‹ La vaccination préventive contre la tuberculose par le "BCG,"Chapitre 49 sur 116 · B. — FOIE · texte numérisé non relu

B. — FOIE

Dans les deux ou trois premiers jours qui suivent V injection intraveineuse de BCG, on remarque, dans les capillaires, de nombreux polynucléaires isolés et de grands mononucléaires. De petites embolies tendent déjà à se former.

Mais c'est vers les septième, huitième et neuvième jours que se constituent les follicules.

Les cellules géantes sont rares, mais il en existe d'énormes (deux à trois par préparation) possédant une vingtaine de noyaux. Autour d'elles sont groupés quelques lymphocytes, le tout distendant un capillaire et ne paraissant pas modifier sensiblement le parenchyme hépatique voisin.

La plupart des follicules ne comprennent pas de cellules géantes. Les plus importants sont composés de vingt-cinq à trente cellules épithélioïdes et d'une dizaine de lymphocytes. On rencontre aussi quelques plasmazellen.

Mais, à côté de ces follicules de dimension importante, il en existe de très petits : deux ou trois cellules épithélioïdes, deux polynucléaires et autant de lymphocytes.

On remarque même de petites embolies capillaires, amorce de follicules qui ne comportent que quatre ou cinq polynucléaires accompagnés ou non de lymphocytes, et on peut découvrir dans un polynucléaire un ou deux bacilles de Koch.

Vers le vingtième jour, la plupart des follicules sont constitués uniquement de cellules épithélioïdes et de quelques grands mononucléaires. Les lymphocytes sont devenus rares.

Ce qui frappe, dans l'aspect du parenchyme hépatique le trentième jour, c'est le grand nombre de cellules géantes. Certaines sont isolées, semées dans le parenchyme hépatique sain, et occupent vraisemblement la lumière d'un capillaire ; d'autres sont entourées de deux ou trois mononucléaires ou cellules épithélioïdes.

Il reste encore des amas de cellules épithélioïdes entourés de quelques lymphocytes. (Fig. 15.)

Ces follicules, ces cellules géantes, ne paraissent affecter en rien l'état du parenchyme hépatique voisin.

C'est également vers le trentième jour que se produit une infiltration des espaces de Kiernan, infiltration à lymphocytes, parfois assez importante. S'agit-il ici d'un retentissement des lésions sur un relais lymphatique, analogue à ce qui se produit dans le poumon au niveau des nodules lymphoïdes juxta-bronchiques ?

C'est infiniment probable. Mais ces infiltrations leucocytaires des espaces de Kiernan sont très difficiles à étudier chez le lapin, étant donné la très grande fréquence des coccidioses latentes. Celles-ci provoquent souvent, au niveau des espaces de Kiernan, des infiltrations, des réactions inflammatoires aboutissant à des scléroses. Elles rendent bien fragiles les diverses interprétations des observations faites à ce niveau à la suite de telle ou telle expérience.

Vers le soixantième jour, la plupart des follicules ont disparu, mais il en reste cependant quelques-uns, vraisemblablement les plus importants. Çà et là, semées dans le parenchyme hépatique, on voit de nombreuses cellules géantes, presque toutes isolées. Elles représentent probablement le dernier stade d'évolution des follicules avant leur disparition. En divers points, on observe également quelques amas lymphocytaires isolés. (Fig. 16.)

A partir du centième jour, les follicules deviennent extrêmement rares et sans qu'on ait pu remarquer à aucun moment une altération du parenchyme hépatique.

Le cent cinquantième jour enfin, il ne reste plus aucune

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lésion et il est impossible de différencier le foie de l'animal ayant reçn l'injection intraveineuse de 15 milligrammes de BCG du foie d'un lapin normal. (Fig. 17, 18, 19, 20.)

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