‹ La Valachie, essai de monographie géographiqueChapitre 120 sur 195 · Lauovari. Oltul, Bul. Soc. Geogr. Rom., XII · texte numérisé non relu

Lauovari. Oltul, Bul. Soc. Geogr. Rom., XII

5. L. Mrazec et J. Teisseyre. Le sel de Roumanie, Monopoles de VEtat, Bue, 1000. Article reproduit avec quelques additions, plusieurs figures et une carte in Monit. des Intérêts pétrolières roumains, 1002.

6. Sabba Stefanescu. Etude sur les terrains tertiaires de Roumanie.

cette longue bande salifère qui commence en Galicie et se poursuit à travers la Moldavie en longeant le pied des Karpates. Le sel se présente, tantôt en couches minces irréguiières, tantôt en lentilles énormes, souvent déplacées par des dislocations tectoniques. Ces massifs puissants, d'une épaisseur qui va jusqu'à 300 mètres et plus, sont seuls exploités actuellement à Slanic, Doftana et Ocnele Mari, l'extraction et le commerce du sel étant en Roumanie monopole de l'Etat.

D'après les analyses de M. Istrati l, la pureté de ce sel défierait toute comparaison, le chlorure de sodium y représente de 98 à 99,9 du poids total. Le gypse et l'anhydrite y sont très rares. Les couches compactes à grain fin blanc, gris ou noirâtre, sont plissées en plis serrés recoupés par des failles, et traversées d'ondulations orthogonales (fig 43). Ces dislocations sont sans relation avec la tectonique des formations encaissantes, et se manifestent surtout dans les massifs anticlinaux 2.

L'exploitation se faisait d'abord au moyen de puits qui s'enfoncent jusqu'au cœur du massif et d'où rayonnent des galeries (v. pi. K). A Ocna, on y a substitué un couloir de dégagement horizontal de près de 1 kilomètre, débouchant dans une vallée. Le treuil à vapeur a remplacé partout l'antique manège à chevaux ; les machines à couper le sel, mues par l'air comprimé débitent des blocs cubiques réguliers de 60 kilog. L'électricité illuminant les grandes salles étincelantes donne un aspect fantastique à ce monde souterrain.

Le produit de l'extraction des trois salines de Valachie est en moyenne de 80,000 tonnes, dont la plus grande partie est consommée en Roumanie, et dont un tiers environ est exporté au prix de 35 à 40 francs la tonne en Bulgarie et en Serbie, et de 40 francs en Russie. Nul doute que la production pourrait être plus considérable. L'exploitation du sel ne contribue en tout cas aucunement à former une population industrielle, car l'Etat y emploie comme ouvriers les condamnés au bagne.

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