I.K P\I. \IS I» vri.Kl/, KTSi:s KNN NIONS
niatiiiv. il e«>t vrai, on vieiil il'v coii^triiirL' un observatoire aslronoiniqiie ' el une salle de spectacle.
Ce bâtiment, inaii|::nré il y a six ou sept mois, est des plus curieux.
C'est un carré long, adossé à la troisième enceinte et faisant tacc à la deuxième. Le sultan y peut entrer par un vestibule, en communication directe avec le Harem.
Sa loge est au fond de la salle, dans une unique galerie; en bas, à la place où se trouvent ordinairement les fauteuils d'orchestre, les stalles et le parterre, un immense tapis et... le vide; à droite et à gauche de la grande loge impériale, deux loges grillées, encore plus grandes, pour le llarem et les invités de ces dames. Quant à l'orchestre, il se trouve... devinez où? Non! ne cherchez pas, car vous ne trouverez jamais... Il est placé au-dessus du fauteuil du souverain ! !
I. Cet observatoire est sous la direction de Yillttstie astronome Coumbary effendi. — Est-ce bien astronome qu'il faut dire? — Cet .\rménien, si connu de tout Pcra, est un remarquable décrocheur d'étoiie>:... féminines; quant à celles qui brillent dans le firmament, j'ignore s'il les cultive aussi sérieusement. Un excellent et charmant homme, au demeurant.
La scène est assez grande et suffisamment machinée. La décoration générale est d'or sur fond rouge. La forme de la salle est un long carré légèrement arrondi dans ses angles.
Pour comprendre cette étrange disposition du théâtre impérial, il est nécessaire de savoir que nul, pour aussi puissant qu'il puisse être, ne peut tourner le dos au chef des croyants. Entre son auguste personne et les acteurs, il ne peut donc se trouver àme qui vive.
Les invités : ambassadeurs, ministres, favoris dujour, étrangers, influents par la fortune, se tiennent dans la loge de Sa Majesté, à côté et derrière, sur un plan un peu reculé.
Les acteurs, surtout ceux qui sont attachés au Palais, saluent en entrant en scène et se retirent à reculons, en saluant de nouveau à la turque.
Au fond du parc, près du Haremlik, sur les hauteurs d'Ortakeuy, à l'opposé par conséquent des portes qui font face à Béchiktache, se trouve un kiosque qui domine, tout caché qu'il paraisse du dehors, les casernes situées sur la route d'Yeldiz à Ortakeuy et Tchéragan.
C'est de ce kiosque appelé TcJuidêre-Kiosque