‹ La Vaccination Contre Le Typhus Exanthématique: Par la Méthode de P. Durand et P. Giroud (Développement des Rickettsies dans le Poumon du Lapin)Chapitre 38 sur 55 · STE · texte numérisé non relu

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-vello, montrait une particulière abondante en Rickettsies. Entre deux passages, les souches pulmonaires sont conservées sans inconvénient au frigidaire à — 25°. P. Giroud et R. Panthier (1941) ont montré, d'autre part, en effet, qu'à cette température, les souches de typhus peuvent conserver encoré tou- te leur virulence après 570 jours (104).

D'un poumon de lapin riche en Rickettsies, on prélève un ragment de 5 gr. et on le place dans un broyeur spécial (cylindre d’acier garni dé billes d'acier et hermétiquement clos). Le broyagé est effectué mécaniquement pàr agitation pendant une dizaine de minutes.

Après ce broyage, l'appareil est rincé avec de l’eau‘physiologique stérile, le liquide de rinçage étant complété par addition d’eau physiologique stérile jusqu'à avoir 85 cc. d’émulsion pour les 5 gr. de poumon de lapin utilisés. Celte émulsion servira à inoculer 10 lapins. On utilise des lapins adultes d’un poids de 2 à 3 kilos, tondus à la tondeuse électrique au niveau du cou et du thorax. Le lapin est placé dans un cristallisoir fermé garni d’éther. Bientôt en- - dormi, le cou étant mis en hyperextension, on repère l'espace crico- thyroïdién de l'animal. A l'aide d'une seringue remplie de 8 ‘ec. d'émulsion, avec aiguille montée, on pénètre facilement dans la tra- “the. où ? injection est poussée en 10 à 15 secondes. Chaque lapin. reçoit ainsi près de 1/10 de poumon de lapin. Cette opération est pratiquée avec les plus grandes précautions d’asepsie,

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En même temps que les lapins, on inocule également sous anesthésie générale à l’éther, deux sou-' ris par voie nasale avec 0,2 cc. de la même émulsion de poumon de lapin, pour s'assurer sur ces animaux témoins que la souche a conservé le même degré de virulence.

Exposition des lapins inoculés à la glacière

Après lJ'inoculation par injection intra-trachéale, les lapins sont remis dans leurs cages respec- - tives et transportés dans une pièce réfrigérée à +5°.

Le lendemain de l’inoculation, et les jours suivants, si les réactions de l’animal ne le font pas juger inutile, ils sont soumis quotidiennement à une injection intrapéritonéale de 2 ce. de germes T.A.B. tués par la chaleur.

Après une élévation thermique transitoire, le lendemain de l'inoculation, la courbe thermique redescend progressivement jusqu’en dessous de la normale. L'animal est abattu, apathique, immobile, le poil hérissé ; il ne s’alimente pas, et meurt au 5° ou 6° jour après l’inoculation, avec uné température variant de 33° à 30°. I est préférable d’ailleurs, pour observer les lésions dansa leur pureté, sans adjonction des lésions agoniques, de sacrifier l'animal une douzaine d'heures avant l'échéance naturelle de la maladie, c'est-à-dire, en pratique, lorsque la température, surveillée matin et soir, vient à s’abaisser au-dessous de 36°. |

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L'amaicrissement habituel des animaux est de 600 à 750 grammes.

Prélèvement et examen des poumons

Morts ou sacrifiés, les animaux sont conservés ‘à la glacière et sont autopsiés en série. Après ouverture de la peau et du plastron sterno-costal, les poumons sont prélevés aseptiquement, déposés pour chaque animal dans une boîte de Pétri stérile, et pesés, la boîte étant tarée. Nous avons vu qu’alors que le poids normal d’un poumon de lapin est de 12 ou 13 gr., l'importance des lésions amène ici son poids entre 30, 5o et même 65 gr. On observe et l'on note l'aspect des lésions pulmonaires. Outre le prélèvement des poumons pour utilisation dans la fabrication même du vaccin, l’autopsie vise d’autres buts.

Tout d’abord, celui de contrôler la stérilité bactérienne des poumons du lapin : un petit fragment ‘de chacun des deux poumons est prélevé aseptiquement et écrasé contre la paroi intérieure d’un tube : de bouillon. Ce bouillon est lui-même: utilisé pour ensemencer des tubes de gélose ordinaire, de gélosesérum-extrait globulaire et de gélose de Veillon. Habituellement, aucuri germe ne se développe. Toutefois, on observe de temps à autre le développement de bactéries banales ou encore de petits germes hémophiles à peine plus gros que les Rickettsies, et se comportant à l'isolement comme le bacille de Pfeiffer. Dès que le développement de ces germes

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