‹ La vaccine et la vaccinationChapitre 37 sur 80 · DUALITÉ DES DEUX VIHUS · texte numérisé non relu

DUALITÉ DES DEUX VIHUS

quier et Ducamp n'ont observé aucune atténuation dans le virus vaccin. « La vaccine exaltée chez ranimai au point «le déterminer la mort, reste la vaccine, et la variole que l'on dit atténuée par son passage chez les bovidés, donne la variole quand on l'inocule à l’homme, et une variole grave puisqu’elle peut entraîner la mort. Il n’y a donc pas transformation de ces virus l’un dans l’autre. Vaccine exaltée reste vaccine, variole considérée comme atténuée reste variole » (1894).

Hervieux, à l’Académie de Médecine, en 1 8j)5 et 1896, s’est montré partisan absolu de la dualité des deux virus, en s’appuyant sur la clinique et l’expéri men tation .

Voici, sous forme de tableau comparatif, les ar guments invoqués par M. Hervieux :

Vaccine

Toujours semblable à elle-même dans ses manifestations.

Toujours locale et, quand elle se généralise, c'est toujours par uue cause indépendante de la nature de son principe virulent.

Toujours bénigne.

Toujours exempte de complications.

Guérit toujours.

Transmissible par inoculation.

Variole

Se modifiant k 1 infini dans ses expressions symptomatiques : formes bénigne ou maligne, discrète ou confluente, hémorrhagique, gangréneuse, asphyxique, pneumonique, etc.

T o uj ours généralisée.

Toujours redoutable à moins qu'elle n'ait été modifiée par la vaccine.

Produit de très nombreuses complications.

Très souvent mortelle.

Eminemment contagieuse.

Épidémique, endémique.

Dans les millions de laits accomplis, on n'a jamais vu la transformation de la vaccine en variole, et de celle-ci en vaccine.

L’inoculation simultanée à l’animal de la variole et de la vaccine reproduit les deux maladies.

Woodville d’abord, Salmade ensuite, et llous- <juet après eux, ont inoculé un mélange de virus variolique et de vaccin : « Ces virus ne se sont' ni neutralisés, ni confondus : ils ont éclos chacun à leur heure, l’un adonné la variole, l’autre la vaccine » .

De tout ce qui précède, nous devons conclure qu’il est nécessaire de connaître le microbe des deux affections avant de se prononcer en une absolue certitude. Adhuc sub judice lis est.

Cependant, la clinique assigne des caractères distinctifs aux deux maladies. Et il est logique de dire qu’il peut y avoir ici des actions bactériennes antagonistes. D’ailleurs, l'expérience a prouvé que certains microbes confèrent l'immunité contre des maladies microbiennes d’une espèce autre. Pasteur a vacciné les poules contre

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