LAPS
tions journalières. Il a 1 décès sur 48 cas, son pourcentage de mortalité est donc de 2,8.
Boer emploie lui aussi le vaccin sensibilisé de Besredka. Il donne d'emblée 2 milliards de bacilles et répète les injections trois ou quatre jours consécutifs suivant la gravité de la maladie. Sur 15 cas il n’a pas de décès, et d’après lui la vaccinothérapie diminue la gravité de la maladie et abrège son évolution. Elle a d’ailleurs d'autant plus d’action que le traitement est institué plus près du début. Il observe 1 cas d’hé-
morragie intestinale.
TairoLoix, Garsaux ET BARDON rapportent à la Sociélé médicale des Hôpitaux le relevé de 10 cas qu'ils traitent d’abord par le vaccin de Vincent stérilisé par l’éther,puis par du stockvaccin et enfin par de l’auto-vaccin chauffé. Ils inoculent de 500 millions à 2 milliards de bacilles à des intervalles de deux, quatre ou six jours. |
Dans cette première série tous leurs malades guérissent, les symptômes, s’atténuent, la diurèse se rétablit, l’évolution est abrégée; les complications sont nulles ou légères. Ils n’ont pas observé de rechute.
Puis dans un cas les auteurs essayent la vaccinothérapie par voie intraveineuse (dose 100 millions de bacilles). Les réactions sont fortes, mais le malade guérit en neuf jours.
Ensuite Thiroloix et Bardon rapportent 50 cas traités par le vaccin-éther de Vincent (1/2 cmc.à 12 heures d'intervalle, 3 fois). Ils ont 7 morts ou 14 °/,, 9 fois les injections n’ont pas modifié la maladie. Dans 68 °/, des cas, la typhoïde a été . nettement et favorablement influencée. Ils croient la méthode sans danger mais considèrent comme contre-indication absolue les états graves hyperpyrétiques ou avec myocardite
PerRowirCH rapporte la plus importante des statistiques. I] traite à l'hôpital d’'Uskub 460 typhiques à l’aide de vaccins
anglais stérilisés par la chaleur. Il injecte 20 millions de bacilles et fait au plus 3 injections. Il a 15 morts ou 2,9°/, tandis que sur 220 malades traités par la méthode de Brandt pendant la même période il a une mortalité de 12,8 c/..
VincenT emploie la vaccinothérapie depuis 1910. Il rapporte 32 cas qu’il a traités par ses autolysats polyvalents stérilisés par l’éther. Actuellement il emploie un vaccin stérilisé par l’éther. Il n’a pas de décès et surtout dans les cas traités précocement signale d'excellents résultats. II employait 1 à 2 centimètres cubes d’autolysant.
Puis il fait paraître en novembre 1913 une note dans laquelle il signale 2 cas qui n’ont pas été influencés par le vaccin et dont l’un s’est terminé par la mort. Pour lui la vaccination curative ne donnerait que des résultats inconstants, il n’en
conseillé pas l'emploi.
SACQUEPÉE ET CHEVREL se servent de cultures chauffées à 56 pendant une heure. Ils injectent de 100 à 700 millions de ba. cilles et sur 28 cas ont 2 décès, l’un par hémorragie, l’autre par broncho-pneumonie. Dans tous les autres cas la vaccinothérapie ammena une amélioration appréciable, diminuant la durée et la gravité de la maladie. La mortalité dans les cas
témoins atteint 10,5 au lieu de 7,1.
DELEARDE ET LEBORGNE ont employé la vaccinothérapiechez l'enfant. Ils se servent du vaecin sensibilisé de Besredka; font leurs injections à cinq jours d'intervalle et emploient des dotes variant de 1/4 de centimètre cube à 1 centimètre cube. Ils font 2 ou 4 injections.
Sur 6 cas ils ont 2 morts et 2 rechutes.
Sur 4 cas témoins ils ont 1 décès et 2 rechutes.
La méthode pour eux n’aurait agi que dans un cas. Leurs
observations ne sont pas en réalité favorables à la vaccino-
thérapie.
Nerrer, après avoir fait un historique très complet de la question,rapporte 14 cas personnels. Il traitait des enfants faisant trois jours de suite une injection de 500 millions de bacilles. H a { mort et 3 rechutes, tandis qu’au cours de la même épidémie, sur 11 enfants traités par la méthode classique il avait 2 décès. :
Là encore il a employé le vaccin sensibilisé de Besredka. D’après lui la vaccinothérapie donne des résultats satisfaisants, . diminuant la mortalité, la durée et les rechutes: mais il craint que dans certains cas le traitement puisse provoquer des cho-
lécystites.
CHaNTEMESsE après avoir obtenu avec la sérothérapie d’excellents résultats, étudie la vaccinothérapie et la CORSA comme une bonne méthode à condition d’instituer le traitement aussi précocement que possible, de ne faire que 2 ou 3 injections à plusieurs jours d'intervalle et de n’injecter que de faibles doses ; de 30 à 60 millions de bacilles au maximum.
Il commence en général par 60, pour continuer par 30 et finir par 15 millions.
Il se sert de bacilles chauffés à 56° pendant quarante-cinq minutes. À son travail sont annexés 5 courbes de température
très favorables à la méthode.
Josué Er BELLOIR dans 2 communications à la Société médicale des hôpitaux rapportent 12 cas avec seulement 1 décès. Ils se servent d'autovaccins chauffés à 58° et injectent 3 fois 200 millions de bacilles à douze heures d'intervalle .Les résultats sont encourageants aussi bien dans les formes très graves que dans les formes légères.
Durour à la suite de cette discussion rapporte6 cas auxquels il a appliqué le vaccin de Vincent. La maladie ne lui a pas semblé transformée et pour lui cette méthode n’a pas encore fait ses preuves. Plus tard, il rapporte 3 nouveaux cas dont un s’est terminé par la mort. Sur 9 cas il a donc 1 décès, ou 11 °/,. Sur 104 cas traités par les bains il rapporte 6 morts ou D /0.
Sa8Lé rapporte 8 observations avec 2 morts par complications pulmonaires. Il se sert de vaccin de Besredka. La vaccinothérapie est un adjuvant précieux au traitement, d'autant plus utile qu’il est institué plus tôt.
En octobree 1913, Paur-Émine Weic étudie le résultat de la vaccinothérapie chez l’enfant dans 16 cas. 1l se sert du vaccin de Vincent, et injecte si le petit malade a plus de 5 ans, 1/4, 1/2, 1 centimètre cube,1 centimètre cube 5 quatre jours de suite, puis deux jours après 2 centimètres cubes.
Tous ses malades guérissent rapidement en huit à quinze jours. IL n’a ni rechutes ni complications.
Waiz Haut traite de même 7 cas de fièvre typhoïde. Dans l’ensemble la méthode lui a donné de bons résultats et s’est
montrée toujours inoffensive. Mais il accuse 2 rechutes,
GRENET enfin traite 2 cas tardivement, dans ces 2 cas la méthode aurait déclanché rapidement la guérison. Lui aussi a une rechute.
Varior, GRENET ET DumonrT ont eux aussi injecté le vaccin de Vincent dans 16 cas. [ls injectent un centimètre cube parfois, et se basant.sur l’évolution clinique et la marche de la température ils font une, deux ou trois injections.
Quinze de ieurs cas ont guéri. Dans le 16° terminé par la mort, les signes de perforation existaient lorsque linjection
fut faite.
Ils terminent en disant que la vaccinothérapie de la fièvre typhoïde semble être un traitement efficace et sans danger ; raccourcissement souvent, bien que de manière inconstante
la durée générale. de la maladie. Ils ont une rechute.
Caisse se sert des vaccins par cultures irradiées de Maurice Renaut depuis deux ans. À chaque injection il injecte 100 millions de bacilles. Il ne peut préciser le nombre de cas qu’il a traité ; mais il considère l’action de ces vaccins comme très favorable bien qu’ils soient parfois inefficaces et qu'ils
n’empêchent pas les rechutes.
Rieux Louis Er Coms ont 16 observations de malades traités par le vaccin de Vincent. Ils font 2 à 3 injections de 1 centimètre cube d’autolysat ou de 1/2 centimètre cube de vaccin. Une seule fois ils accusent un résultat nettement favorable, deux fois un résultat favorable. Les 13 autres cas n’ont pas été influencés de manière appréciable. Sur ces 16 cas ils ont 2 morts, ou 12,5 °/.. En leur nom et au nom de Vincent ils considèrent qu'il ne faut pas attribuer au typhovaccin des propriétés thérapeutiques certaines qu’il ne saurait avoir.
Comsy a traité 5 enfants par le vaccin de Vincent, tous ont guéri très rapidement, et ont été très améliorés par cette thérapeutique.
BrouaARDEL ET Giroux rapportent une fièvre typhoïde grave traitée par 2 injections de vaccin polyvalent. La malade a guéri, mais à la suite de la première piqûre on observe une poussée appendiculaire nette et à la suite de la seconde une poussée de cholécystite.
LE BLaYE traite un malade par des injections intraveineuses de vaccin, il se sert d’autovaccin chauffé à 56° sans-antisepti-
que et injecte 10, 20 et 30 millions de bacilles.
À la suite Ja température s'élève pendant une période très courte ; cette élévation s’accompagnant souvent de frissons; ensuite la température s’abaisse pour atteindre son minimum le 3° jour. Malheureusement avec les doses employées cette action est passagère ; d'autre part étant donné la toxicité des vaccins actuels,on ne peut employer de doses plus fortes.
Il conseille d'associer à cette voie la voie sous-cutanée.
Kozse étudie 25 typhiques traités dans le service du professeur Chantemesse par son vaccin dilué. Il a 1 mort par myocardite et il considère la méthode comme donnant d’excel-
lents résultats.
Barru er CoLomse ont traité 5 cas par le vaccin de Vinceni. . Ils n’ont pas de mort. Il n’y a pas de rechutes, mais la durée de ta maladie ne semble pas nettement diminuée : ils ont une
hémorragie Enfin 1 de leurs cas se complique de phlébite.
Hierz er Gaucxery {raitent 25 malades par le vaccin sensibilisé de Besredka. 1/4 des cas prend forme de typhoïde abortive ; 1/4 des cas n’est pas influencé par le vaccin. Il n'y a qu’une mort(4°/.). Deux hémorragies (8 </:) et 3 rechutes (12 2). Il n’y a pas de perforations. Dans l’ensemble les résultats sont très favorables.
Les auteurs traitent de même 1 cas par le vaccin de Vincent. Les réactions locales et générales sont absolument compara-
bles par les 2 méthodes.
HAMEL ET GENDRONNEAU rapportent 1 cas de typhoïde traitée par 3 injections de 1/2 centimètre cube de Chantemesse. Ils ont une rechute grave.
Jaime FErRAN fait un article sur la vaccination antityphique préventive et curalive par les vaccins sensibilisés. Il se sert de vaccins dosés à 500 millions de bactéries par centi-
mètre cube. 11 injecte 4 à 5 fois ses typhiques, commençant par 1 centimètre cube et augmentant de 1/2 centimètre cube
à chaque injection.
D'OEznirz rapporte 10 cas favorables de vaccinothérapie antityphique chez l’enfant. Il se sert du vacciu de Chantemesse à 65 nulhors par centimètre cnbe : emploie les doses habituelles. I n’a fait aucune sélection et n’a ni mort, ni rechute, ni complication. La maladie dure en moyenne dix-sept jours; et dans presque tous les cas il note une action très favorable. A la suite de vaccin il accuse une albuminurie transitoire. Enfin el parallèlement à l’amélioration de l’état général ,une hyperleucocytose d'intensité variable remplace l’hypoleucocytose habituelle.
GREGORIO ARAOZ ALFARO après avoir rappelé les bons résultats obtenus par Mendez et ses élèves Lemos et ‘Imez. Appathie y Canevari avec une médication spécifique qu'il croit se rapprocher beaucoup des vaccins; étudie 6cas qu’il traite par le vaccin sensibilisé de Besredka. Il a 2? morts par myocardite, ce qui lui fait un pourcentage de 33. Malgré lout ïl con- sidère le traitement comme raccourcissant la durée normale
de la maladie et comme améliorant rapidement l’état général.
Roques commence par étudier les vaccins sensibilisés en général. Puis il passe en revue les résultats de la vaccinothérapie antityphique et rapporte 24 observations personnelles. Ilse sert lui aussi du vaccin de Besredka aux doses habituelles et 1 et 2 centimètres cubes. Il a 3 hémorragies, 5 rechutes et 5 morts ou 28,88 ,!. Il a supprimé les bains et éliminait de parti pris les formes bénignes. Il ne se base donc pas sur ses résultats, mais considère la thérapeutique comme atténuant
très nettement la fièvre typhoïde comme améliorant l’état gé-
néral. Mais il ne jugule pas la maladie, et son action est d’au-
tant plus marquée que l'intervention est plus précoce.
Mery rapporte à la Société de Pédiatrie le cas d’un enfant qui à la 4° injection de vaccin de Vincent (1 emc.)est pris de frissons et de collapsus cardiaque. Il rappelle des faits semblables signalés par lalamon et Richardière, et les explique par l’anaphylaxie. Aussi conseille-t-il d'employer des doses très faibles dans les cas très graves.
Dans la discussion qui fait suite Hurinez insiste sur la fréquence des infections secondaires dans les cas traités. GUINON rapporte quelques faits confirmatifs.
Louis GanNrAYRE rapporte 2 observations de typhoïde traitée par le vaccin de Vincent et terminées rapidement par la guérison. Il injecte 1/2 centimètre cube trois jours de suite et observe une amélioration nette de l’état général. La chute de température s’est faite en lysis le septième et le neuvième jour
après l'injection. Il n’a ni rechute ni complication.
M.Guinon ET MaLaRTE rapportent les résultats obtenus avec le vaccin de Vincent chez 11 typhiques. Dans l'ensemble les résultats obtenus sont favorables mais certaines formes graves n’ont pas été influencées. Il y a 2 hémorragies intestina- . les et pas de mort. Enfin dans 3 cas il observe des douleurs vésiculaires à la suite de l'injection.
Pour M. RicuaRnière le vaccin ne semble pas exercer d’influence sur l’évolution de la maladie.
JL traite 6 cas par les autolysats de Vincent (3/4 de eme.) il
n’a pas de mort. Une rechute et 2 cas de collapsus.