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MALADIES TRANSMISSIBLES PAH LA VACCINE

Trousseau, Auzias-Turenne, Mil lard , Laroyenne, Rodet, Bouvier en ont rapporté aussi différents cas.

D’ailleurs, la question est entièrement élucidée par le P‘ Fournier dans ses Leçons sur la syphilis vaccinale publiées en 1889. « Le vaccinifère peut être atteint de syphilis, soit active, soit latente; il est impossible, d’ailleurs, d’affirmer au seul aspect d’un vaccinifère s’il est ou non dangereux ».

La substitution du vaccin animal au vaccin humain donne une sécurité absolue par rapport à la syphilis, et nous dispense de parler plus longuement de cette terrible affection.

NATURE DU VACCIN

On ne connaît pas encore exactement la nature du vaccin malgré les nombreuses recherches qui ont été faites sur celte question très intéressante.

Cornil et Ranvier comparent la pustule vaccinale à la pustule variolique et concluent à l’analogie des lésions. Straus et Damaschino parta- | gent aussi cette opinion.

Anatomie hatholooique. — L’évolution des pustules cutanées se produit dans la couche de Malpighi.

D’abord, il y a une congestion très vive du corps papillaire du derme, bientôt YhyperMmie s’étend au derme et Y exsudation des parties congestionnées amène du gonflement ou de Yædhne inflammatoire du corps muqueux. Ensuite, les papilles du derme s’hypertrophient et s'allongent; en même temps, le derme se congestionne de plus en plus, et les capillaires se dilatent :

NATURE DU VACCIN

la diapédèse amène une infiltration leucocytique très abondante dans la couche dermique.

La couche cornée se soulève: il y a hypertrophie et hyperplasie des éléments du corps papillaire, et dégénérescence des cellules profondes et moyennes de l’épiderme. A la dégénérescence aréolaire succède la formation des racuoles dans la portion médiane du corps de Mal pighi ; ces vacuoles sont dues à l'exsudation qui se produit en ce point, c’est-à-dire à l’osmose du plasma sanguin à travers les papilles et à l’infiltration Ieueocytique considérable.

La transformation vaeuolaire est donc due à une nécrose cellulaire, qui. d’après Pincus, serait produite par des micro-organismes occupant, au début, le centre de la pustule. Pincus a étudié la pustule vaccinale chez le veau : il y a, au début, une zone centrale nécrolique due à la destruction des cellules et à la multiplication des micro-organismes, puis, une zone caractérisée par la tuméfaction trouble des cellules, et enfin une zone périphérique ou d'irritation causée par la multiplication des noyaux.

L’exsudât des vacuoles est un liquide parfaitement transparent, légèrement grumeleux, plus liquide et moins coagulable chez l’homme que chez la vache. «On y trouve déjà , du cinquième au septième jour, des leucocytes, des hématies dès le huitième jour, des noyaux libres

MICROBES DU VACCIN'

et des débris cellulaires, des cellules épidermiques et des granulations arrondies, réfringentes, rebelles à l’action de la soude et de la potasse et fixant très énergiquement les couleurs d’aniline, en particulier le violet de méthyle et le bleu de gentiane ».

Ces granulations sont les corpuscules noirs de Chauveau.

Recherches microbiologiques sur le vaccin.

Ce contenu de la pustule vaccinale diffère au i point de vue anatomique et histologique avec l’àge de la pustule.

Au début, ce contenu est séreux, limpide, incolore ou légèrement ambré; on y rencontre des cellules du corps muqueux de Malpighi, des leucocytes, des hématies, des cellules polynucléaires, des granulations et des microcoques. Parmi les éléments qu'il contient, les uns sont dissous complètement par la potasse, tandis que les autres (micro-organismes) résistent parfaitement à celle action dissolvante.

A une période plus avancée, le contenu de la pustule devient trouble, opalescent, grisâtre et purulent; les microbes vaccinogènes semblent avoir perdu de leur activité et les microbes pyogènes se montrent très abondants.

NATUnE DU VACCIN

L'étude bactériologique du vaccin est encore entourée d’obscurité, malgré les nombreuses recherches entreprises sur ce sujet. Dés 1809, Sacco signala, dans la lymphe vaccinale, la présence de grains réunis en amas et doués de mouvements autonomes ; mais c’est surtout depuis 1860 que les expérimentateurs se sont particulièrement intéressés à cette importante question. Aux travaux de Friese, de llusson, de Ilunold, etc., confirmant l’existence dans le vaccin de grains microscopiques réfringents, succédèrent ceux, beaucoup plus importants, de Chauveau.

Les expériences de Chauveau (1867) montrèrent que l’agent virulent du vaccin 11’est pas dissocié dans le plasma de l’humeur vaccinale, mais qu’il consiste en éléments figurés granuliforrnes auxquels il a donné le nom de corpuscules noirs. « En superposant une couche d’eau distillée à une certaine quantité de lymphe, et et en laissant le tout au repos pendant un certains temps, il avait constaté que la couche supérieure qui contenait les substances dissoutes de la lymphe entraînées par la diffusion donnait des résultats négatifs à l’inoculation, tandis que les couches médianes qui contenaient en suspension des granulations donnaient des résultats positifs». Chauveau démontra également que la virulence était inhérente aux éléments figurés

MICROBES DU VACCIN

ni opérant des dilutions de plus en pl us étendues de lymphe vaccinale ; les dilutions peu étendues (de deux à quinze parties d’eau pour une partie de vaccin) donnaient presque autant de succès que de piqûres. A partir de la dilution au cinquantième, au contraire, les inoculations échouaient le plus souvent. Quant aux inoculations pratiquées avec les dilutions vaccinales comprises entre la quinzième et la cinquantième, les unes avortaient, lès autres réussissaient, mais le nombre de pustules avortées était toujours plus grand avec les dilutions plus étendues. Dans tous les cas où l’inoculation donnait un résultat positif, l'éruption était aussi belle et aussi complète que celle produite avec du vaccin normal.

Ces résultats ne pouvaient s’expliquer que par l’hypothèse d’agents virulents sous forme d 'éléments figurés que la dilution avait pour conséquence de disséminer dans une plus grande masse de liquide.

Hallier et Zurn (1867) décelèrent dans la lymphe vaccinale du veau la présence de microcoques caudés, coniques, ainsi qu’une série de champignons qu’ils considéraient comme des formes évolutives du microcoque.

Keber (1868) signala dans la lymphe l’existence d’innombrables grains de o,3 à i,2,uet de molécules punctiformes.

Dfi.obel et Cozette — La Vaccine et la Vaccination

ffATUHK OU VACCIN

Les expériences de Reiter (1872) confirmèrent celles de Chauveau et montrèrent que la lymphe vaccinale diluée exige, pour donner un résultat sûrement positif, une surface d’absorption d’autant plus grande que la dilution est plus étendue.

Cohn (1872) trouva dans l’humeur vaccinale de l’homme ou des animaux, ainsi que dans la pustule variolique, des bactéries rondes ou coniques de o,5 à 0,71-1, isolées au début, puis réunies en courtes chaînettes ou en petits amas, qu'il désigna sous le nom de micrococcas vnccinae.

Coze et Feltz(i872) précisèrent les caractères de très petites bactéries qu’ils avaient déjà trouvées en 1866 dans le vaccin, un mierococcus ' de o‘,4p. de diamètre et des bacilles de 1 , 2 p de longueur.

lvlebs (1872) isola de la lymphe vaccinale des microcoques réunis sous forme de tétrades qu’il considéra comme spécifiques et auxquels il donna le nom de tetracoccns variais.

Cornil et Babès (188.I) y ont également rencontré des microcoques.

Koch ( 1 883) trouva dans les pustules vaccinales de l’enfant des microtoques et nota que le vaccin contient d’autant moins de bactéries qu’il est plus ancien « alors même que son activité est encore manifeste ».

Quist (i883), en cultivant le vaccin sur sérum

MICROBES DU VACCIN

alcalinisé et glycérine, a obtenu, au bout do huit à dix jours, une culture caractérisée par une pellicule superficielle formée de microcoques très fins. L’inoculation du produit de celte culture aurait donné une pustule vaccinale et l’immunité pour le vaccin.

Puis, vinrent les travaux de Feiler ( 1 883), Serebriakoff (1884), Baregi (1884), Hubert (188 j), niant la présence dans la lymphe vaccinale de tout agent microbien spécifique quelconque.

Voigt, en 1 885, a isolé par la culture du vaccin sur des plaques de gélatine, trois espèces de bactéries : r de petites bactéries rondes, isolées ou réunies par deux ou par quatre, quelquefois en amas, et, plus rarement, en chaînettes. Ces bactéries donnent naissance à des colonies circulaires blanc grisâtre, ne liquéfiant pas la gélatine. Ces bactéries, inoculées à des génisses, donneraient l'immunité pour le cow-pox.

Voigt considère cette première espèce, la seule constante d’ailleurs, comme spécifique et la désigne sous le nom de vaccinocoque.

2 De gros cocci formant des colonies grenues, rondes, de couleur vert jaunâtre et liquéfiant la gélatine.

3° De petits cocci donnant une culture gris jaunâtre ronde qui liquéfie la gélatine.

\oigt a, en outre, isolé un autre microbe dont

NATURE DU VACCIN

la culture ressemble à celle de la première espèce, mais qui liquéfie la gélatine. Ce microbe inoculé aurait produit des éruptions pustuleuses et conféré l’immunité.

Guttmann (1886) a trouvé dans le contenu des pustules varioliques trois microcoques : le micvococcus pyogenes aureus, le micrococcus pyogenes albus et le micvococcus viridis flavescetis. Mais aucun d’eux n’est spécifique du vacci n .

Marotta (188G) dit avoir isolé un coccus disposé en tétrade ( micvococcus leiragoné) qu’il regarde comme spécifique. D'après certains auteurs qui se sont basés sur les cultures obtenues,

ce micvococcus ne serait autre que le micvococ-

eus pyogenes aureus.

Mégnin (1886) a signalé dans la lymphe vaccinale la présence de microcoques dont le nombre augmente considérablement dès le deuxième jour.

Buist ( 1 886) a isolé de la lymphe vaccinale trois espèces de microcoques qu’il désigne sous les noms de microcoques blanc, jaune et orangé.

Tenbolt (1887) prétend avoir rencontré dans la Ivrnphale vaccinale une douzaine de mierococci, deux bacilles et deux levures.

Carmichaël (1887) dit avoir vu dans le vaccin plusieurs microcoques sur lesquels il ne fournit aucun détail.

MICROBES DU VACCIN

Hlava (1887), a isolé des pustules le micrococcus pijogenes (streptocoque), le micrococcus pijogenes albus, le micrococcus viridis flavexcens, le micrococcus cereus albus.

Carré (1887) rapporte l’existence dans la ivmphe vaccinale de deux bacilles inoffensifs et d’un petit coccus qu’il considère comme spécifique. Inoculé au veau, il provoquerait l'éruption vaccinale suivie d’immunité et chez l’homme l’immunité sans éruption.

Pfeiffer (1887) signale dans la lymphe vaccinait1 l’existence de micro-organismes de formes différentes : 1" d’une levure à cellules arrondies ou ellipsoïdes mesurant de i,5g à 4. au qu’il désigne sous le nom de saccharomyccs vaccinæ ; 20’ de deux sarcines ( sarcina lutea et sarcina aurantiaca) ; 3° d’un court bacille de 3 à 4:^ rappelant le proteus vu! g avis de Ilanso ; 4° de microcoques dont l’un est constant (coccus analogue au cereus : albus de Passet) et les autres inconstants (slap/iylococcus pijogenes aureus et albus). D’une autre série de recherches, Pfeiffer a conclu que l’agent spécifique de la variole n’appartient pas à la classe des bactéries, mais à celle des sporozoaires ; ce parasite aurait, à 1 état adulte, une forme sphérique, et il se développerait au début dans les cellules du corps muqueux de Malpighi. Pfeiffer a donné à ce parasite le nom de monocysles epithelialis.

NATURE DU VACCIN

Grigoriew (1889) a constaté la présence de trois microcoques: les slaphylococcus aureus et albus et d’un mierococcus vaccinæ qu’il considère comme spécifique.

Van der Lœlî (1889) a signalé dans la lymphe vaccinale l’existence de corpuscules très mobiles, analogues aux protéides, et dont l’abondance est en rapport avec l’activité du vaccin.

Woitow (1890) a isolé les slap/n/lococeus aureus, albus, cereus, citreus. Leur inoculation isolée laisse le veau indemne : leur mélange aurait provoqué la vaccine typique.

Leoni (1890) a rencontré dans le vaccin frais des microbes pyogènes étrangers au vaccin, notamment le slaphi/lococcus pyogenes albus dont la présence est constante.

ProtopopofT (1890) a également noté la présence dans le vaccin de divers microcoques.

Guarnieri, en 1892, a proposé d’inoculer la vaccine dans la cornée des animaux doués de réceptivité. Sur les coupes de cette membrane on pouvait suivre pas à pas le développement des parasites inoculés, parasitaires nommés par l’auteur cyloryctes vaccinæ.

Straus (1893) a fait l’étude bactériologique de pulpes fraîches et de pulpes glycérinées Agées de cinquante à soixante jours. « L’ensemencement de pulpes fraîches a donné naissance à des colonies très nombreuses de microcoques variés

MICROBES DU VACCIN

parmi lesquels \es stap/njlococcus pyogenes aureus et albus, tandis que la pulpe glycérinée âgée de cinquante h soixante jours est restée absolument stérile et que les échantillons intermédiaires donnent d’autant moins de microbes qu'ils sont plus vieux » (Straus, Chambon et Ménard).

Dans les différents vaccins qu’il a examinés, Antony (1893) a constaté la présence de quatre sortes de microcoques et de trois espèces do bacilles :

]° Le microcoque porcelaine qui est constant dans le vaccin vivant, microcoque désigné ainsi à cause de sa blancheur ;

20 Un microcoque blanc grisâtre, liquéfiant la gélatine ;

3° Un microcoque jaune, assez fréquent, ne liquéfiant pas la gélatine et poussant facilement dans le bouillon peptonisé sur agar et sur gélatine ;

4" Un microcoque jaune, peu commun, liquéfiant la gélatine et ayant tous les caractères du staphylococcna pyogènes aurem.

Les quatre bacilles sont : le baoillus sublilisy le baoillus mesentericus (bacille de la pomme de terre,', un bacille fluorescent et un bacille mobile donnant naissance à des colonies jaunâtres. Ces bacilles sont des produits d’impureté.

NATURE DU VACCIN

Antony a conclu de ses expériences «qu'un vaccin ne peut élre réputé irréprochable que lorsqu’on n’y trouve que des colonies de « microcoque porcelaine ».

Le microcoque porcelaine se présenterait sous forme de points isolés ou de diplocoques, ou en courtes chaînettes de quatre à cinq éléments faciles à colorer par toutes les couleurs d’aniline et par la méthode de Gram. 11 trouble les ballons de bouillon peptoniséen moins de vingt-quatre heures et détermine un léger dépôt blanc qui augmente notablement parla suite; sur gélose, il donne naissance à des colonies aplaties, crémeuses, d’un blanc de porcelaine ; mais les inoculations de cultures aux génisses ont été négatives.

Siegel (i8g3) a cultivé les microcoques du vaccin dans l’humeur aqueuse du lapin.

Maljean (1893) a signalé dans le vaccin deux cocci jaunes dont l’un liquéGe la gélatine et l’autre pas, et un microcoque remarquable par sa couleur blanc éclatant sur tous les milieux et qu’il appelle « coccus vaccinal ». Ce microcoque est plus gros que le streptococcm pyogènes ; il se présente isolé, en diplocoque ou en courtes chaînettes. Le bouillon se trouble en vingtquatre heures, et il se forme ensuite un voile blanc incomplet ainsi qu’un dépôt blanc. Sur gélose, il se forme des colonies blanches, aplaties, etc.

MICROBES DU VACCIN

Ce coccus aurait déterminé sur le cobaye la formation d’un nodule purulent et sur le veau une éruption vaccinale type, avec immunité ; mais les recherches d’Anlony faites avec les mêmes cultures furent toutes négatives (1894).

Copeman (1893) confirma les recherches de Straus.

Vaillard et Anlony (189!) ont. cherché la richesse microbienne du vaccin à différents âges. Vaillard a constaté dans le vaccin la présence d’un staphylocoque blanc, d’un staphylocoque jaune et du bacilltts subi ilis. De ses expériences il a conclu que « par le fait du vieillissement les germes contenus dans la pulpe glycérinée diminuent considérablement de nombre, mais ne disparaissent pas complètement. Même, au bout de sept mois, cette pulpe peut encore renfermer des germes vivants ».

Copeman en 1894, rencontra dans les pustules vaccinales avant leur maturité de petits bacilles très nombreux, lesquels disparaissent vers le deuxième jour.

Léo ni (189/j) a conclu à l'épuration du vaccin dans la glycérine ; il est pur après un à quatre mois.

Stanley Kent (1894) a décrit dans la lymphe un petit bacille de 1 sur o,5 u en chaînettes de 2 il 4° individus.

Huttersack (1894) a trouvé des filaments spé-

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ciaux, dos spores dont la culture aurait démontré la spécificité.

Ruete (1894) (il des cultures pures de vaccin de génisse et crut trouver l’agent spécifique du vaccin : un microcoque ainsique sa toxine: la « vaccinine », mais il lui manqua la consécration de l’inoculation à l'homme.

Landmann (1890) cite parmi les germes contenus dans le vaccin, le streptocoque pyogène, et les staphylocoques blanc et jaune.

Slephan Martin et Ernst (1895) disent avoir isolé sur sérum un micro-organisme qui ne pousse pas sur les autres milieux ; « c’est un court bacille, grêle, qui forme des chaînettes et prend à peu près l’apparence des microcoques lorsque le milieu est épuisé ».

Le Dautec (1895) constate dans le vaccin la présence de staphylocoques particuliers à l’homme ou à la génisse. Ceux de la génisse liquéfient le sérum, ceux de l’homme 11e le liquéfient pas.

Arloing (1896) a déclaré dans une communication à l’Académie des Sciences (9 mars 1896) n’avoir jamais pu découvrir l’agent virulent de la vaccine, malgré de très minutieuses recherches sur des « pustules de horse-pox obtenues par injection intra-veineuse à un jeune poulain de vaccin de génisse, pustules dont la face profonde seule détachée à l’aide d’inslru-

MICROBES DU VACCIN

rnents flambés et stérilisés servit à ensemencer iJn bouillon glycérine et ne fournit qu’un mit orocoque sans valeur ».

Arloing conclut de ses recherches que l’agent virulent doit être dii à des substances toxiques solubles.

Houreau et Chaurnier (189G) ont déclaré avoir trouvé dans le vaccin de nombreux mi- | • crobes : Staphi/lococeus cereus , aureus et a/bus. j micrococcus flaovs , bacillus subtilis, lu/eus , [baclerium, lermo, proteus vu/f/a ris, un cladn- ! fei.c, un bacille fluorescent et d’autres bacilles . indéterminés.

Saint- Yves Ménard (1896) pense que les microbes sont étrangers à la virulence du vaccin et kléclare qu’au bout de six mois, il n’y a plus île inicroeoques dans la pulpe vaccinale glycéri née j conservée en tubes scellés, laquelle est encore virulente.

Los recherches entreprises par Guarnieri en 1892 furent continuées cl confirmées en Aile magne par L. PfeilTer (1890), Clarke (1890;, Sicherer (189.5), E. Pfeiffer (1895), idc.

Ogato (189a) range le purasile de la vaccine parmi les protozoaires, dans l’ordre des Grégarines, groupe des polycyslidés, notamment les clepsidrina. Mais, malgré ces travaux, le rôle spécifique de ce protozoaire est loin d’être ad-

mis.

NATURE DU VACCIN

Ferroni et Massari ( 1 890) ont essayé de démontrer que les prétendus parasites de la vaccine décrits par les auteurs ne sont autres que des centrosome, ou môme tout simplement des leucocytes migrateurs.

KourlofT, en 1896, pratiqua l'inoculalion du vaccin par scarification superficielle sur la cornée des lapins et ses recherches confirmèrent en tous points celles de Guarnieri. 11 en conclut que :

i° La vaccine est due à des parasites n’appartenant pas au genre des bactéries.

20 Après inoculation de la vaccine dans la cornée le parasite de la vaccine se présente sous une forme amiboïde, au stade de développement.

3° 4" Le parasite est logé dans le protoplasma des cellules, sans atteindre le noyau

Saequépée (1896) a rencontré dans les divers vaccins qu’il a examinés : 1® un cocous blanc ne liquéfiant pas la gélatine; a0 un coccus blanc liquéfiant ; 3° un coccus jaune ; 4° 1° bacillus subtilis ; 5° le bacillus mesentericus vulgatus, (1° une espèce indéterminée (bacille). Il considère le bacillus subtilis et le bacillus mesentericus vulgatus (bacille de la pomme de terre) comme des bacilles d’impureté.

De nombreuses recherches bactériologiques faites en îtfyfi et 1897 avec Gouiny, sur des

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