COUPE GÉOLOGIQUE D
Fig. 5
HAUTERIVIEN. — Calcaire à spatangues, — L'ancien étage néocomien a été divisé en deux : valanginien et hauterivien. Le valanginien n'existe pas chez nous.
La faible épaisseur (4 à 5 mètres) du calcaire à spatangues et son faciès même ne permettent pas de le distinguer à distance du calcaire portlandien.
Dans le détail, au contraire, la transition est assez nette.
Le calcaire à spatangues est grenu ou marneux, plus ou moins ferrugineux, et en lits irréguliers contrastant avec les couches du calcaire blanc du portlandien (Fig. 6.) Il est aussi riche en fossiles que ce dernier en est pauvre; enfin, la surface du portlandien est parfois durcie, noircie, creusée par les mollusques lithophages. Sur certains points
Fig. 6. — ZONE DE CONTACT DU PORTLANDIEN ET DU CALCAIRE A SPATANGUES À LA MARNIÈRE DE LA BERGERIE (VILLEFARGEAU).
également, une discordance se ferait sentir ; toutes preuves de discontinuité dans la stratification.
Il n’est plus exploité. On ne peut guère l’observer qu’à la crête des carrières du portlanlandien, en particulier dans la ballastière de Chevannes et la marnière de Villefargeau.
Raulin (1) l’a observé au Sud-Est de Diges, devant la Cour- Barrat, renfermant des oolithes et même quelques pisolithes ferrugineuses et une assez grande quantité de fossiles, notamment des polypiers.
Habituellement surmonté par les argiles. que nous allons décrire, le calcaire à spatangues occupe aussi certains sommets sur la ligne de faîte au sud du bassin. Les argiles provenant de sa décomposition sur place (formation éluviale) auraient alimenté la tuilerie d’Autun, qu’on est étonné de rencontrer au milieu de la solitude du plateau portlandien.
Le calcaire à spatangues est la première assise qui fran-
En bas le calcaire portlandien remanié et réduit à l’état de poudingue crayeux. Au-dessus, éboulis de calcaire à spatangues plus ferruginéux.
(1) Statistique géologique de l'Yonne, 1858, p. 410.
chisse, très peu d’ailleurs, la rive gauche du ru de Beaul-
che (Fig:,7):
BARRÉMIEN. — Nous subdiviserons le barrémien suivant la classification de M. de Lapparent.