‹ La vaccination préventive contre la tuberculose par le "BCG,"Chapitre 56 sur 116 · DES NOUVEAU-NÉS EN FRANCE · texte numérisé non relu

DES NOUVEAU-NÉS EN FRANCE

DU 1er JUILLET 1924 AU 1er JANVIER 1927 ( 1 )

A partir du Ie1 juillet 1924, à la suite des faits expérimentaux et des observations que nous avions rapportés le 24 juin précédent à l'Académie de Médecine, et qui avaient permis de fonder de sérieux espoirs sur la valeur pratique du BCG contre l'infection tuberculeuse du jeune âge, nous décidâmes, puisque l'innocuité de la méthode paraissait certaine, de mettre le nouveau vaccin à la disposition de tous les médecins qui s'offraient à l'employer, principalement pour les enfants nés de mères tuberculeuses ou exposés à la contagion dans leur milieu familial.

Le nombre des demandes qui nous furent adressées par les confrères de presque tous les départements — surtout par ceux qui, spécialisés en phtisiologie ou en médecine infantile, ou assurant le service des dispensaires d'hygiène sociale, portent un intérêt particulier à la prévention de la tuberculose — devint vite considérable. Nous dûmes

(1) Les enfants vaccinés et contrôlés par les docteurs B. Weill-HàLLÉ et Titrfin ne sont pas compris dans cette statistique.

constituer un fichier pour tâcher de recueillir, autant que possible, des renseignements précis sur les nourrissons vaccinés, sur les conditions de leur croissance, sur les contacts infectants auxquels ils se trouvent exposés, sur leur état de santé après un an, dix-huit mois, deux ans ou davantage et, éventuellement, sur les causes de décès.

Beaucoup de confrères nous ont apporté le plus bienveillant et le plus dévoué concours en nous donnant régulièrement des nouvelles des enfants vaccinés et suivis par eux. Nous nous faisons un devoir de les en remercier cordialement.

Grâce à eux, nous sommes maintenant en état d'établir une statistique embrassant une période de deux ans et demi pleins, et qui permet de se rendre compte du bénéfice social qu'on peut attendre de l'emploi du BCG pour la prémunition des jeunes enfants.

Afin d'échapper à toute suggestion, nous avons désiré que le dépouillement de nos fiches et le relevé des observations qui nous ont été transmises soit effectué en dehors de nous, par un professionnel de la statistique. M. Moine, statisticien du Comité national de défense contre la Tuberculose, a bien voulu se charger de ce travail. Nous lui en sommes reconnaissants.

Nous reproduisons ci-après le tableau et le commentaire établis par M. Moine d'après son étude de neuf cent quatre-vingt-deux de nos fiches concernant exclusivement des enfants vaccinés depuis plus d'une année, vivant ou ayant vécu au contact de bacillifères, et dont on avait pu avoir des nouvelles datant de moins de trois mois.

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