AGE
— ^ , . ,..y,r-rï-.
Dûtes
zË "--t-h-r-
eêEz-eeêeieeee
: . .zn i -:±z=+±z:::
itffiK
i::- ïeeee
*Çï— :i
tp*|5!
ztztzj pzb ^
ImT
Êfï^f
ffl
zfc±n=
g ^|^-ji Vé i
.^.3-.J<>- 11-JL.J}
z* vx ai uj.- j-&- -if- £*- £f-
Fig. 5.
es'éiièee
= JE i± :.
35° rt
H'nVy
■ 1 ; Jj4-4-4=m=
— ; — zr^ZE.Zj — p
ë||e:eeeesee£
Ef|f~=4-
z£ zg ^> ^c -^ ^ -x .*. -f-
ipiiiiii
EE|eEÉEE§EÏ E;
^ar-r-r-r--!-
Fig. 6.
blée. Bien ne pourra laisser soupçonner l'épreuve extrêmement sévère qu'ils ont subie.
Cette réaction brutale, immédiate, est constante, même chez les vaccinés qui, quelques jours avant l'épreuve virulente, ont une indradermo négative. Elle est certainement de nature tuberculinique, et en voici la preuve (fig. 6) :
Expérience. — Trente-six heures avant l'inoculation virulente, chez un vacciné, nous injectons sous la peau 3 centimètres cubes de tuberculine diluée. La réaction thermique se développe de la dixième à la quinzième heure après l'injection. Vingt-quatre heures plus tard, nous faisons l'inoculation d'épreuve avec les bacilles virulents. Celle-ci n'est suivie d'aucune hyperthermie, ainsi que le montre la figure 6. C'est exactement ce que l'on observe chez les bovidés tuberculeux qui réagissent fortement à une première tuberculination et qui ne réagissent plus si on leur réinjecte la même dose de tuberculine deux ou trois jours après.
d) Résultats des expériences pour chaque groupe de bovidés vaccinés
Groupe I. Vaccinés xos 1 et 2 ; Témoin n° 13. — Les deux vaccinés sont éprouvés, en même temps que le témoin, un mois après la vaccination.
Le témoin 13 est sacrifié, très amaigri, soixante jours après l'épreuve. Son autopsie montre une tuberculose miliaire des poumons avec des tubercules à tous les stades, depuis la tête d'épingle jusqu'au grain de chènevis caséeux.
Le vacciné n° 2 est éprouvé, bien qu'il ait, de temps en temps, des accès de toux résultant de ce qu'il était atteint de bronchite vermineuse. Il émettait un jetage muco-purulent contenant des embryons de strongles. Nous avons essayé sans succès de le traiter par des injections pliéniquées, intrachéales. L'animal se cachectisa de plus en plus et succomba cinq mois et sept jours après l'inoculation d'épreuve.
Son autopsie, hormis les désordres causés par les parasites, ne permit pas de déceler la moindre lésion tuberculeuse. Le ganglion prétrachéo-bronchique gauche est prélevé, trituré, exprimé, et le produit inoculé sous la peau de
92 LE (( BCG »
quatre cobayes. Trente jours plus tard, les quatre cobayes sont porteurs de l'adénite spécifique.
Cette observation tire un intérêt particulier de ce fait qu'il s'agit d'un animal chez lequel, malgré son état complet de déchéance ayant abouti à la mort par cachexie, la protection vaccinale a tout de même empêché l'évolution de la tuberculose virulente.
Le vacciné n° 1, resté en parfait état, est abattu douze mois après l'épreuve. Il est complètement indemne de tuberculose. Le ganglion prétrachéo-bronchique gauche est prélevé, trituré, exprimé, et le produit inoculé sous la peau de quatre cobayes.
Quarante-cinq jours après, les quatre cobayes, qui ne présentent aucune adénite, sont sacrifiés. L'examen le plus minutieux ne révèle chez eux aucune lésion tuberculeuse. Nous reviendrons tout à l'heure sur ce fait, auquel nous attachons une grande importance.
Groupe IL Vaccinés xos 3 et 4 ; Témoin x° 14. — Les deux vaccinés sont éprouvés, en même temps que le témoin, trois mois après la vaccination.
Le témoin n° 14 meurt quarante-quatre jours après l'inoculation : granulie pulmonaire massive.
Les vaccinés 3 et 4, en excellent état, sont abattus onze mois après V épreuve. Ils sont indemnes de tuberculose. Leurs ganglions prétrachéo-bronchiques gauches sont prélevés, triturés, exprimés, et les produits inoculés séparément sous la peau de quatre cobayes. Quarante-cinq jours après, les quatre cobayes inoculés avec le ganglion du vacciné n° 3 sont sacrifiés et trouvés indemnes. Par contre, ceux inoculés avec le ganglion du vacciné n° 4 sont porteurs de l'adénite spécifique.
Groupe III. Vaccinés nos 5 et 6 ; Témoin n° 15. — Les deux vaccinés sont éprouvés, en même temps que le témoin, six mois après la vaccination.
Le témoin 15, en très mauvais état, incapable de se tenir
debout, est sacrifié soixante jours après l'inoculation d'épreuve. Tuberculose miliaire des deux poumons avec foyers d'hépatisation.
Les vaccinés 5 et 6, en excellent état d'embonpoint, sont abattus huit mois après V épreuve. Ils sont trouvés indemnes de tuberculose. Leurs ganglions trachéo-bronchiques gauches sont inoculés séparément sous la peau de quatre cobayes ; quarante-cinq jours plus tard, les huit cobayes sont porteurs de l'adénite spécifique.
Groupe IV. Vaccinés nob 7 et 8 ; Témoins n"p 16 et 16 bis. — Les deux vaccinés sont éprouvés, en même temps que les témoins 16 et 16 bis, douze mois après la vaccination. (En raison de ce long délai d'une année, nous avons cru nécessaire de prendre deux témoins.)
Le témoin 16 meurt trente-deux jours après l'inoculation : granulie pulmonaire massive.
Le témoin 16 bis, réduit à l'état de squelette, meurt cinquante-huit jours après l'inoculation: tuberculose miliaire suraiguë.
Les vaccinés 7 et 8, en excellent état, sont abattus trois mois après V épreuve. Ils sont trouvés indemnes de tuberculose. Leurs ganglions prétrachéo-bronchiques gauches sont inoculés séparément sous la peau de quatre cobayes. Quarante-cinq jours après, les huit cobayes sont porteurs de l'adénite spécifique.
Groupe V. Vacciné n° 9 ; Témoin n ' 17. — Le vacciné n° 10 est mort tout au début de l'expérience, vingt-cinq jours après la vaccination, de gastrite ulcéreuse.
Le vacciné n° 9 est éprouvé, en même temps que son
témoin 17, quinze mois après la vaccination.
' Le témoin 17 meurt cinquante-quatre jours après l'inoculation : tuberculose miliaire aiguë.
Le vacciné u° 9, en excellent état, est sacrifié pour la boucherie deux mois après V épreuve. Son autopsie, faite en présence de M. Bossut, vétérinaire-directeur de l'abat-
toir de Lille, ne permet de déceler aucune trace de tuberculose, bien que les ganglions bronchiques et médiastinaux paraissent un peu volumineux et succulents à la coupe.
Groupe VI. Vaccinés nos 11 et 12 ; Témoin n° 18. — Les deux vaccinés sont éprouvés, en même temps que le témoin, dix-huit mois après la vaccination.
Le témoin 18 meurt quarante-deux jours après l'inocuculation : granulie pulmonaire massive.
Après l'inoculation d'épreuve, le vacciné n° 11 fait la réaction thermique immédiate que nous avons précédemment signalée, puis tout rentre dans l'ordre.
Le vacciné n° 12 n'a pas fait cette réaction. C'est à peine si, dans les quatre jours qui ont suivi, sa température s'est élevée un peu au-dessus de la normale. Par contre, du treizième au dix-huitième jour, il fait une hyperthermie assez marquée (39° 8), puis sa santé redevient parfaite.
Ces deux vaccinés 11 et 12 sont abattus deux mois après V inoculation virulente.
Le vacciné n° 11 est tout à fait indemne de tuberculose. Ses ganglions bronchiques et médiastinaux sont un peu plus volumineux et plus mous que d'ordinaire.
A l'ouverture de la cavité thoracique du vacciné n° 12, on constate que les deux poumons sont incomplètement affaissés. Leur consistance est ferme. La coupe montre le tissu pulmonaire dense, scléreux, partout perméable, mais de teinte un peu pâle. On n'y trouve aucune lésion tuberculeuse. Les ganglions bronchiques et médiastinaux, doublés de volume, sont fermes. Ils contiennent des îlots blancs, grisâtres, entourés d'une zone sanguinolente, presque hémorragique, sans follicules tuberculeux visibles.
Cette dernière autopsie est intéressante à plus d'un titre. On ne peut mettre en doute que, chez cet animal, les lésions de sclérose ganglionnaire et pulmonaire ne soient la conséquence de l'inoculation d'épreuve. Elles indiquent que ce vacciné depuis dix-huit mois est arrivé au délai-limite de sa
tolérance vis-à-vis des germes virulents, bien que sa résistance soit encore suffisante pour l'empêcher de contracter une forme de tuberculose granulique aiguë telle qu'en montre son témoin.
Les observations de nos deux derniers vaccinés attestent en outre que, si la persistance de la lésion vaccinale locale reflète en quelque sorte l'état de tolérance vis-à-vis des bacilles virulents, cet état de tolérance se prolonge manifestement deux et trois mois après que la lésion vaccinale locale s'est effacée.
Revenons enfin sur une constatation faite sur deux de nos animaux des groupes I et II.
Nous avons déjà dit que, chez les vaccinés par voie intraveineuse, nous retrouvions les bacilles d'épreuve, vivants et virulents, dans les ganglions bronchiques, douze et dix-huit mois après l'inoculation.
Or, chez nos animaux vaccinés par voie sous-cutanée, nous constatons que, douze mois après l'épreuve cîiez l'un (n° 1), onze mois après chez l'autre (n° 3), les ganglions bronchiques ne sont plus virulents.
Quelle autre interprétation pourrait-on donner de ce fait, si ce n'est que la vaccination sous-cutanée massive confère aux animaux qui y sont soumis une plus grande aptitude à éliminer les bacilles virulents surajoutés, et, conséquemment, qu'elle est plus efficace (en même temps que plus pratique) que l'inoculation vaccinale par voie intraveineuse ?
96 LE « BCG »