Lettre de M. Hoaël à la compagnie
petun auxquelles ils éta^ient obligés. C'était tantôt le vent, tantôt la plaie, mo fois les chenilles, une autre fois les ouragans; si bien que les seigneurs attendaient encore en vain un cours de saison qui permit de payer Vimpôt.
Pour comble de malheur, les réclamations surgissaient de toutes parts. M. Patrocles de Thoisy, qui avait fait d'énormes dépenses, exigeait des indemnités; madame veuve de l'Olive venait de gagner un procès contre la compagnie; MM. du Parquet, Houêl et de Poincy, menaçaient de faire valoir des créances arriérées. Les directeurs, à bout de ressources, assemblèrent tous les intéressés et proposèrent de liquider l'association, ce qui fut accepté.
En conséquence, M. Houël acheta la Guadeloupe au prix de soixante mille livres, plus une rente de six cents livres de sucre fin * j M. du Parquet obtint
1. Contrat du 4 septembre 1649. — On n'y fit point paraître le nom de' M. Houël, mais celui de M. de Boisseret, son beaufrère et son associé.
la HattiDique au^ mêmes conditioûs^; èùfln M. de Poincy acquit Saint-Ghristophèj au nom de là religion de Malte j pour la somme de cent vingt mille livres **
Comme le contrat accordait en outre aux trois acquéreurs la. propriété de« petites lie» voisines de leurs établissements », chacun d'eux s'occupa âUr le-champ d'y jeter des colonies* M» de Poincy avait déjà pris possession j dès l'année 1648, de Saint-Bar. thélemy, petite île d'environ sept lieues carrées, et de Saint-Martin^ dont il avait partagé le territoire avec les Hollandais. 11 regarda de nouveau autour de lui et résolut d'occuper Sainte-Croix. Cette lie, d'environ quatorze lieues carrées, qui avait appartenu d'abord à la Hollande, puis aux Anglais, venait d'être conquise par les Espagnols. Il les en chassa et établit à leur place trois cents colons de Saiût-