I. La Validé Sultane est la mère du Sultan. Si elle est dé
Harem, aux princes étrangers de passage à Constanlinople, le plus souvent les hôtes du Sultan et aux ambassadeurs.
La troisième, la plus importante, surchargée d'arabesques et de fines dentelles de marbres divers, aux couleurs vives et dorées, est nommée Saltanate Ktipoiissou, ou porte des cérémonies.
Elle ne s'ouvre que pour laisser passer le Sultan, exclusivement.
C'est également par la première porte, Coltouk-Kapou, que passent les visiteurs, les personnes mandées au Palais, les fournisseurs et les ouvriers.
Le Palais ou Sérail d'Abdul-Hamid se compose de trois enceintes ou parties distinctes :
Dans la première enceinte se trouvent les départements des ambassadeurs, des chambellans, des secrétaires, des pachas, etc.
Cette enceinte, ou première partie, se trouve immédiatement après le premier mur extérieur.
Au delà existe un second mur d'une hau-
cédée avant l'avènement de son fils, c'est la nourrice qui porte ce titre. C'est ce qui existe en ce moment.
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leur lie lunif à dix mètres et de plus de qiialre d'épaisseur.
Ce mur est cfralemeiit perce de plusieurs portes, la plus importante est celle qui communique avec la porte de Coltouk-Kapou.
Derrière ce second mur, un véritable rempart, existent des jardins anglais, des étangs, des arbres nombreux, des allées qui s'entrecroisent en tous sens, les kiosques et corps de garde du Sérail.
Plus loin, à une assez grande distance, on rencontre la troisième muraille, muraille encore plus haute et |)lus épaisse que les précédentes. C'est cette fortification, qui cache aux yeux des mortels l'habitation proprement dite du souverain et de son harem. C'est dans cette immense enceinte, enceinte qui englobe tout le parc intérieur d'Yeldiz* que se trouvent, disséminés pittoresquement, les kiosques et les chalets, dont l'ensemble constitue le Pulais proprement dit.
Toutes ces constructions en marbres et en
\. Cet admirable parc a près de 120 hectares du sud au nord et de l'ouest à l'est. Le palais de Tchéragan, qui en est la base bosphoréenne. a i ,250 mètres de façade.
pierres diverses, érigées par le caprice du maître, suivant son bon plaisir, ont coûté des sommes énormes. Pour obéir à ses volontés, on a remué tout ce vaste parc; on y a creusé un grand lac, alimenté par les eaux de Dercos, sur lequel Abdul-Hamid se livre au plaisir du canotage, tantôt dans une élégante barque, en bois des îles et en acajou, tantôt dans une mouche^ des plus coquettes, dont la force motrice est fournie par l'électricité; on y a porté, à grands frais, des arbres aux essences les plus rares ; des pierres, précieuses par la beauté de leur grain; des animaux, des oiseaux variés et on a construit, pour ces derniers, d'élégants chenils, de belles et riches volières.
Partout, des travaux énormes: travaux achevés, travaux en voie d'exécution, travaux à peine commencés et... travaux projetés.
Que d'or jeté dans cet Yeldiz, dont l'extérieur paraît si modeste!
Pour compléter les charmes de cette véritable ville des Mille et une Nuits, ville en mi-
1. Cette mouche a été construite en Angleterre, sous les ordres de l'amiral feu Hobar parlia, peu de mois avant sa mort.