Penck. Die Donau
3. Hepites. Hydrographie du Danube à Braila, in Climat de Braila, Ann. inst. Météor., 1898, XIV, pp. 94-96.
produites par les pluies d'été en Hongrie, que l'influence des rivières valaques est le plus sensible. Les crues de l'Oltu et du Jiu, qui se produisent généralement en même temps, déversent une masse d'eau assez considérable, qui fait monter le Danube de un hydrograde sur toute l'étendue de Bechet à Zimnicea. En juin 1901, on a vu cette vague se déplacer assez rapidement pour atteindre Hârsova en trois jours, et là se rencontrer avec une crue de la Jalomi^a, qui relève le niveau de deux hydrogrades jusqu'à Braila.
Il y a loin, de pareilles variations de niveau aux énormes poussées que provoquent sur le haut Danube les affluents alpins, ou en Hongrie des rivières comme la Theiss, qui sont capables de doubler ou tripler le volume du grand fleuve. L'influence, très réelle cependant, des rivières valaques est en quelque sorte négative ; leur débit infime en hiver et automne laisse le Danube exposé à l'action du climat steppique. Les deux minima qu'on observe à Orsova (minimum d'automne et minimum d'hiver), ne font que s'accentuer davantage jusqu'à Ciiurgiu (fig. 35) 1. Le minimum d'automne tend à devenir de plus en plus précoce, comme chez les rivières valaques, et particulièrement chez les rivières d'Olténie. Le minimum d'hiver perd
en importance, bien qu'il soit le plus bas pour les rivières valaques ; c'est que la masse d'eau du grand Jleuve, répandue sur une vaste surface d'inondation est plus sensible à l'évaporation au moment des dernières chaleurs d'été et d'automne , époque où justement ses affluents commencent à baisser. A Braila, la transformation est complète. Le minimum d'hiver a disparu, le minimum d'août s'est creusé encore davantage, témoignant des pertes que subit le Danube dans la Balta, et de l'impuissance des rivières steppiques de Munténie à le soutenir.
Mais si la date et la valeur des minima Figure 33.
Régime du bas Danube ^nt dus aux rivières valaques, le grand