‹ La Vaccination Antityphique dans l'Armée NavaleChapitre 8 sur 10 · A ES · texte numérisé non relu

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Sur le « Dupleix », plus de 300 hommes furent vaccinés par moitié, suivant les deux procédés.

La première série à quatre injections à donné 43 °/, de réactions locales légères, nécessitant un court repos ; les réactions générales ont été de 29 L, avec indisponibilité de vingt-quatre heures à trente-six heures ; 1/8 a été d’intensité moyenne ou forte; dans un cas la température est montée jusqu'à 40° et tous les symptômes ont été très accusés ; cet homme n’a du Fste plus présenté de réaction

aux autres injections.

La deuxième série à trois injections, a donné 54 °/, de

réactions locales très légères et 23 °/, de réactions générales dont 1/10 d’intensité moyenne.

Le médecin de ce croiseur fait remarquer que malgré les fatigues répétées auxquelles les hommes ont été soumis depuis longtemps, ils ont accepté la vaccination d’une façon remarquable.

À bord du « Jurien de la Gravière », les résultats ont été bien meilleurs ; sur 450 hommes, une grande partie a été vaccinée par la méthode classique de quatre piqûres et une petite, par trois injections. |

La première partie a eu des réactions locales et générales insignifiantes, sauf dans deux cas.

La proportion a été de 11 °/, sur la plupart des autres croiseurs, leur situation n'étant pas aussi favorable. Il a fallu attendre, interrompre et reprendre la vaccination en profitant des périodes d’accalmies.

Sur le « Guichen » sur 197 hommes d'équipage à vac-

ciner, après un examen attentif on n’a pu trouver que 83 hommes pouvant supporter la vaccination. L’invalidité

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a été de 20 °/, et quatre cas ont entrainé l’hospitalisation. Le médecin-major a arrêté la vaccination à la troisième piqûre (1/4 cc., 1/2 cc., 3/4 cc.).

Sur le « Latouche-Tréville », l'équipage étant extrêmement surmené, après de longues hésitations, on a appliqué la méthode à quatre piqûres, qui a donné 27 °/, d’invalidations.

4 Cutrassés de ® ligne (Escadre des Dardanelles). — Il y à plus d’invalidations et de durée plus longue. La température dans certains cas a atteint 39°3 ; 20 °/, des vaccinés ont dù être exemptés de service pendant deux à trois jours. Dans 30 °/, des cas le malaise a été moins fort, quoique s'accompagnant de céphalée.

Chez 6 hommes, la vaccination a dû être interrompue avant la 2° ou 3° injection, pour cause de grippe, d’ictère ou d’embarras gastrique fébrile.

Sur le « Gaulois » il y a eu des accidents plus graves, mais après examen sérieux, le vaccin Chantemesse n’a pas pu être mis en cause. PS

On pourrait expliquer ces réactions plus nombreuses et plus intenses par une réceptivité plus forte de l'équipage due au climat et à l'alimentation plus défectueuse.

5° Petites unités. — Sur trois mouilleurs de mines, malgré la fatigue des hommes, la vaccination s’est passée dans des conditions satisfaisantes.

La proportion des disponibilités a été environ de 18 °/.. Un seul homme a réagi après chacune des 4 piqûres.

Sur les pétroliers le pourcentage de réaction a été de 8 à 11 °/.. Sur les torpilleurs, les réactions ont varié de

3 à 28 °/,, avec une moyenne de 12 à 13 °/,. Les rensei-

gnements complémentaires concernant 4.553 vaccinations sont très satisfaisants. La vaccination à 3 ‘injections a été très avantageuse, donnant 6 */, d'invalidations et 2 complications dont : 1° l'injection a été faite par mégarde dans une veine. L'homme a été pris de vomissements, de malaise, de fièvre, se maintenant aux environs de 39° ; 2° À la 4° piqûre, l'homme qui a très bien supporté les 3 premières piqüres, ayant copieusement diné avant la 4°, a été pris, un quart d'heure après celle-là, de maux de tête, vertiges, vomissements, tendance syncopale et dyspnée, avec une température. allant à 41° 3. L'invalidation a duré 8 jours. Toutes ces 20.000 vaccinations, pratiquées en 1915 sur une centaine de bâtiments, on n’a signalé que 19 complications immédiates et 13 tardives.

Des 19 complications immédiates, 6 ont nécessité l’hospitalisation, dont 5 avec le diagnostic de fièvre typhoïde. Mais le diagnostic n’a pas été confirmé pour tous. Les autres complications ont été : 3 bronchites avec congestion des sommets; 3 angines; 1 ictère catarrhal; 1 cas palustre; 1 crise passagère de tachycardie; 2 crises nerveuses ; { accident anaphylactique sans gravité.

Sur les 13 complications tardives, 6 ont été hospitalisés et rapatriés. 1 cas de fièvre typhoïde n’a pas été confirmé; 7 cas d’embarras gastrique fébrile sans gravité ; 2ictères ; {bronchite des sommets ; 1 cas de pyélo-néphrite ; un cas de mort a été signalé chez un homme atteint d'angine, ayant reçu sa 1" injection 6 jours avant. Par conséquent le vaccin ne peut pas être incriminé.

Nous pouvons donc constater que, malgré les conditions

parfois très mauvaises, dans lesquelles ont été pratiquées

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les vaccinations en 1915, les résultats ont été très satisfaisants.

Voyons maintenant ce qu'a été la vaccination en 1916. Nous allons examiner les rapports des différents bâtiments, survenus au Ministère de la Marine :

Sur Le torpilleur d’escadre « Dehorter », exclusion faite de tous ceux qui ont été vaccinés auparavant ou qui ont présenté des accidents fébriles au cours de la vaccination et qui n’ont pas pu continuer, on a vacciné 25 hommes, toujours avec le vaccin Chantemesse, par la méthode de 4 injections. Aucune réaction fébrile n'a été observée.

Croiseur cuirassé, « Jeanne d’Arc ». — Du 11 août au 8 septembre 1916, on a vacciné 21 hommes, dont 18 ont reçu la dose totale.

Un homme a reçu 3 injections, ayant été embarqué après la 3°; 2 n’ont reçu que 2 injections, l’un des deux ayant présenté une réaction générale assez violente et l’autre ne s'étant pas présenté à la séance de vaccination.

Les réactions locales et générales ont été insignifiantes, n'empêchant pas les hommes de continuer leur travail. Un seul homme, cité plus haut, a présenté pendant 2 jours, après la 2° piqûre, une température allant jusqu'à 39° 3 avec céphalalgie intense, courbature et prostration. Son état a nécessité une exemption de service pendant quelques jours et les injections ont été arrêtées.

Sur le croiseur cuirassé « Pothuau ». — Le chiffre total des hommes vaccinés à été de 330. Les réactions, d’une façon générale, ont été des plus minimes.

Le croiseur Cuirassé « Dupleix ». — Du 27 mai au

8 août 1916, 377 hommes ont été vaccinés. Les réactions

ont été insignifiantes : 21 hommes ont eu de l’endolorissement de l'épaule ;: 27 ont eu de la fièvre, allant de 38° à 39, durant la nüit et Le jour suivant; 2 ont présenté un érythème momentané au tierssupérieur dubras gauche ; 3 ont eu de l’entérite dysentériforme qu'ils n'ont jamais éu auparavant.

Lé cuirassé « Charlemagne ». — Du 15 avril au 5 mai 9 hommes ont été vaccinés, par la méthode de 3 injections

8 hommes ont eu après l’une quelconque des injections une température, ne dépassant pas 35° 5. Localement, tous ont présenté de la ROUE CR: Le d’exemption de plus de vingt- quatre heures.

Le cuirassé « Bretagne ». — Du 7 aù 25 septembre on a vacciné 15 hommes par là méthode de 4 piqûres, à huit jours d'intervalle. Aucune réaction locale n’a été constatée. 2 cas de courbature fébrile, avec 37° 6 ont nécessité un repos d’un seul jour.

Le cuirassé « Lorraine ». — Le nombre de vaccination a été de 206. On a observé 36 réactions générales ; 20 réactions locales et 1 syncope. Le pourcentage dé réaction a été de 17, 9°/.. |

Le mouilleur des mines « La Hire ». — Sur 72 vaccinés par le procédé de 4 injections on n'a constaté aucun incident immédiat où médiat.

Le torpilleur d'escadre « Cimeterre ». — Du 1” au 14 avril on a Vacciné 68 hommes, par la méthode dé 3 injections. Il n’y à eu que 8 réactions fébriles à la suite de l’une des piqûres, avec évolution de température et

céphalée, sans autre manifestation générale ou locale.

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Sous-marins. — Sur 156 hommes des équipages de sous-marins, il y a eu 19 réactions après l’une quelconque des injections, réactions plus ou moins violentes avec fièvre, céphalée, courbature et embarras gastrique, durant deux à trois jours.

Croiseur d'« Herville ».— On a vaccinné 90 hommes. La réaction a souvent été très vive, se manifestant quatre heures environ après la piqûre, par de la céphalée, avec malaise général, courbature, insomnie, avec une température allant jusqu’à 38°. Chez un homme, la réaction s’est accompagnée de nausées avec vomissements et une température de 38° 8. Cet homme a présenté une réaction assez forte après chacune des injections.

Presque tous les hommes ont eu de la douleur au niveau de la piqûre, et souvent un engorgement ganglionnaire. Toutes ces réactions n’ont pas dévié plus de vingt-quatre heures.

En règle générale, toutes les réactions locales fortes, s'accompagnaièent d’une réaction générale faible ét lPinverse.

Un homme a été éliminé de la vaccination à cause d’une réaction trop forte, Sa température atteignant 39°

Sur le croiseur « Chateaurenault » on à pratiqué au mois de décembre, 2 vaccinations, dont une a dû être arrêtée à la 2° injection Phorame présentant après cette injection une réaction fébrile, durant six jours, avec symptômés d’embarras gastrique.

Le 2° homme à éu trois piqûres, sauf réaction.

Sur le croiseur auxiliaire « Champagne » 20 hommes

of été vaccinés par là méthode de quatre\injections, sans

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incident grave. Les seules réactions qui se sont produites sont survenues après la piqûre, faite en mer, l’équipage étant très surmené.

Vaisseau-école « Armorique ». — Du 3 février au 26 mars 1916, 424 mousses ont été vaccinés, avec le 3/4 de la dose de l'adulte, sans aucun incident sérieux.

* Pour la grande majorité des cas, un repos absolu de vingt-quatre heures et autant de repos relatif ont suffi.

26 mousses se sont reposés à l’infirmerie pendant trois ou quatre jours. |

Aucune réaction fébrile violente ne s'est produite, aucun abcès n’a été observé.

Navire-hépual « Canada ». — On a pratiqué 116 vaccinations par la méthode de trois injections à huit jours d'intervalle. Pour la commodité du service, les hommes à vacciner ont été divisés en quatre séries, de façon à exempter de service la série vaccinée. On n’a pas observé la réaction locale, 15 hommes ont présenté le lendemain de l’une quelconque des injections, une température supérieure à 38° et ont été exemptés vingt-quatre heures supplémentaires. |

Un seul homme a présenté des symptômes généraux ‘ et de la fièvre aux environs de 39°, pendant trois Jours après sa première injection.

Il est à noter qu’il a eu un gros phlegmon deux mois auparavant.

Port de “Lorient. — Pendant\le 1” semestre 1916, 524 hommes ont été vaccinés; 2 hommes n’ont reçu que 2 injections et 2 autres n’en ont eu qu’une seule à

cause de réactions trop violentes. Les réactions chez les

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autres vacèinés ont été peu nombreuses et peu graves.

Pendant le 2° semestre de la même année, on a pra-. tiqué 957 vaccinations. ñ

Les réactions ont été peu nombreuses et très légères. Mais un matelot, au cours de sa vaccination (il a eu 2 piqûres, le 16 et 23 décembre) est rentré à l'hôpital pour fièvre typhoïde et y est mort le 30 décembre. Le diagnostic a été de Para B, contre laquelle le malade n’a pas été vacciné et de plus l’incubation a commencé avant la vaccination.

Pendant le 2° semestre 1914, le 1° dépôt des Équipages de la Flotte, à Cherbourg a vacciné 495 hommes ; avec 60 réactions légères, 84 moyennes, {11 fortes et 3 très fortes.

En 1917, 1918 et commencement de 1919, les équipages des bâtiments ayant tous où à peu près tous, subi la vaccination antityphoïdique, on la continue au dépôt sur les conscrits.

Ainsi le port de Lorient a vacciné le 1° semestre 1917, 2.870 hommes. Les réactions ont été peu nombreuses et sans gravité.

Le 2° semestre le même dépôt a fait 591 vaccinations. Les réactions ont encore été très légères.

En 1918 et commencement 1919, Lorient a pratiqué 3.318 vaccinations. Les réactions ont été très bénignes et consistaient en endolorissement de l'épaule et légère élévation thermique.

En outre, l'École des apprentis mécaniciens de Lorient a effectué 148 vaccinations. Comme réaction une grande partie des vaccinés a présenté de l’endolorissement de

Chantemesse 3

l'épaule, pendant vingt-quatre heures. Un seul homme a présenté une réaction fébrile, avec 38°, céphalée, courbature, nécessitant un repos de trois jours.

Le 1 dépôt à Cherbourg, a vacciné du 1° janvier au 1° juillet 1918, 2.869 hommes par la méthode de 3 piqûres et 110 hommes mo s robustes et restant plus long-

temps au dépôt par la du de LU Pas de réaction grave.

Ecole navale de Brest. — Deux hommes ayant eu leur | 4'e injection huit jours avant à Lorient, ont reçu les

\ 2 autres piqûres à Brest, sans aucun trouble.

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