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HISTORIQUE

DE LA VACCINATION ANIMALE

VACCINE. COW-POX. IIÙUSE-rOX

La vaccine est une affection virulente, c’està-dire une infection provoquée chez l’homme par l'inoculation d'un virus appelé vaccin, afin de le préserver de la variole ou d'en atténuer les elTets toujours si dangereux.

L’opération qui consiste à inoculer ce virus est appelée vaccination.

Suivant l’origine du vaccin, la vaccination est dite jennérienne ou animale : la vaccination jennérienne emprunta le vaccin à l’espèce humaine, la vaccination animale se sert du vaccin de génisse ou cow-pox.

Nous ne nous occuperons dans ce travail que de la vaccination animale qui tend de plus en jdus à se substituer entièrement à la vaccination

VACCINATION ANIMALE

jennérienne. D’ailleurs, Jenner lui-même a parfait sa découverte en démontrant Y identité du coic-pox et du vaccin humain, de plus, il démontra aussi Y identité du cow-pox et du horsepox.

Par l’observation, il vit que les maréchauxferrants et les ouvriers forgerons, en contact avec les chevaux, étaient réfractaires à l’inoculation variolique et à l’inoculation vaccinale parce qu'ils s'inoculaient à eux-mêmes, et inconsciemment, une affection pustuleuse existant aux jambes des chevaux, appelée rjrease par les maréchaux anglais.

Ce grand observateur fit des expériences afin de démontrer l’identité du cow-pox, du horsepox et de la vaccine humaine. Mais, une erreur de traduction française de l’opuscule de Jenner (1798) ne permit pas d’attester tout de suite l’origine équine du cow-pox,

Jenner ne se servit qu’une fois du mot grease qu’il remplaça par le mot sore heel's.

En France, on crut que c’était là une affection se développant aux jambes du cheval et dite : Eaux aux jambes ; mais cette maladie n’est pas inoculable.

En Italie, la traduction en fit le javart, qui est une nécrose des tissus fibreux ou cartilagineux de la région digitale.

En 1802, parut l’ouvrage de Loy ( Account 0/

VACCINATION’ ANIMALE

some expérimente on l/te origine of t/ie cowpox, 1802), concluant à l’origine équine du cow-pox.

Cet ouvrage fut traduit en français par le 1)' de Carro, de Genève, qui trouvait ainsi une occasion de témoigner son admiration envers Jenner.

Mais ce travail fut oublié jusqu’au jour de son exhumation, en 18(57, Par Bouvier, devant l’Académie de Médecine.

Sacco, do Milan, confirma les expériences de Jenner sur l’origine équine du cow-pox.

Kn i845, un vétérinaire français, Pélelard, retrouve la maladie vaccinogène du cheval, et son travail est oublié durant a3 ans.

Sarraus, en 1860 ; Lafosse, professeur à l’Ecole vétérinaire de Toulouse, en 1860; H. Bouley, directeur de l’École vétérinaire d’Alfort, en j8G3, démontrent à leur tour l’identité du horsepox et du cow-pox. C’est Bouley qui donne le nom de horse-pox à la maladie vaccinogène du cheval.

Entre temps, d’autres expérimentateurs, Hitler, Rosenthal, Berndt et Steinbeck, en Suisse et en Allemagne, avaient aussi fuit des expéri i“ n ces d é mo n s t ra t i ves .

Puis vinrent les travaux de Chauveau en 18GG, et, plus lard, les expériences positives de Layet. Les noms de vaccine (man-pox), de cotc-pox

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