‹ La Valachie, essai de monographie géographiqueChapitre 129 sur 195 · Gôtz. Verkehrswege · texte numérisé non relu

Gôtz. Verkehrswege

Vénitiens l, ont disparu. Telle cette mystérieuse « Nedeia cctdtc », dont parlent les contes populaires 2, et que la légende représente détruite par un cataclysme naturel3. Celles qui ont subsisté sont toutes en rapport avec une ville de la rive droite. Le développement pris par quelques-unes, comme Turnu Mâgurele (8,6G8 habitants), Giurgiu (13,977 habitants), Calarasi (11,024 habitants), date surtout de ce siècle. Il est dû à l'activité de plus en plus grande de la circulation sur le bas Danube, à partir de la fondation de la Compagnie de Navigation, à l'établissement des chemins de fer en Valachie, et à l'essor pris par la grande culture des céréales dans la région des plaines de Munténie. Calarasi a surtout profité de la mise en valeur des steppes du Bârâgan. Griurgiu doit beaucoup au voisinage de Bucarest. La preuve en est donnée par le tonnage relativement élevé de la circulation des marchandises de Griurgiu à la gare de Filaret (v. fig. 45).

Au contraire, certaines villes ont souffert de tentatives maladroites pour créer artificiellement, à peu de distance du Danube, une ville de plaine. C'est ainsi qu'Alexandria, fondée en 1833, a nui au développement de Turnu Mâgurele, et l'incertitude du résultat de la lutte entre ces centres urbains est sensible dans les fluctuations de l'administration préfectorale, transportée tour à tour de l'un à l'autre pendant les cinquante dernières années.

Brâila est, de toutes les villes danubiennes, celle dont la fortune a été la plus éclatante, malgré le voisinage de Galati. Placée à l'endroit où les bras du Danube, qui s'égarent dans la Balta, se réunissent pour la dernière fois en un courant puissant, large de plus de un kilomètre, profond de 20 mètres, le port de Brâila était destiné à être le point terminus de la grande navigation sur le Danube, et les luttes qui l'ont maintes fois ensanglanté, témoignent de l'importance qu'on a, de tout temps, attaché à cette position. Le XIXe siècle a vu Brâila se transformer en une ville moderne, régulière, propre, peuplée pour un tiers d'étrangers. Les voies ferrées, qui sillonnent la région des plaines du Buzeu, y amènent les céréales, portant à 1,000,000 de tonnes le trafic de la ligne Fâurei-Brâila (v. fig. 46). Les lourdes péniches, qui descendent le Danube en

1. Hasdeu. Etymologicuui magnum, t. IV, introduction, p. CXXXV1I.

2. Notamment le conte du Fils du chasseur. Saineanu. Basmele, pp. U30-331.

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