‹ La Vallée de Beaulche Propositions Données par la FacultéChapitre 15 sur 39 · GS 0 0S · texte numérisé non relu

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LA VALLÉE DE BEAULCHE Mi

Les versants ont les superficies suivantes (1)

Versants de la rive gauche . . . . . . . 63 km. carr.

Entre rus de Varennes et d'Escamps. . . 35 - | à Zone amont des sources du ru d'Escamps. 22 — Rae NÉRSANEUENARVEMIrOiNes UE ME user 40

Ce dernier comprend 12 kilomètres carrés entre la faille et le ru, 25 kilomètres carrés entre la ligne de crête et la faille. Or, toute cette superficie de 40 kilomètres carrés est dépourvue de ruisseau permanent. La quantité des eaux enlevées par la faille est donc considérable. Une partie sourd directement dans le fond de la vallée de shAuche et le reste dans le lit de l'Yonne.

Débits forcés. — Nous ne nous expliquons pas le chiffre élevé que donne la statistique pour le débit du Moulin-Ragon.

Quant au ru de Riot, il offre un coefficient élevé et explicable, comme nous l’avons vu au chapitre précédent, par les fissures du plateau portlandien entre l'Yonne et l’Ouanne. Néanmoins, le chiffre de 16 litres 70 par seconde et par kilomètre carré doit provenir d’une erreur de planimétrie. Le bassin de Riot a un périmètre de 15 kilomètres carrés et non de 5,5. Avec le débit normal de 92 litres, le coefficient descend à 6 litres.

C’est encore le triple de la moyenne habituelle. Il est donc vraisemblable que le ru des Terves ou de Riot n’est que le prolongement des rivières souterraines s'étendant sur le versant de l’Ouanne et jalonnées par les effondrements des Cassines, des Montonnaux, du Pressoir, etc., (Planche finale).

La géologie nous fait ainsi présumer que le ru de Beaulche prend de l’eau à lOuanne et au ru de Genotte et qu’il en abandonne à l’Yonne. |

On reconnaît, une fois de plus, la « nécessité d'envisager, dans l’évaluation du débit d’un cours d’eau, non seulement la moyenne des précipitations annuelles et la surface du bassin topographique, mais aussi, outre la perméabilité plus ou moins grande des assises, leur disposition tectonique dont l'influence peut être prépondérante » (2).

(1) Mesurées au planimètre sur la carte d'état-major. (2) Kilian, À. f. a. Sc., 1907.

Variations du débit. — Plus heureusé que sa voisine, l'Ouanne possède depuis longtemps des observateurs. Comme elle traverse jusqu’à Toucy les mêmes couches géologiques que la Beaulche, son régime est analogue; aussi prendronsnous pour fixer les idées la courbe de Belgrand (1) (fig. 19).

A Irly, le ru de Varennes est plus puissant que le ru

RE ALL 1° Aout 7 77711

Fig. 19 Aegime de l'Ouarne à Voucy O° Q

d’Escamps pendant la plus grande partie de l’année. S'il pleut, les ruissellements y sont plus abondants et de plus le ru de Riot lui apporte toujours un fort contingent.

Le 25 décembre 1909, après une semaine pluvieuse, nous avons observé à Irly (fig. 2) les températures suivantes : ru d'Escamps, 8°2, ru de Varennes, 7°2, ru de Beaulche, 7°6.

Par un calcul de mélanges, nous avons ainsi établi que le ru de Varennes débitait quatre fois plus que le ru d'Escamps. Ses eaux rouges chassaient au confluent les eaux blanchâtres de ce dernier et le mélange n’était complet qu’à une soixantaine de mètres en aval.

Nous avons remonté le ru d’Escamps et constaté qu’à Avigneau il était parfaitement limpide avec une température de9°2.

L’abaissement de sa température et son louchissement provenaient des eaux de ruissellement sur le crétacé inférieur de Serin à Maulny.

d) CRUES. — Lorsque les pluies d'automne ont saturé le sol, toutes les chutes importantes entraînent un ruissellement intense, la rivière sort de son lit et s’étend dans la prairie où elle reste en flaques l'hiver. Aussi n’existe-il aucune habitation dans la vallée même.

IL n'existe pas de grandes couches d’alluvions graveleuses qui puissent régulariser le débit en atténuant les basses eaux après avoir emmagasiné les fortes. Cela tient à la faible lar-

(1) La Seine aux âges antéhistoriques, p. 184.

geur de la vallée et aux entraînements latéraux qui empàtent la grève calcaire.

Les eaux de ruissellement sont tellement importantes dans le bassin moyen que les biefs des moulins de Saint-Georges et de Perrigny ne suffisent pas à les débiter. Dès 1808, un ingénieur des ponts signalait la nécessité de créer des fossés horizontaux étagés sur la rive droite. La création des fossés des routes n’a fait qu’activer l'apport des eaux de ruissellement. Le fossé de la route d’Aiïllant franchit le bief de Saint- Georges sur un aqueduc spécial.

Il est bon d’ajouter que labours et aménagements culturaux cherchent à atténuer l’entraînement de la terre végétale. Malgré cela, l'importance de l’alluvionnement latéral dépasse l’alluvionnement par les eaux d’amont.

Outre sa crue annuelle ou bisannuelle hivernale, le ru de Beaulche subit encore des crues importantes et générales provenant des fortes chutes de pluies. C’est ainsi qu’en 1836,

Gues de Janvier. Pvrier 1852

Oolithe Rte. Oarce

460 Ame

Grarile RS Cure

490 Kmt

Crétacé fe M | PBeaulches

FO Kkrz !dont Le percale

Léas deu, du Douchel 22 Ant

doré 4 Kermeasls

Fig. 20. — RÉGIME DES PETITS COURS D'EAU SUIVANT LA NATURE DE LEURS VERSANTS (d’après Belgrand).

1846, 1856, 1866, 1889, 1896 et 1910, il a accompagné ses congénères du bassin de la Seine. C’est en 1896 qu’eut lieu la plus forte. Les 19 et 20 janvier 1910, l’inondation n’a pas atteint celle de 1896, elle s’est produite deux jours avant le maximum au confluent de l'Yonne à Monéteau.

Le ru d’Escamps est le moins impétueux. Il n’a franchi ses berges ni en 1836, ni en 1866, sagesse naturelle pour l’émissaire de la région la plus perméable. L’inondation de

janvier 1910 provient de la gêne apportée par les barrages et les remblais des routes.

La courbe de la crue de février 1852, que nous empruntons à Belgrand (Fig. 20), permet de comparer les régimes des petits cours d’eau dans les différents sols du bassin de l'Yonne. C’est précisément le ru de Beaulche, rivière du crétacé inférieur, qui donne les crues les plus irrégulières. Dans l’oolithe, l’'Ource, de laquelle on pourrait rapprocher le ru d'Escamps, donne le maximum de régularité.

D'après la statistique de 1898 (Tableau p. 78), le rapport entre les grandes eaux et les eaux ordinaires oscille de 100 à 700 pour les cours d’eau en terrain argileux et reste inférieur à 100 pour ceux qui coulent dans le calcaire (ru d’Escamps) ou dans les sables (les Frittons, Moulin-Ragon) ou mixtes (ru de Varennes) ou encore régularisés par une faille comme les rus de Ribourdin et d’Orgy. Ceci n’est, d’ailleurs, qu’une simple approximation, de même que le chiffre de 700 indiquant le rapport pour le ru de Beaulche lui-même.

La mesure des périmètres mouillés donne des indications plus sûres. Pour la crue de 1866, Belgrand (1) a fourni les données suivantes :

Débouché Superficie des versants Débouché p. km? de CS AT mouillé en m2 perméables imperméables versant imperméable Pont de Villefargeau. 43m252 40km2 65km? Om267 Pont-de-Pierre . . . 34.50 40 110 0.31

Le ponceau du ru de la Biche sur la route de Paris, entièrement dans les sables albiens, donnait un débouché intermédiaire de 0 mètre carré 39.

Dans le Bulletin de la Société des Sciences de l'Yonne (1851), Belgrand conclut à 0 mètre carré 40 à 0 m. 70 pour la vallée de Beaulche. Mais, dans son ouvrage sur la Seine (1873), il donne de nouveaux chiffres en considérant toujours comme négligeable la superficie des calcaires portlandiens perméables :

Pont de Villefargeau . , 24m242 42 48(?) Om251 — Saint-Georges. , 51.20 42 93(?) 0.97

Ces nouveaux chiffres proviennent d’erreur de planimétrie,

(1) Etudes hydrologiques dans le bassin de la Seine, Annales des Ponts et Chaussées, 1851.

le bassin atteignant 10 kilomètres carrés de plus. La correction les ramène à 0 mètre carré 41 et 0 m. 80.

Lors de la crue des 14 et 15 février 1889, les périmètres mouillés. ont été également relevés sur plusieurs rus. Nous nous sommes livré à des calculs en tenant compte des hauteurs d’eau notées par les ponts et chaussées et du profil des ponts construits par le service vicinal. Nous sommes arrivé aux résultats suivants, pour le ru de Beaulche stricto sensu :

COTES DES EAUX ORDINAIRES Section mouillée SURFACE DES VERSANTS Seelion mouillée

Désignation du pont Niveau Fond par la crue Totale imperméable par km2 BOAUICHOSS 1e. 132m 430m 15m240 70km2. 45km2 (Jm234 La Villotte. . . . . . (cruedu23sept. 86) 18 96 60 0.30 Villefargeau . … : . - 129.50 128 22.50 100 62 0.37 Saint-Georges . . . . 122 121.80 20 105 64 0.30 POLTION NES. a 106.39 105.70 15.75 148 108 0.15 La Barcelle (fig. 1). 108 107.40 38 152 112 0.39 PécFACOBE 89 87.60 28 160 120 0.23

La crue a été moins forte qu’en 1836 et le pont de Perrigny juste suffisant pour la laisser passer.

Fig, 21. — PONT DE LA BARCELLE A PERRIGNY (RÉCENT).

L’arche supplémentaire est établie en prévision des crues. C’est à droite du saule que se trouve le barrage dérivant les eaux dans le bief B des moulins de Sommeville depuis la rectification opérée à la suite de la crue de 1805.

Le débouché mouillé par kilomètre carré de versant imperméable ressort en moyenne à 0 mètre carré 30 au lieu de 0 m. 55 en 1836.

La crue de 1886 semble avoir été de même importance (Pont de la Villotte).

Sur le ru d’Escamps et le ru de Varennes, on n’a pris la cote que de quelques ponts. Les différences ne sont pas nettes, il faut un plus grand nombre de chiffres ou des mesures très précises pour étayer des conclusions.

Si les agriculteurs envisagent surtout le versant oriental, les meuniers doivent observer de préférence la rive gauche du bassin et le ru de Varennes d’où viennent les fortes crues.

Dans l’ensemble, les crues s'étendent sur un millier d’hectares. La largeur n’atteint 200 ou 300 mètres que dans la vallée moyenne. Elles laissent en se retirant des débris de chaumes de graminées traçant une courbe de niveau.

e) L'EAU DES RUS. — Le ru d’'Escamps est presque toujours limpide. Le ru de Varennes roule souvent des eaux rougeâtres, le ru de Beaulche est parfois jaunâtre, mais en somme pas très louche en dehors des périodes de fort débit.

Voici les températures relevées au pont de Perrigny en 1909 et 1910 :

Janv. Fév. Mars Avril Mai Juir Juill. Août Sept. Oct. Nov. Déc. 1909 » 8° » de 1207280) » » 1403 115 5° »

La moyenne est inférieure à 10°. Or, pour une grande rivière, elle est supérieure de 2° à la moyenne de l’air et non inférieure de près d’un degré. Cela tient pour le ru de Beaulche :

1° A l’abondance des sources en somme peu profondes et dont la température ne dépasse pas 12 à 13°;

2° Aux ombrages serrés qui abritent partout ce petit cours d’eau et empêchent la nappe transparente de jouer le rôle de serre.

Les variations de température annuelle sont seulement de 7 degrés à cause de la régularisation par les sources. Le ru n’a pas gelé pendant le froid hiver 1908-1909. Peut-être était-il influencé davantage par la température extérieure lorsque les nombreux moulins aujourd’hui abandonnés retenaient l’eau dans leurs biefs d’alimentation.

Ralenti dans un lit encombré et alimenté d’eaux superficielles, le ru de Vert subit de plus importantes variations de température. À

Quant au ru d'Escamps, c’est le plus chaud en hiver et le plus froid en été. Il ne doit guère varier de part et d’autre de sa moyenne qui doit être de 10 à 11°.

Chargées de matières organiques par ruissellement, les eaux du ru de Beaulche coulent trop vite et reçoivent trop peu de rayons solaires pour être purifiées, aussi sont-elles impropres à l’alimentation.

f) LIT DES COURS D'EAU. — Nous avons vu que la plupart des rus ne sont que des tronçons de cours d’eau plus importants à la fin du tertiaire. De nos jours, de petites modificalions se produisent encore dans les méandres.

Au commencement du xix° siècle, la rivière changea de Bit sur un kilomètre entre la Barcelle et le Pont-de-Pierre; elle méandrait alors en passant sous la fermé du Verger et empruntait ce qu’on appelle aujourd'hui la « fausse rivière ». Le bief des moulins de Sommeville y avait sa tête à | « écluse des Lapereaux », où existe encore aujourd’hui dans le domaine du Verger une vanne de décharge latérale.

A la suite de la crue de 1802, le ru prit son cours actuel à travers le bois situé au Nord. Les meuniers de Sommeville furent obligés de créer le barrage de la Barcelle et en profitèrent pour rectifier l’ancien lit entre la Barcelle et les Lapereaux et l’utiliser comme bief (1).

Par contre, au cadastre de Perrigny (1808), figure un bras à quelques mètres au Nord du Pont de Pierre. Il est occupé aujourd’hui par un bois.

Il est également à présumer que le ru de Beaulche a méandré près de son embouchure, élargissant sa vallée dans les alluvions de l'Yonne avant d’acquérir le cours quasi-rectiligne qu’il présente (Fig. 25).

La section du ru de Beaulche atteint en eaux de pleines rives 2 m. 50 de largeur au plafond, 4 à 6 mètres en gueule et 1 m. 50 de profondeur. Sa section minima est donc de 10 mètres carrés. Elle est entretenue assez soigneusement.

A partir de Perrigny, il s'enfonce beaucoup plus dans les alluvions. Les berges verticales atteignent trois mètres. Cet enfoncement est dû à l’abaissement du niveau de base au confluent (cours de l’Yonne encaissée elle-même à Monéteau) et aussi à des tentatives de rectification.

Comme dimensions transversales, le ru de Terves vient immédiatement après. IL sort d'emblée de la source vauclusienne de Riot avec une largeur dépassant deux mètres et une profondeur de un mètre,

(1) Archiv de l'Yonne. D'après un procès au Conseil de Préfecture,

Le ru d'Escamps vient ensuite. Mais il est tellement accaparé par les dérivations que ses proportions sont réduites. Dans la région des sables et argiles de l’albien et de l’aptien, surtout sur le versant nord, les moindres fossés étaient

7 DT Apr . Cr

Fig. 22. — CHARBUY ET SES ÉTANGS. Echelle 1/40.000.

Hameaux disséminés au milieu des bois, des vignes et des arbres fruitiers dans la zone des sables verts. Marnières à proximité (à l’ouest).

A gauche, en haut, kilomètre carré type, c’est-à-dire renfermant la proportion moyenne de bois, vignes, terres et maisons de l’ensemble de la vallée. La proportion des routes se trouve un peu trop forte.

autrefois élargis pour la formation des canaux, biefs et réservoirs destinés à la provision des fermes et des petits moulins marchant par éclusées.

A travers les petits cours d’eau, on établissait les digues des étangs. Ils étaient au nombre d’une vingtaine, dont quatr ou cinq alternativement mis à sec. Te

On n’en trouve plus en eau que sur les territoires de Charbuy (fig. 22 et 23) et Perrigny. Ce n’est pas seulement le

besoin de prairies et de terres labourables qui a motivé leur assèchement, mais aussi la facilité croissante de se procurer

Fig. 23. — ÉTANG DE BRUYÈRE A CHARBUY.

Affluant au ru de Vert, dans la vallée, le plus important de ceux qui subsistent.

du poisson de mer et de la viande, l'abandon des châteaux, l’inobservation du maigre en Carême, et le manque de police pour empêcher le braconnage.

Fig. 24. — LES ANCIENS ÉTANGS DU RU DE VERT.

Vue transversale de la chaussée boisée séparant les deux étangs inférieurs en face Perrigny. Le ru de Beaulche coule perpendiculairement à droite. En face, ancienne tuilerie utilisant les argiles aptiennes boisées de la Tête-Noire. La vallée est creusée dans les argiles à lumachelles.

La plupart des étangs appartiennent au bassin du ru de Vert. On en compte neuf sur la carte de Cassini. Il était coupé lui-même par de nombreux barrages. Son cours inférieur en comprenait trois immédiatement superposés (fig. 24).

Il existait aussi des étangs superposés au-dessus du Petit- Bois et en tête du ru de Mocquesouris (étangs de Celles).

Nous ne voulons pas quitter ce chapitre des lits des cours d’eau sans mentionner l’ardeur des populations et des ingénieurs à les « rectifier » pour gagner de la superficie cultivée. Ils rompent à tort l’équi'ibre établi par la nature. « L'eau courante ne creusant plus son lit doit chercher encore à réduire sa pente par l’allongement du parcours. On le voit bien quand, par des travaux de rectification, on s’efforce de supprimer quelques méandres. Immédiatement il en résulte un approfondissement du lit (1) », d’où dessèchement des terres.

Fig. 25. — PLAN DU CONFLUENT DU RU DE BEAULCHE AVEC L'YONNE D’après la carte de la navigation.

Le confluent. — Les eaux de la Beaulche se mélangent avec celles de l’Yonne sous un angle assez aigu en aval du

(1) De Lapparent, Géogr. phys., 1906. A

barrage de Monéteau (fig. 25). Les alluvionnements du Petit Coignot et du Grand Coignot proviennent en grande partie de

Fig. 26. — LE CONFLUENT DU RU DE BEAULCHE AVEC L'YONNE a lieu sous un angle aigu, d’où alluvionnement sur la pointe du «Petit-Coignot».

l'Yonne qui s’écarte sans cesse de sa rive gauche à cet endroit pour ronger la rive droite qui se trouve plus élevée (Fig. 26).

Il nous paraît intéressant de fournir quelques données sur le régime de l’Yonne au confluent. Nous les devons à M. Luzy, ingénieur de la navigation (Fig. 27).

Cu de 1864 (HS92 RiabBi

88255 Retenut du Barrage de Gargy VorneR >

Fig. 27. — PROFIL EN TRAVERS DE L’EMBOUCHURE DU RU DE BEAULCHE , DANS L'YONNE.

D’après les Ponts et Chaussées.

On observe l’étroitesse de la vallée, la dissymétrie des versants et le niveau des crues de 1866.

La largeur moyenne de la rivière est de 60 mètres. La cote des eaux d’étiage atteint 87 m. 48, celle des eaux moyennes retenues par le barrage de Gurgy, 88 m. 30. Le fond est

à 87 mètres.

À cause des dragages de l’Yonne, le ru de Beaulche forme un seuil.

Le débit de l'Yonne varie de 6 mètres cubes en été à 300 et 500 mètres cubes à la seconde (inondations). La moyenne de huit années (1901 à 1908) est de 29 mètres cubes.

Le ru de Beaulche n’apporte donc qu’un faible appoint, aussi s’explique-t-on qu’il soit laissé de côté par le service hydrométrique.

Fig. 28. — CONFLUENT DU RU DE BEAULCHE.

vu de la rive droite de l'Yonne.

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