PNEUS
du pouvoir antitoxique par les injections successives. Les travaux de M. Zœller devaient lui montrer que
l'intervalle optimum entre la première et la deuxième
piqûre était de quinze jours.
Deux piqüres ne sont pas suffisantes, M. Roubinovitch l'a montré. Sur 83 sujets à Schick positif vaccinés par 0 cmc. 5 d’anatoxine, trente jours après, 37 % d’entre eux ont un Schick négatif. On revaccine les autres avec 4 centimètre cube d’anatoxine. Au bout de vingt jours le chiffre global des Schick négatifs a passé à 81 %. On revaccine de la même façon le restant et on attend vingt jours : un seul sujet, un hyperreceptif, garde encore son Schick positif.
IL faut doncfaire trois piqüres, la troisième huit jours après la seconde environ.
On n'observera jamais de réactions marquées. Cellesci qui atteignent exceptionnellement 39 degrés ne peuvent se produire si l’on élimine par l'anatoxi-réaction les sujets trop sensibles aux protéines diphtériques et qui présentent une rougeur et un œdème plus large qu’une pièce de 5 francs. On pourra aussi éliminer les sujets trop tarés, quoique, probablement, la vaccination soit inoffensive pour eux.
Les résultats éloignés de la vaccination doivent être envisagés à un triple point de vue :
L’antitoxine du sérum ne tarde pas à tomber, après un an, à un chiffre très bas (Darré).
La réaction de Schick redevient assez souvent positive (1 sur 7, Zœæller).
La réactivité acquise est intacte, et une seule injection de 0 cm. 5 d’anatoxine suffit pour rebâtir en moins de huit jours l’appareil de défense au complet.
G. Muffang 3