‹ La Vaccinothérapie TyphiqueChapitre 16 sur 33 · RÉSUMÉ DES CAS ANTÉRIEUREMENT RAPPORTÉS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES CAS ANTÉRIEUREMENT RAPPORTÉS

EucEN FRraexker, le 12 octobre 1893 rapporte dans le Deutsche medicinische Wochenschrift, 57 cas de typhoïde traités par du vaccin chauffé à 63°. Il commence par 1/2 centimètre cube, puis injecte 1 el 2 centimètres cubes ; il répète l’injection tant que la température n’est pas revenue à la normale, L'ensemble des résultats est favorable ; l’évolution beaucoup plus rapide. Sur ces 57 cas il a 5 décès ce qui donne un pour-

centage de 8,7. Il signale quelques rechutes.

Beumer er Piper (Zeitsch f. klinische Medizin, Bd. XXVIIL Helf. 3, ind. 4) se servent de cullures sur bouillon chauffées à 550. Ils traitent 8 cas,et après quelques injections de 1/2 centimètre cube l'affection est enrayée.

Perruscaxi emploie lui aussi des cultures stérilisés par la chaleur, conteuant par centimètre cube 10 à 20 millions de bacilles. Sur 17 cas il n’a pas de mort, et l’évolution est beau-

coup plus rapide et moins grave que dans les cas non traités.

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RicxaArpsoN rapporte d’abord en 1907 22 castrailés par des filirats de culture d'Eberth. Il a deux morts, une par embolie pulmonaire et une hémorragie. Tous les autres cas guérissent rapidement. En 1908,19 malades suivent le même traitement. Enfin en 1912, 28 malades reçoivent les mêmes injections. Il n’y a pas de morls dans ces 2 dernières séries. En résumé, sur 69 cas il y a 2morts ou 2,9°/.et 7rechutes. D’après cet auteur, les cas graves semblent répondre mal à la médication.

En 1908 Pescaroco ET QuabronE ont traité 20 typhiques par des cultures vivantes chauffées à 50. Ils font des injections de 1/2 centimètre cube tous les quatre ou sept jours, ils montrent que les bacilles disparaissent rapidement du sang des malades. Ils ne signalent pas de décès.

La même année ILEMAN traite un cas par 1.000 millions de bacilles chauffés. Le malade guérit, mais la maladie ne semble

pas avoir été très influencée par la vaccinothérapie.

WATTERS ET EATON vaccinent 30 typhiques, puis 4 en 1909. Eofin 35 en 1911, à l’aide de cultures stérilisées par la chaleur.Ils injectent en se basant sur la marche de la maladie de 25 à 30 millions de bacilles sur ces 69 cas ils ont 2 morts et

5 rechutes.

SEMPLE rapporte 9 cas en 1909, et 51 en 1912. Il. emploie : des auto-vaccins ou des stocks-vaccins ; il conseille de se mé-

fier des fortes doses, il. dilue dans un centimèlre cube la

sr Le dose à injecter, de 8 à 30 millions de bacilles. Il montre qu'à la suite des injections l’index opsonique s'élève considérablement ; il note une grande amélioration après les inoculations. Il signale seulement 2 morts et 2 rechutes ou 3,33 °/..

SMALLMAN traite aussi en 1909 36 typhiques par des vaccins stérilisés par la chaleur. La dose employée en dernier lieu est de 300 à 350 millions de bacilles qu’on répète tous les trois jours jusqu’à ce que l’effet voulu soit obtenu.

Sur ces 36 cas il y a 3 morts, ou 8,3 °/. de mortalité,

En général la typhoïde tourne court après le traitement ou prend une forme bénigne. Dans 2 cas l’auteur signale l’apparition d'une périostite typhique qui céda rapidement à l’injection de vaccin au niveau même de la lésion.

KenNepy emploie comme vaccin une culture stérilisée par la chaleur dans un cas de fièvre typhoïde au 5° jour. Il fait 4 injections de 50 millions de bacilles. La température arrive à la normale au 20° jour.

BEHREND soigne 12 cas sans décès, toujours avec des bacilles tués par la chaleur. Il emploie la même technique que

Kennedy et obtient des résultats favorables.

Nicuozs cité par Watters et Eaton traite de même 91 typhiques. Il n’a pas de décès, mais 2 rechutes.

Cette même année on retrouve un assez grand nombre d’observations isolées signalées par FRENCH, RamsBurG, RAFFIN, Woop et Pozcock. Tous ces cas se terminèrent par la guérison et tous ces auteurs jugent très favorablement la méthode.

Wizson se sert d’auto-vaccin et injecte de 250 millions à 1 milliard. Pour répéter les injections il se base sur la marche

de la température et l’état de la maladie.

Lo — il rapporte 6 cas qui tous ont évolué rapidement vers la guérison L’auteur insiste surtout sur le bien-être qu'éprouve

le malade à la suite des injections.

SAPPINGTON rapporte 22 cas traités soit par des auto, scit par des stocks-vaccins chauffés. La dose est de 5 à 20 millions. Il fait 2 injections deux jours de suite. Rapidement l'index opsonique et les agglutinines augmentent. Il observe 2 hémorragies bénignes, 1 perforation ; pas de rechutes à proprement parler.

Sur ces 22 cas il y a 3 morts, et encore l’une de ces morts est survenue dans un cas déjà désespéré et traité beaucoup trop tardivement ne comptant donc que 2 morts on arrive à un pourcentage de 9,5 tandis que le pourcentage des cas non

traités était beaucoup plus élevé.

Raw se sert dans 11 cas du vaccin de Wright. Il a 2 morts par perforation ou hémorragies. Il ne croit pas avoir obtenu grand bénéfice de cetle nouvelle méthode, et la considère comme ayant plus d'action au point de vue préventif qu’au

point de vue curatif.

MarTiN sur 2 cas la même année a 1 décès. 11 injectait de 10 à 250 millions de bacilles.

Hors traite en 1910 16 malades; puis 35 en 1911. Il injecte de 10 à 250 millions de bacilles chauffés. Il ne note pas de grandes variations dans la température par comparaison avec 21 cas témoins. Les hémorragies seraient aussi fréquentes et les rechutes plus nombreuses que dans les cas non traités : 30 °/, au lieu de i0 +, chez les non vaccinés. Malgré tout il juge favorablement la méthode qui raccourcit la durée de la maladie. | |

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Dans sa première série il n'a pas de décès tandis que les 21 cas témoins ont 4 morts.

Dans la seconde série de 35 cas il a 2 décès, soit 3,9 0/.. Il

rapporte 8 rechutes d'où un pourcentage de 15.

Simons traite 6 cas par des cultures chaulffées. Il a 1 décès. D’après lui la marche de la maladie dans son ensemble est favorablement influencée.

SADLER pendant les années 1911 et 1912 rapporte 92 cas avec 9 morts, ce qui fait un pourcentage de 9,7. Lui aussi il se sert de cultures chauffées et tous Les trois ou quatre jours

il injecte de 2 à 4 millions de bacilles.

O’conor rapporte la même année un cas favorable à la méthode.

Cazisox traite en 1911 24 typhiques et 14 en 1912. Sur l’ensemble de ces 38 cas il a 5 décès (13 °/.) et 1 rechute, c’est èncore de cultures chauffées dont il se sert, et il répète les injec-

tions tous les trois ou quatre jours.

MEaAKINGS ET Forster font d’abord une étude générale sur la vaccinothérapie : la mortalité des cas traités s’élève à 4,6 °/, au lieu de 12,2 °/, dans les cas témoins. Les rechutes sont de 2,3 au lieu de 13 °/,. Puisils rapportent 41 cas qu’ils ont traité par les auto-vaccins chauffés, chaque centimètre cube contient 1 milliard de bacilles et des traces d’acide phénique. La première injection est de | milliard : la seconde de 2 milliards. Ils ont 1 mort, et d’après eux il est hors de doute que le traitement exerce une action favorable sur les complications, les rechutes et la mortalité.

Gauchery

et

Turkey sur 40 cas a 1 mort et 5 rechutes ; vers la même époque Wiccrams rapporte 16 caset Reams 18. Tous leurs malades guérissent. Puis Binney Er Dorser rapportent 2 séries; une de 16 malades et une de 12. La première fois ils injectent de 100 à 500 millions de bacilles. Dans la 2° série d'expériences ils doublent les doses et injectent jusqu’à 1 milliard. Aucun

de leurs malades ne meurt.

Lupers sur 19 cas a 1 mort. Il injecte de 10 à 800 millions de bacilles chauffés.

Mac LaucxLin rapporte vers la même époque 13 cas sans dé-

cès. [1 injecte 1 milliard de bacilles tous les huit jours.

Anpers fait dans 8 cas une ou- deux injections de 500 millions à 1 milliard, de bacilles chauffés. Il n’a pas de décès,

une rechute.

Duncan a lui aussi une statistique de 6 cas sans décès en

suivant des méthodes voisines.

EzLior toujours avec des cultures chauffées expérimente la méthode dans 3 cas. Il n’a lui non plus aucun décès et consi- dère le traitement comme excellent lorsqu'il est employé dans

les dix premiers jours de la maladie.

FLecater présente 14 cas avec 2 décès et une rechute. En général les résultats obtenus sont très favorables. Il injecte

500 millions de microbes à intervalles éloignés de dix jours.

Jewerr emploie de 50 à 150 millions de bacilles par injec-

tions. Il traite 15 cas et a 2 morts.

Mac Kay n’a pas de mort dans 9 cas, dans lesquels il em-

ploie des doses plus élevées : de 500 millions à 1 milliard.

Cuiroress sur 18 cas à 1 mort; il emploie les mêmes doses

que l’auteur précédent.

GLEASON se contente de 100 millions de bacilles par injection, ses 6 cas guérissent.

LEvisoN traite 4 cas par 250 millions de microbes. Il a 4 guérisons.

Puis nous retrouvons ensuite un certain nombre de cas isolés. È

MEarkEr, WEAvER, LYON, WooLpRinGE, ROBERTS ET WYATT, JupkinGs et Davies, Waicar apportent chacun 1 cas. Tous

guérissent sauf le cas de Weaver qui se termine par un décès.

Moore a 2 cas, BRoEsER 3 qui tous guérissent. SANSBORN enfin présente une série plus importante sur

35 cas, il a # morts, ce qui fait un pourcentage de 11. Mac CanNaL avec 3 cas n’a pas de décès ; mais pour lui la

durée de la maladie n’est pas raccourcie puisqu'il donne en moyenne trente-sept jours.

Kavex observe 4 cas qui guérissent ; Love 2 cas sans décès,

KiNKERBOOKER 4 Cas qui se terminent par la guérison en une moyenne de trente-trois jours,

WINCHELL, PARKER, SMITH, SCOTT apportent chacun 1 cas favorablement terminé.

Donazp a 6 cas sans décès. LupEers 5 cas qui guérissent, mais une rechute, GRACE de même 6 cas dont un se complique

de rechute. Tous guérissent.

Bunpesen 4 sans décès ; Cooper 6 sans décès.

First 4, CONSTANTINE 4, KinGsLey 3, VAN DER BERG 5 qui tous guérissent.

Puis Dorrenweicx, KEPPEL, NorroN, Burns, CALDWELL,

Hupson, Davis, ont chacun 1 cas à terminaison favorable.

Crary guérit ses 2 malades ; Law sur 5 cas à 1 mort. Hus- BaRD sur 4 a 4 guérisons ; SriLEs puis ARNSON chacun sur 2 cas 2 guérisons ; Rawson sur 3, ARTHUR Sur 2, RESPESS sur 5, pas de décès.

D’autres auteurs rapportent chacun 1 cas avec guérison : ce sont Porerrieczn, WincneLr, Roupor, ILLMENT ET DUNCAN, ALLEN et Person; RENAUD avec 6 cas n’a pas de mort ; CARR avec 2 cas 2? guérisons.

Puis nous retrouvons WoLyErTON qui sur 12 Cas n’a ni. rechute ni décès.

Gray apporle 126 cas et seulement 5 décès ce qui donne 3,9 °/, tandis que la mortalité chez les témoins était de 9,7. La maladie dure en moyenne vingt-six jours au lieu de trente-trois

jours.

Warrers enfin fait paraître en 1913 un article sur la question et rapporte un tableau de 1.120 cas traités par les différents auteurs que nous venons de signaler.

Lui-même a commencé le traitement en 1907 et en 1913 1l rapporte 158 cas personnels avec 17 morts ou 11 °/.-Ce pourcentage si élevé est expliqué par ce fait qu'il a traité des cas désespérés et d’après lui 10 de ces morts ne devraient pas entrer daus le pourcentage. Sur 100 cas témoins il a 30 morts ou 13 °/,. Les cas traités ont gagné dix jours sur les cas non traités. Il a eu 4,9 °/, de rechutes au lieu de 20 °/,. Le traitement doit être employé le plus tôt possible :: «Chaque jour de gagné par le diagnostic évite plusieurs jours de maladie ».

Ensuite Lowe,avec 2 cas, n’a pas de mort, Mac-CarLoucx, ZiErATH, chacun avec 3 cas, n’ont pas de mort.

WoëLEn, sur 10 cas, a 1 décès.

KepPeL avec 1 cas, GAGE avec 2, Cox avec 2, Srices avec 2

et PuLvER avec 1, n’ont que des guérisons.

GATES sur 6 cas a 1 mort.

EMoxG dans 2 cas injecte de 400 à 800 millions de microbes

Ses 2 cas guérissent. ,

RanpozPx enfin sur 12 cas traités en 1911 puis en 1913, a 1 décès, ce qui donne comme pourcentage, 8,33 0/,, Il se sert des vaccins de l’armée américaine et croit les résultats d’autant

meilleurs que le traitement est plus précoce.

Courmonr ET RocHaix se servant de cultures chauffées à 53 essayent tout d’abord de vacciner préventivement par voie buccale.

Ils traitent ensuite la fièvre typhoïde par des lavements et donnent plusieurs jours de suite des doses de 100 centimètres cubes de culture.

Ils ajoutent au lavement X gouttes de laudanum. Ils font expérimenter cette méthode dans 4 services des hôpitaux de Lyon et sur 39 cas traités ont 2 morts ou 5,1 °/, tandis que dans les cas témoins on retrouve un pourcentage de décès de 11,6.

Les rechutes ne sont pas supprimées, 20,5 °/, aussi les auteurs conseillent-ils de donner 2 ou 3 lavements après la dé-

fervescence pour tâcher d'éviter celles-ci.

Rexaun stérilise les cultures non plus par la chaleur, mais par les rayons ultra-violets : il emploie la méthode des injections sous-cutanées et rapporte dans 4 cas des résultats favorables.

Arpin DEcTEIL, NÈGRE Er RAyNAuD se servent du vaccin vivant sensibilisé de Besredka. Ils ont 37 observations, et pas de décès. Ils font 4 injections à trois jours d'intervalle, commençant par 1 milliard de bacilles pour arriver à 3 milliards. Sur 179 cas témoins ils ont 8,38°/, de décès. Les rechutes sont de 5,4 °/, chez les vaccinés et de 9,75 chez les autres.

En 1913 il rapporte 11 nouveaux cas qu'il traite par 4 injec”

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