‹ La vaccine et la vaccinationChapitre 45 sur 80 · INDICATIONS. — CONTRE-INDICATIONS · texte numérisé non relu

INDICATIONS. — CONTRE-INDICATIONS

La vaccination a pour but et pour eiïel de préserver contre la variole. Mais, diverses conditions et précautions sont nécessaires, si l’on veut pratiquer une bonne vaccination, c’est-àdire une vaccination qui a toutes chances de succès et qui n’expose à aucun accident.

Age. — La vaccination peut se faire à tout Age : les nouveau-nés supportent admirablement la vaccine, et peuvent être vaccinés le jour même de leur naissance, car l’immunité naturelle absolue est très rare ; cependant Hervieux en a cité un cas qui aurait persisté pendant vingt sept ans (janvier 1896). Le plus souvent celle immunité provient d’une immunisation fœtale, c’est-à-dire intra-utérine, par suite d’une vaccination ou revaccination de la mère durant la grossesse ou d’une variole produite chez elle.

La vaccination peut se faire à une époque que l’on peut choisir ; elle est dite alors vaccination d'opportunité, quand it n’y a pas d’épidémie. Si, au contraire, la variole règne, il est de toute nécessité de pratiquer la vaccination peuplement : c’est la vaccination d'urgence. S’il n’y a pas urgence, chez l’enfant, on pourra attendre jusqu’à six semaines et même trois mois.

Ko temps d'épidémie, il faut revacciner tout le monde, car il n’y a pas d’ùge pour la vaccine. I^i variole atteint tous les âges, et, selon Bousquet, « s’il est quelquefois trop tôt, il n’est jamais trop tard pour vacciner. » Il faut vacciner et revaccinera tout âge, jeunes et vieux, parce que « la petite vérole ne respecte aucun âge. forment ælatem occupât (Van Swieten)... et senibm pejor » .

Sexe — Le sexe n’a aucune influence sur la vaccine.

Santé État de maladie — Selon Longet, la vaccine est défavorablement influencée par un état morbide capable d’agir snr les principales fonctions de la vie organique. Aussi, dans les maladies aiguës, on pourra différer. La maladie chronique apyrétique ne contre-indique pas la vaccination.

Chez les eczémateux et les impétigineux de grandes précautions sont à prendre : une ou deux piqêres suffiront et seront protégées par

un pansement occlusif. De même, chez les individus présentant des accidents syphilitiques, il est bon parfois de savoir attendre, car la syphilis peut revêtir une forme très grave à la suite de la vadfeine et entraîner la mort. D’Espine conseille de ne jamais vacciner un enfant atteint de fièvre ou de convulsions, « soit à cause de l’enfant, soit pour les parents, qui mettraient volontiers sur le compte de la vaccine les accidents dus à la maladie primitive ».

Grossesse — L’innocuité de la vaccination pour la mère et pour l’enfant est un fait établi, La variole est, au contraire, dans les formes confluente et hémorrhagique, d’un pronostic fatal pour la mère qui peut souvent succomber avant d’avoir eu le temps d’expulser son fœtus. Dans la variole discrète l’avortement est moins fréquent et la mère guérit presque toujours.

Il ne faudra donc jamais craindre de vacciner une femme enceinte.

Épidémies — En temps <l 'épidémie variolique la vaccination est de toute urgence; les maladies aiguës ne sont pas des contre-indications ; la variole elle- même, si elle est dans la période d’incubation, est heureusement inlluencée par la vaccination.

Conditions atmosphériques — Un étal pathologique quelconque peut combattre et annihiler l’effet de la vaccine, s’opposer au succès d’une

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