipel , et qu'elle ne porte poijit dix mille honunes, ni même un corps plus faible.
Enfin, pénétrez-vous bien de l'opinion, qu'Haffiz-Pacha sera ramené en deçà du Taurus , s'il affronle sérieusement son aJvei-saire.
Deux dénouements se présentent seuls dans la <|uestion orientale, au ix>int où elle est parvenue. Une coalition puissante fera reconnaître rimlépendance de Méhemmet-Ali, et maintien Jra le sultan eh garantie réelle de ce qu'il possède encore: ou bien nous aurons le spectacle d'un empire s éparpillant dans les mains de ses voisins^ chacun s'évertuant à rendre sa pai't la meilleure possible.
Il y a nécessité à ce qu'un de ces deux faits se réalise plus tôt ou plus tard. Les cabinets de l'Euro|>e peuvent diriger Taccomplissement du pre-