LE CLOWN
Des cabrioles, des cabrioles, my dcar ; Ouite -d>eU ! Hop, un coup de jarret pour rebondir. Hop! Ah ! non pas cela; c'est fou, c'est surhumain. Tu m'as fait peur : un pas plus loin c'était la tombe, Et je ne volais pas, monsieur Clown, que tu tombes. Oh ! ce rire muet ! Alors, un simple jeu?
Pitié ! voici mon cœur sur des ,i,n-illes de feu.
Car vois-tu, clown, tu m'esaussi cher que moi-même ;
44 I-A VAINE AVE.vrrRE.
Je t'iiimc cumniL- un s'aime, Hainlet à face bièine,
Avec un trou saii,mant barbouillé de carmin,
Mienne blessure, qui fait rire aussi la foule.
Hop ! les grimaces, les cabrioles ça soûle
Autant qu'Elles et que l'Absinthe sacro-sainte.
Mais c'est dangereux de faire son Des Esseintes,
De vouloir gambader en bonds paradoxaux
Vers un idéal 'sans filet, où les deu.x pattes
En l'air pour se donner des airs de névropathes!
Vaut mieux pas. On peut y laisser quelques morceaux
De soi...
Donc fini « s'amuser tous les deux >\ X-i, ni. Viens, mon frère, loin des curieux. Je veux laver de pleurs ton masc|uc' de céruse, Mais en catimini : ces gens sont pleins de ruse ; Ils ont toujours sur eux ce cpi'il faut pour écrire. Et pour inverviewer le cœur, un truc adroit. Mais j'ai mon amour-propie, et c'est bien notre droit, X'est-ce pas, de pleurt'i-, puiscjuc nous l'aisons rire!