‹ La valeur thérapeutique de la phrenicectomie dans les lésions tuberculeuses apicales à propagation basilaireChapitre 4 sur 25 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Proposée par Stuertz en 1911, la phrénicectomie fut tout d’abord employée à réduire le volume des cavernes de la base pulmonaire.

Schepelmann en 1913 l’utilise dans un autre but et tente par son moyen de traiter la tuberculose pulmonaire au début.

Cette même année, Sauerbruch, un des promoteurs les plus influents de cette nouvelle méthode, publie dans le Münchener Medizinische Wochenschrift les résultats de ses premières tentatives.

À ce moment là les succès ne sont pas très brillants. L'opération ne consistait qu’en une simple section du neri phrénique, faite au niveau du creux sus-claviculaire.

Quelque années s’écoulent sans que les auteurs rapportent des résultats plus remarquables ou proposent de nouvelles indications à l'emploi de la récente méthode.

Cependant les phtisiologues recherchent les causes de l’inefficacité d’une intervention, qui en théorie devait donner des résultats meilleurs.

Gœætze, déclarant la technique défectueuse, propose de sectionner, au cours de l’opération, les anastomoses du phrénique avec les nerfs voisins ; Car on avait remarqué que la paralysie du diaphragme était souvent incomplète par phrénicotomie seule.

Félix perfectionne encore la méthode en préconisant la phrénicectomie partielle : l’exérèse du phrénique. Ce procédé garantit l’énervation du muscle et c’est celui qui est employé actuellement.

Les essais et les observations se multiplient depuis lors ; les auteurs allemands furent les premiers à s’en occuper d’une façon suivie, et la littérature contient un nombre assez considérable de leurs publications. Je citerai les noms d’Alexander, Fischer, Friedrich, Frisch, Kroh, Hauke, Zadek, etc. Peu à peu les indications de la méthode s'étendent, on l’applique aux dilatations bronchiques, puis on l’associe à d’autres opérations destinées au collapsus pulmonaire.

En France et en Suisse la littérature est moins abondante, et c'est depuis ces dernières années seulement que ce mode de traitement est utilisé et étudié.

En 1922, Madinir dans sa thèse sur la thoracoplastie extra-pleurale ne fait que le mentionner. Guilleminet dans une publication sur le même sujet, donne un excellent aperçu des idées de Gœtze.

Dernièrement MM. Maurer, Rolland et Valtis, dans une communication faite à la Société médicale des Hôpitaux de Paris, puis à la Société des Chirurgiens, apportèrent le résultat de leurs recherches et de leur pratique dans ce domaine spécial.

Plus récemment enfin, dans un article de la Presse médicale, MM. Perret, Piguet et Giraud de Montreux et Leysin, présentèrent en un exposé très bien documenté, une étude sur la technique de l’opération. Ils cherchèrent à fixer, pour le médecin d'une part, les

4 conditions et les indications de l’exérèse du phrénique, pour le chi- - rurgien d'autre part, la technique la meilleure dans l'exécution de __ cette opération.

Je citerai encore, au cours de mon travail, d’autres auteurs dont les travaux parus ces dernières années, apportent des points de vue nouveaux et utiles dans l’application de la phrénicectomie.

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