INTRODUCTION
La tuberculose est, de toutes les maladies humaines, la plus meurtrière puisque, dans l'ensemble des peuples civilisés, elle est responsable d'environ un cinquième dés décès, et que ceux-ci portent presque exclusivement sur les jeunes enfants, sur les adolescents et sur les adultes âgés de moins de quarante ans. Il ne faut donc pas s'étonner de ce qu'après les travaux de Pasteur, de Villemin et de Robert Koch, les microbiologistes aient multiplié leurs recherches tendant à la découverte de quelque méthode efficace de traitement ou de vaccination préventive.
Ils se sont d'abord efforcés d'appliquer à l'infection tuberculeuse les procédés pastoriens d'atténuation des virus, ou d'obtenir l'immunisation au moyen des produits sécrétés par le bacille dans les milieux artificiels de culture, en s 'inspirant de ce qui avait été si heureusement réalisé par Behring, puis par Roux, pour le traitement et pour la prévention de la diphtérie ou du tétanos. Mais tous les essais faits en utilisant soit les bacilles tués ou modifiés par la chaleur ou par diverses substances chimiques, soit les extraits bacillaires ou les tuberculines, ont échoué. Nous