‹ La Vaccination Antityphique dans l'Armée NavaleChapitre 7 sur 10 · LA · texte numérisé non relu

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A quatre injections : 1° 1/4 ec. ; 2° 1/2 ce. ; 3° 3/4 ce. ; 4° 1 cc.

Il a été modifié ainsi :

1° 1/2 cc. ; 2° 3/4 cc. ; 3° 1 cc. 1/4.

Plus tard avec le T. À. B., le nombre des injections a été réduit à deux.

On s’est souvent trouvé bien de cette réduction, ménageant la patience des hommes et gagnant du temps, mais dans certains cas, surtout quand les vaccinés se trouvaient en état de grand surmenage, les réactions générales ont : été assez nombreuses pour faire revenir au procédé classique ; on à changé de même l'endroit des ‘injections et au lieu de pratiquer la piqûre dans la région deltoïdienne gauche, on lui a substitué la région sus et sous-épineuse de la gouttière omo-vertébrale toujours à gauche.

Les piqûres ainsi pratiquées parurent être moins douloureuses et provoquer moins de réactions locales.

L'antipyrine recommandée à titre préventif fut supprimée sauf chez les hommes présentant un peu de température.

Les réactions locales furent absolument négligeables ; quant aux réactions générales, les seules qui aient provoqué des indisponibilités, elles furent le plus souvent fort bénignes, malgré parfois un cortège de symptômes bruyants. | Ë

Les plus robustes présentèrent les réactions les moins vives ; ces réactions paraissent être plus accentuées après la 2° injection. “age

En résumé, la vaccination a paru aussi inoffensive que la vaccination jennerienne et là où l'on rencontra quel-

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ques mécomptes, seuls la fatigue physique et le surmenage de l’équipage furent mis en cause.

Nous allons donner année par année et unité par unité, la statistique des vaccinations antityphoïdiques effectuées dans la Marine, pendant la durée de la guerre, chiffres fournis par l'autorité maritime. :

Chantemesse, dans la séance de l'Académie de médecine du 29 août 1916, communique les résultats de la vaccination antityphoïdique depuis le 1° août 1914 au 1°: avril 1916 ; nous reproduisons ici son tableau :

Fièvre typhoïde et para.

Non vaccinés Vaccinés complètement ou incomplètement Effectif environ de 60.000 : Effectif environ de 80.000 Cas Décès Cas Décès 525 y 136 10

Sur les 10 cas de décès survenus chez les vaccinés on compte 3 cas de Para B.

2 cas de fièvre typhoïde, survenue en cours de vaccination.

4 cas de fièvre typhoïde chez des personnes incomplètement vaccinées.

1 cas chez un homme vacciné complètement.

Donc, dans les 3 cas de Para B., les malades n'ont pas été vaccinés contre cette maladie ; dans 2 autres cas, la fièvre typhoïde était en incubation au cours de la vaccination ; dans 4 cas enfin, la vaccination était incomplète.

C'est donc un seul vacciné qui a succombé à la fièvre typhoïde, mais compliquée d’une infection à staphylo-

coque dont on à trouvé une culture pure dans les méninges.

Le ministre de la Marine, interrogé par le ministre de la Guerre sur les inconvénients de la vaccination, à répondu :

« Les accidents dus à la vaccination ont consisté uniquement en réactions locales minimes et passagères, ayant cédé rapidement à l'application d'un pansement humide et en réactions générales légères (37°5 à 38°5) ne durant pas plus de vingt-quatre heures ; nous n'avons pas eu de mort à déplorer ». ;

C'est surtout au commencement de 1915 que les demandes de vaccins augmentèrent dans des proportions cosidérables ; c’est ainsi que, du mois de juin au mois d’août 1915, l’armée navale a reçu une quantité approximative de 70.000 centimètres cubes de vaccin, quantité suffisante pour vacciner de 26 à 28.000 hommes. D’après le compterendu de l'état-major, il y a eu pendant cette période de temps, plus de 20.000 vaccinés (officiers, officier-mariniers, quartier-maîtres et marins) ; près de 3.000 appartiennent aux unités des Dardanelles.

Nous allons successivement examiner les différents groupes de bâtiments soumis à un régime plus ou moins actif.

1° Division spéciale de 1°° et ® escadre composée de 15 cuirassés, toute unité soumise au méme régime. Es On a procédé à 12.000 vaccinations.

Les réactions locales ont été nulles.

Quant aux réactions générales, elles ont varié suivant la méthode appliquée :la méthode classique à quatre piqûres

a donné en moyenne 4 °/, de réactions après la première

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de

et surtout après la 2° piqûre ; la méthode à trois piqûres, 12 °/, d’invalidations surtout après la 2° piqûre ; toutes ces réactions n'ont pas entrainé plus d’un seul jour d’indisponibilité. Les complications ont été très rares.

La méthode de vaccination à trois injections avec exemption de quart de nuit le soir de la vaccination a paru être mieux réalisable à bord des bâtiments dont l’équipage n’était pas surmené.

2° Divisions légères. — Sur les sept croiseurs de cette division, on à procédé à 4.006 vaccinations. Les équipages ne jouissant pas du même repos que ceux des cuirassés,

furent plus éprouvés par la vaccination.

Comme symptômes généraux, on a constaté de la céphalgie plus ou moins marquée, de la courbature, des nausées avec ou sans vomissements, parfois de la diarrhée. La température est montée à 38° et jusqu’à 39° 5. Comme la méthode employée était celle des trois piqüres, on pourrait imputer à cette dernière d’avoir donné plus de réactions que la méthode classique.

Les réactions générales ont atteint 38 °/,, les moyennes 17 °/, et les fortes 14 °/.. )

Par contre, sur un croiseur comprenant 300 hommes d'équipage ayant goûté un long repos avant de commencer la vaccination, le médecin n’a constaté aucun cas de réaction forte dans cet équipage.

3° Croiseurs indépendants.— Sur 12 croiseurs de moindre déplacement, constamment en croisière, on se décida bien lentement à commencer la vaccination sur des équi-

pages aussi surmenés,

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