PROCÉDÉS DIVERS D’INOCULATION
Inoculation par piqûre ou acupuncture.
— C’est là le procédé le plus ancien et dans lequel on s’est servi d’instruments divers.
Aiguilles à coudre ordinaire. Épingles.
— Elles font de trop petites solutions de continuité et ont donné des insuccès très fréquents car elles introduisaient peu ou pas de vaccin.
Aiguilles cannelées. — Mathieu, Depaul, Chainbon, Lorain et d’autres ont proposé divers modèles d’aiguilles cannelées dont on se sert peu aujourd’hui.
Inoculation par ponction. — L’inoculation par ponction peut se faire à l'aide de diverses lancettes ; d’après Sutton, on enfonce obliquement et à plat sous l’épiderme la pointe de la lancette chargée de vaccin. Elle est enfoncée d’un millimètre de profondeur, retournée dans la plaie de façon à l'essuver contre les lèvres. La lancette de Jean Chai I ly peut servir pour pratiquer la ponction.
Inoculation par incision ou scarification.
— Ce mode d’inoculation est fort ancien et tend à être le seul employé, l’incision se fait avec le tranchant de la lancette ; ou même, à son défaut, avec la pointe d’un bistouri chargée ou non de virus-vaccin. On pratique de petites incisions superficielles à la peau de 2 à 4 millimètres de longueur. Si la lancette est chargée de vaccin, l inoculation se trouve faite en même temps que
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CA VACCINATION
1 incision ; en cas conlraire, on charge la pointe de 1 instrument de vaccin et on l’essuie entre les lèvres de la plaie.
Divers instruments ont été inventés pour 1 emploi de ce procédé : l’inoculateur par scarifications de Monteils, le scarificateur d’Umé, le vaccinateur tréphine de Warlomont. Mais ces instruments ne paraissent pas avoir été bien accueillis par les médecins, et nous ne croyons pas devoir les décrire.
Le meilleur instrument est le plus simple : la lancette remplit ces conditions.
La lancette sans chasse, en manquant de fixité, et par suite de sa brièveté, fatigue rapidement l’opérateur. Aussi, la lanceltp avec chasse est-elle préférable.
Vaccinostyle individuel. — Après chaque' inoculation d’un sujet, il faut stériliser les lancettes : cela demande du temps et des aides. Aussi a-t on cherché à tourner la difficulté. Un médecin militaire français, le Dr Mareschal, a inventé une plume métallique dite vaccinostyle, d’une stérilisation préalable facile, et d’un très bas prix de revient, assez faible pour qu’on puisse la sacrifier après s’en être servi pour une seule personne.
De celte façon, et suivant en cela le conseil du professeur Fournier, chaque vacciné est inoculé avec des instruments ne touchant qu’à lui.
PROCÉDÉS DIVERS d'iNOCCLATION
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Le vaccinostyle du l)1' Mareschal ressemble à une plume à écrire non fendue, el dont il a les dimensions; son lalon peut cire monté sur un porte-plume ou sur un manche spécial dit « auto-expulseur ». La pointe est plate et triangulaire, et a la forme de la lancette à vacciner; à la face inférieure, entre la pointe et la petite ouverture existe une cannelure qui s’arrête près de la pointe, et qui rend plus facile l’écoulement du vaccin dont est chargé le vaccinoslyle, lorsqu’il est tenu la pointe en bas dans la plaie qu'il a produite avec ses bords légèrement tranchants. Le vaccinostyle permet de pratiquer très rapidement de nombreuses vaccinations.
La stérilisation des vaccinoslyles, après les avoir employés, donne la possibilité de s’en servir de nouveau, si on ne les sacrifie pas dès une première vaccination.
En Allemagne, d’après Pissin, on se sert de la plume de Meynhoff.
Les instruments de choix pour la vaccination par scarification sont la lancette à châsse métallique et le vaccinostyle.
Procédé du grattage. — Avec la lame de la lancette chargée de vaccin, on gratte ou l’on racle vivement la peau à l’endroit choisi jusqu’à I apparition d un léger piqueté sanguin, Ce procédé est lent, donne des pustules considérables
eldes phénomènes de réaction locale très intense (procédé de Raffinesque et Raymond).
Le vaccinodacly/e, de Crouigneau, a pour but de régulariser l’écoulement goutte à goutte du vaccin du tube sur la lancette, niais il n’est guère pratique.
SEROTHERAPIE RE LA VA H f OLE
Do recherches récentes ont été faites dans l’intention de traiter le varioleux par des injections de sérum sanguin provenant des génisses eu pleine éruption vaccinale. C’est là la sérothérapie de la variole.
En 1881, Layet et Jolyel inoculèrent, sans succès, à des génisses du sang pris dans les vaisseaux d une génisse en puissance de vaccine. Ils avaient aussi observé que du vaccin, filtré sur du plâtre, du sérum sanguin, et des liquides extraits par compression des ganglions bronchiques d’un veau en pleine évolution vaccinale, ne donnaient aucun résultat si ou les employait pour faire des inoculations vaccinales.
Straus, Chambon et .Ménard reprirent les expériences que Maurice Raynaud avait déjà faites, et ils obtinrent les mêmes résultats : ce n’est qu en injectant d énormes quantités de sang provenant d un veau en pleine éruption vaccinale qu’on pouvait immuniser des génisses.
Illava et Houl, de l’rague, ont aussi injecté à