VIRULENCE DES POUMONS MISE EN ÉVIDENCE DANS LA PEAU
P. Giroud (1938) (86) a montré que la sensibilité cutanée locale vis-à-vis d’un virus typhique est inversement proportionnelle à la receptivité générale de l'organisme. C'est ainsi que le lapin inoculé par voie intrapéritonéale à l’aide de vaginale de cobaye infecté d’un virus murin (souche Zinsser ou Tu P:r1) ne présente qu’1 ou 2 jours de fièvfe, alors que l'injection intradermique de 1/2.000 de vaginale produit un nodule net et la création d'anticorps immunisants. | |
Le cobaye, très sensible à l’inoculation intrapéritonéale, présente une vaginalite importante avec de très nombreuses Rickettsies, mais ses réactions cutanées sont plus faibles.
Le rat et la souris, animaux hypersensibles aux virus typhiques, ne présentent pas de réactions cutanées, même avec des doses nécrosantes pour la peau du lapin. Le lapin est donc l'animal de choix pour doser la virulence d'une souche pulmonaire. En outre, cette méthode permet d'utiliser un test plus nettement objectif et moins sujet à variations que les réactions fébriles du cobaye où du rat, animaux ordinairement utilisés pour rechercher la virulence d’un organe ou apprécier le degré de cette virulence. ke |
La réaction de la peau du lapin à l'injection intradermique de matériel virulent se présente de la
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façon suivante : au 2° jour après l’inoculation apparaît une plage d’érythème, suivie de l'apparition entre le 4° et le 6° jour d’un nodule de grosseur variable (d'un pois à une noix), nodule qui persiste jusqu'au 10° jour et peut même parfois se nécroser plus ou moins largement. Puis le nodule régresse et disparaît, La peau peut encore conserver ensuite un aspect glabre ou furfuracé, alors que les poils alentour commencent à repousser sur la peau épilée.
Nous sommes donc en mesure, à l’aide de cette épreuve, de doser la virulence d’un organe d’animal infecté de typhus. Nous pouvons comparer ainsi particulièrement élevée du poumon par rapport aux deux virus et nous convaincre aussi de la virulence autres organes. P. Giroud (1938) a montré ainsi qu'on peut obtenir une réaction nodulaire dans la peau du lapin par inoculation de 1/250 de vaginale de cobaye infecté de virus murin Tunis Port 1 ou de 1/1.000 de vaginale de cobaye infecté de virus murin mexicain, et que cette virulence peut être exaltée si l'animal a été mis en état de moindre résistance (carence C, par exemple) (1936) (837).
P. Durand et P. Giroud (1940) (88) montrent ensuite que l’inoculation intradermique de poumon de souris au lapin produit une réaction nodulaire nette avec une dilution à 1/10.000 (virus historique) ou à 1/20.000 (virus murin). De même, l'inoculation ‘intradermique de virus pourpré-au lapin produit une réaction nécrotique avec une dilution à 1/8.060 ou
Nous voyons donc pâr toutes ces expériences que l’inoculation par voie respiratoire sous anesthésie aux rongeurs, et particulièrement à la souris, produit des lésions pneumoniques intenses, très riches en Rickettsies et hautement virulentes.
Il restait à faire la preuve du pouvoir antigène des suspensions de poumons pour asseoir définitivement une méthode de vaccination.