LA SÉROTHÉRAPIE DE LA VARIOLE
des génisses et à (les enfants du sérum sanguin recueilli sur des veaux pendant l’évolution vaccinale ou après la guérison de la vaccine.
Béclère, Chambon et Ménard ont fait connaître, en décembre 1890, leurs recherches sur l’immunité vaccinale, le pouvoir immunisant du sérum de génisse vaccinée, et ont conclu que ce sérum pris hors de la période de virulence, après la dessiccation dès pustules, possédait vis-à-vis de la vaccine une propriété immunisante due à des substances solubles, et que son action était aussi rapide que celle de l'inoculation sous-cutanée de virus vaccinal est lente.
En janvier 1896, ces mêmes expérimentateurs firent de nouvelles recherches à la suite desquelles ils maintinrent leurs conclusions premières : « Le virus vaccinal confère une immunité lente à se développer, mais qui devient complète, si minime que soit la dose du vaccin, et qui dure plusieurs années.
« Inversement, l’action immunisante du sérum de génisse vaccinée est rapide, pour ainsi dire immédiat, si bien que ce sérum est non seulement préventif, mais curateur ».
Un tout jeune enfant atteint de variole reçut une injection de sérum provenant d’une génisse nouvellement vaccinée et guérit ; son frère, âgé de 3 ans, atteint de la même maladie, ne reçut pas d’injection et succomba.