‹ La vaccination et la variole dans l'armée italienne [electronic resource]Chapitre 4 sur 17 · Octobre 1898, et Revue d'hygiène, 1899, p · texte numérisé non relu

Octobre 1898, et Revue d'hygiène, 1899, p

2 L'Italie, comme l'Aii!,deterre, a ses aiilivaccinateiirs. A leur tête sVst place le D' C. liueta, professeur à l'Université de Poronsc, qui a publie au mois de décembre dornior dans La SaliUe puhblka une série d-arlides ou il essaie de trouver dans la statistique de l'armée italienne la preuve de 1 inulililé de la vaccination. Le professeur lUzzozero, directeur de rinstitut de pa Holo-ie il l'Université de Turin et sénateur du Royaume, a donne dans les .Icruiers numéros de la Revisla d'iijiene et sanilà piibblica une réfutation

VACCINATION ET VARIOLE DANS L'AlîMIÏR ITALIlîNNl!:. SJ'ifl

cirialiolis et sur les cas de variole observés chez les militaires. Elle donne, pour tous les individus atteints par la variole, la répartition suivant les données anamnestiques éloif^nécs et les données ananinesliques prochaines. Nous appelons anamnèse éloujnée celle qui se rapporte aux vaccinations subies avant l'arrivée sous les drapeaux, anamnèse prochaine celle qui se rapporte aux vaccinations subies à l'entrée au service ou pendant le service même. En outre, la statistique des vaccinations nous permet de calculer avec beaucoup d'approximation le nombre des individus : 1° vaccinés; 2"variolés ; 3° ni variolés ni vaccinés^antérieurement au service, et aussi la proportion des individus ayant subi la vaccination militaire avec ou sans succès. Ajoutons que les statistiques militaires en général présentent sur toutes les autres ce grand avantage qu'elles sont rédigées d'après des méthodes et des règles constantes et qu'elles ne considèrent que des individus du même sexe, à peu près du même âge et de la même constitution physique, et tous également exposés aux influences morbifiques. Nous nous trouvons ainsi dans les meilleures conditions pour obtenir des chiffres une réponse définitive.

Laissant de côté toute comparaison entre la morbidité et la mortalité varioliques des militaires et de la population civile, nous nous attacherons seulement à rechercher :

4° Si, dans toute la population militaire, les individus qui ont été vaccinés sont plus ou moins exposés que les non-vaccinés à être atteints par la variole, et dans quelle mesure;

2" Si, parmi les individus atteints par la variole, ceux qui ont été vaccinés sont plus ou moins exposés, et dans quelle mesure, à en mourir.

Ce sont là, d'ailleurs, les points capitaux de la question.

I. Vaccinations pratiquées dans i/aumée italienne. — Depuis 18G7 (première année où lut rédigée une statistique médicale) jusqu'à 1897 inclusivement, il a été opéré sur les militaires

magistrale des sophismes et des paradoxes dan,!,''creiix de sou colléiriin do Pérouse, comme nous-mûmc avions rofiilc (Revue d'Iumiùne, soploiiii)rc 1898) ceux des aiitivaccinateurs an-lais. M. le l)"- U. Livi a bien voulu résumer pour nous en français le iong mcinoire qu'il publie eu ce moment dans l'orpxnc du Ministère do la Guerre, le Giormile medico del Esercilo, dont il est le rédacteur eu chef, et dans lc;iuel il prouve quel immense bienfait une vac- ' ination rii^oureuse a été pour l'armée italienne, depuis 18!)0 surloul. li. V.

!)■ lUDOLFO IJV

A^fNIÏES.

TOTAl,

c KN É II A 1.

dos vaccinés aux coips.

SI II 1,000 VACCINÉS AUX r.nni' s a V a i c lU (■• 1 1 •

■ It 0 I' 0 pour

DES s

It 1' 1 0 N 1,000

varioles dans l'enfance.

vaccines ' dans l'enfance. |

« rti f/î

" " et

Z' o -o ff. o

•lhfi7

US

ÎSuU

ool

Vil 3

■yî

no /

oOl

'l'ol.'UlX

VACCINATION ET VAlUOLli: DANS L'AHMKE ITAUHNNIÎ. '231 8,00a, 571 vaccinations et rcvacciiialions '. Le tai)lcaii suivant (ioiinc pour chaque année la proportion des individus qui, à la date de leur vaccination, présentaient : 1° des nianiues de variole; 2° des cicatrices de vaccination, ou ne présentaient aucun signe ni de vaccination ni de variole. Nous y avons ajouté la proportion des succès obtenus dans chacune de ces trois catégories. On voit très nettement une diminution graduelle dans le chiffre des variolés, qui est toujours parallèle à celle du chiffi'c des sujets qui n"ont jamais été vaccinés. On peut donc en conclure que la variole était plus répandue lorsque la vaccination n'était pas si généralisée qu'elle l'est aujourd'hui. Nous voyous aussi par ce tableau que les sujets qui n'ont jamais été vaccinés ont toujours la plus forte proportion de succès dans les vaccinations, tandis que la proportion plus petite appartient toujours aux variolés. Nous y voyons entin une augmentation régulière dans la proportion des succès, qui va de 260 p. 1000 en 1867 à 698 p. 1000 en 1897. Cela est dû, à notre avis, en partie à la technique vaccinatoire de plus en plus soignée, ainsi qu'à la plus grande facilité de se procurer un vaccin de bonne qualité, mais en bonne partie aussi à l'abandon graduel de la vaccination bras à bras, et à sa substitution par la vaccination animale, qui a toujours donné une plus forte proportion de succès.

II. La v.viuole dans l'aumée. — Nous donnons dans le tableau suivant la morbidité et la mortalité par variole depuis 1867. Ce tableau n'est pas très régulier, car pendant longtemps on a mêlé dans nos statistiques, sous la même rubrique, variole, varioloïde et varicelle. Ce n'est qu'en 1877 que dans les comptes rendus des hôpitaux on a conunencé à séparer la variole et la varioloïde de la varicelle. Bien plus, pendant plusieurs années, les statistiques ne donnèrent aucun renseignement sur les varioleux traités dans les hôpitaux civils. En sorte que, pour avoir une idée de la marche de la variole dans toute cette période de trente et une années, il faudrait considérer seulement les chiffres relatifs aux hôpitaux militaires. Quoi qu'il en soit, une dimiiuition considérable est évidente. D'une mortalité assez sérieuse, nous descendons à une mortalité

1. Nous renvoyons le loctoiir vomlrail l'airo une analyse coniplolo de nos cliilTros an mémoire pins éUmdn, iinlilio en menu; temps que celle inmnnmicalion, (! \ns lo Gionifllr mrdiiui (Ici II. F.scrcUo, ninnëro de janvierlevrii.'r W.)'.).

232 11' lUDOLFO UVI.

Taiiliîau 11.

KKFEGTIK

Page 1