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CHAPITRE III

Pendant la grève.

Défense de travailler. — La grève, épisode de la gueri-e sociale.

— Meaaces. — Les limonadiers. — Les terrassiers. — A Amiens.

— Les cochers. — La grève des verriers en Belgique. — La grève de Homestead. — Autres grèves aux Etats-Unis. — La grève de DecazeviUe. — Assassinat de M. Watrin. — Camiaux.

— M. Humblot. — L'explosion de la rue des Bons-Enfants.

La grève est déclarée pour des motifs aussi solides que ceux que nous venons d'énumérer. Du moment que le gréviste a quitté son chantier, son atelier, son usine ou sa mine, il n'admet pas qu'un camarade puisse y aller.

C'est en vain qu'on essaiera de lui prouver que le principe de la liberté de l'homme, c'est de faire ou de ne pas faire ; et qu'il se rend coupable d'une monstrueuse tyrannie, en exigeantqu'un travailleur renonce à vivre de son travail.

La grande majorité des grévistes, sinon l'unanimité, répond : — Du moment que je ne veux pas tra-

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vailler, je défends à quiconque de travailler. S'il résiste, tant pis. On tapera.

Dans ces conditions, la grève n'est pas, pour le gréviste, un moyen économique d'agir sur la loi de l'offre et de la demande ; c'est un instrument d'oppression et un épisode de la guerre sociale.

Alors il a recours à la violence. Partout, on voit des groupes se former, accabler d'insultes et d'outrages les camarades qui ne veulent pas s'associer à la grève. A Anzin (1884), on ne se contente pas des menaces; on dévaste les jardins des ouvriers non grévistes. Deux mille grévistes se portent à la fosse du Renard pour empêcher de remonter ceux qui ont travaillé .

A Montceau-les-Mines au mois d'août 1882, les collectivistes révolutionnaires écrivent des lettres sur papier blanc avec de l'encre rouge ainsi libellées :

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