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La tension artérielle remonte légèrement (18-7), la rate n’augmente pas ; la diarrhée diminue nettement et la tempéralure tend à baisser.
Le 9 octobre on refait 2 centimètres cubes de vaccin et la chute de température continue à s’accentuer pour descendre le 10 au matin à 38, Pendant ce temps l’ictère s’est atténué puis a disparu. Mais brusquement ce même jour il est pris d’oppression, et à 10 heures il a eu un grand frisson. A l’examen, on retrouve un peu de malité à la base gauche, et le soir la température remonte à 40°.
Le 11 en présence de cette élévation brusque on refait
2 centimètres cubes de vaccin En même temps la dyspnée est extrême; on ordonne des enveloppements froids du thorax; de l'huile camphrée (15 emc.),del’adrénaline(XIT gouttes).
Le 13 octobre le foyer pulmonaire s'est précisé, on note tous les signes d'une broncho-pneumonie lobaire occupant les deux tiers inférieurs du poumon gauche ; des crépitements et un gros souffle apparaissent. Le malade crache beaucoup : les crachements sont nettemeut purulents.
Derrière ce bloc pulmonaire se fait bientôt un petit épanchement de liquide citrin révélé par la ponction.
La tension artérielle est à 13-6.
Le 14 octobre, un peu de sang recueilli par ponction du poumon et ensemencé montre que cette complication est due au staphylocoque et qu’il n’y a pas trace de bacille d'Eberth.
On fait 5 centimètres cubes d’électrargol tous les jours.
Jusqu’au 18 octobre l'état reste très précaire ; la température est toujours tendue et ce n'est qu’à partir du 23 que le malade commence à aller mieux et réclame à manger. L’alimentation est reprise le 27 octobre. |
Les urines s'élèvent, la température redevient normale et le malade sort guéri le 14 novembre 1913.
On a donc eu affaire à une forme très grave à retentissement hépatique dès le début. On a fait 5 injections : en tout 9 centimètres cubes de vaccin. |
Très rapidement, et malgré l’aspect sévère du début on note une amélioration nelte et une diminution de la température. Mais le malade fait un gros foyer de broncho-pneumonie à staphylocoque qui compromet un moment la guérison et retarde la convalescence.
A cause de cette complication, il n’arrive à l’apyrexie que
le 35° jour de la maladie,
Observation XI
Le nommé B. Auguste, âgé de 18 ans, journalier, s’est cou ché depuis huit jours. Il se plaignait de céphalée persistante, avait de l’insomnie et a saigné du nez plusieurs fois.
Lorsqu'il entre à l’hôpital le 7 octobre, les symptômes que
nous venons de signaler persistent, il a une diarrhée peu.abon-
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