M A LA DI LS TRANSMISSIBLES PAR LA VACCINE
Nous n’insisterons pas sur les maladies transmissibles par le vaccin jennérien, puisque nos
préférences sont acquises au vaccin animal qui
permet de les éviter.
Tuberculose. — Les recherches cliniques avaient déjà démontré la rareté extrême de la transmissibilité de la tuberculose par la vaccination : les recherches microscopiques démontrèrent la non existence du bacille de lvoch dans les pustules et prouvèrent, par là même, que les dangers de transmission ne sont pas aussi redoutables qu’on l’avaitcru jusqu’ici. Nous reviendrons, d’ailleurs, sur cette question dans la deuxième partie do notre travail quand nous traiterons du choix des animaux vaccinifères.
Lèpre. — « Le vaccin recueilli sur un lépreux
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peut transmettre la lèpre au vacciné d (Gairdner) (’).
Syphilis — Les nombreux cas de transmission de la syphilis par la vaccination jennérienne à eux seuls suffiraient pour faire délaisser le vaccin humain et lui faire préférer le vaccin animal.
Les cas de syphilis vaccinale les plus connus sont ceux de Lupura (royaume de Naples) et de Rival ta.
En 1 856, à Lupura, vingt-trois enfants eurent la syphilis après avoir été vaccinés avec du vaccin conservé et passèrent cette maladie à leurs mères; ouze autres enfants vaccinés avec du vaccin pris sur les premiers furent également infectés.
A Rivnlta, en 1861, la syphilis fit aussi de nombreuses victimes.
Galbiati, en 1810, Viennois, en i8(»o, constatèrent aussi la transmissibilité de la syphilis par la vaccine. Freund, de Breslau, en 187;), en publiait une statistique de quarante-deux cas. Ilorvieux en constata également quelques cas en 1889.
(') Auchéet Carrière, de Bordeaux, ont démontré qu’il serait imprudent de prendre du vaccin chez un lépreux, alors même qu’il aurait la peau saine en apparence, car ils ont retrouvé le bacille de Hansen dans les vésicopustules vaccinales (Congrès de médecine interne, Nancy, 180C .