C) POUVOIR ANTIGENE DES SUSPENSIONS FORMOLÉES DE POUMONS
Le broyat du poumon d'une souris ou d’un lapin infecté par voie respiratoire est émulsionné dans du sérum humain ou équin dilué à 1/5 en eau physiologique formolée à 0,2 %, soumis à des centrifugations successives pour éliminer les gros débris. Le culot terminal, obtenu par centrifugation rapide prolongée, est repris par le sérum dilué formolé et conservé 5 jours à la glacière.
P. Durand et P. Giroud estiment à l'époque (1940) que le poumon de souris est environ 2 fois plus virulent que le poumon de lapin, puisqu'ils obtiennent une réaction nodulaire pour une dilution à 1/10.000 de poumon de souris ou pour une dilution à 1/4.000 de poumon de lapin. Ceci entraîne pour conséquence qu'un vaccin à base de poumon de lapin devrait en contenir 2 fois plus qu’un vacçin à base de poumon de souris.
: Essais CHEZ L'ANIMAL (89)
Les auteurs vaccinent d’abord 5 lots de cobayes :
le 1° lot avec 1/10 de poumon de souris : dose unique,
les°2I6t "y. "1/10 » » : 2 inject. à 6 jours d'intervalle, le 5° lot » r/100 » » : dose unique, le 4° lot » 1/100 » » : 2 inject. à 6 jours d'intervalle, le 5° lot » r1/100 » » : 3 inject. à 6 jours
d'intervalle,
Il n’y a pas de réaction locale ou générale consécutive. 24 jours après la dernière injection vaccinale, les animaux sont éprouvés par inoculation intrapéritonéale de 1/100 de cerveau de cobaye de passage. Cette inoculation d’épreuve montre que la protection conférée est d'autant meilleure que les injections d’antigène formolé ont été plus répétées, et que cette répétition des doses vaccinantes a plus d'importance que la concentration de la suspension injectée.
P. Durand et P. Giroud expérimentent ensuite sur le singe : 3 injections intradermiques à 5 jours d'intervalle, de 1 cc. chaque fois de vaccin, réparti en 3 points différents.
La réaction de Weil-Félix apparaît positive au 8° jour, en même temps que le test de séro-protection cutanée locale. 2 mois plus tard, l'inoculation d’épreuve de 1 cc. de broyat de caillot sanguin de cobaye de passage ne provoque aucune réaction thermique, alors que sur les 2 singes témoins une telle inoculation infecte un animal et tue le second, et
bot
qu'une dose 10 fois moindre infecte régulièrement
le cobaye.
Essais SUR L'HOMME
12 sujéts reçoivent, à une semaine d'intervalle, 3 injections Côrrespoñndant respectivement à 7, 12 et 18/100 de poumon de souris. La présence d’anticorps neütralisants dans leur sérum est révélée par révélée par l’agglutination du Protéus X r9 positive au 50° jour, et au 5g° ou 80°.jour:par l'apparition de l’'agglutination des Rickettsies de l'intestin du pou (réaction de Weigl) et le test de séro-protection cutanée locale.