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Espèce de bûcher sur lequel on rôtissait les viandes

Tel était le peuple qui habitait les Antilles au moment où d'Énambuc arriva à Saint-Christophe avec son brigantin près de couler bas et son équipage de blessés. Aussi, bien que les Caraïbes eussent la réputation d'aimer les Français, le capitaine normand aborda-Ml avec précaution et une sorte d'incertitude. A peine eut-il pris terre, qu'il aperçut une troupe de Français qui accouraient à sa rencontre. La plupart étaient des naufragés jetés dans l'île par la tempête, ou des mutins que leurs capitaines y avaient déposés au passage. Tous vivaient daus les

meilleurs rapports avec les sauvages. Us rassurèrent d'ÉnambuG, lui vantèrent la salubrité de Saint-Christophe, sa fertilité, et rengagèrent à y rester, déclarant qu'ils étaient prêts à former une colonie sous son commandement*

Cette proposition fit réfléchir le capitaine; avant d'y répondre, il voulut examiner l'île, et juger par lui-même des avantages qu'elle pouvait offrir pour un étabUssement. Il la parcourut donc dans toute son étendue, et la trouva riche en productions naturelles, facile à cultiver, et bien arrosée. Cependant il hésitait encore, lorsqu'il rencontra un équipage anglais commandé par raventurier Waernard *, qui venait d'échapper comme lui aux Espagnols, et s'était réfugié à Saint-Christophe avec la vague intention de s'y fixer. En se communiquant leurs projets, encore mal arrêtés, les deux capitaines s'y encouragèrent et s'y affermirent. Us convinrent de se partager l'île à l'amiable, de ylvre eh bons voisins, et de s'eûtr'aider s'il était nécessaire.

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