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STRATIGRAPHIE

Si nous n'avons pas parlé du kiméridien dans notre coup d'œil d'ensemble, c’est qu’il n’affleure que sur une surface insignifiante au fond des vallées dans la région des sources du rû d’Escamps., Son importance est néanmoins très grande

pour l’hydrologie.

Les surfaces d’affleurement des différents étages mesurées au planimètre sur la carte au 1/80000 sont les suivantes :

Etage Surface des affleurements Puissance en kilom.2 P. 0/0 en mètres Kiméridien . £ 4 km? 2.5 AO (Sur 100 m. d'épaisseur lotale. Portlandien. . . Ge 38 — 23 40 Néocomien-barrémien. . 46 — 30 30 Aptien-albien. ... «+ 60 — 37 60 Cénomanienetargileàsilex 4 — 2.5 25 Alluvions. . . . os 8 — 5 »

Total us 20160 :Kkm2 1100 195 mètres (Fig. 5). PTIT L’albien domine donc. Il est

Fig. 4. — SCHÉMA MONTRANT LA DISPOSITION DES COUCHES KIMÉ- RIDIENNES, d’après Lemoine et Rouyer.

P Portlandien ; Kiméridien : Ë-y ; Argiles à Aspidoceras caletanum, Reinekeia eudoxus ; £ calcaires marneux ; 0 Argiles à Aspidoceras orthocera ; y calcaires ; B argiles ; Séquanien Ÿ æ calcaire à astartes.

en grande partie boisée.

Lenéocomien-barrémien vient ensuite. Comme c’est le plus cultivé des étages représentés, l'importance en est prépondérante ; aussi insisterons-nous sur son étude, y distinguant trois sous-étages nettement différenciés : calcaire à spatangues, argiles à lumachelles, sables et argiles bigarrés.

KIMÉRIDIEN.— Marnes àostrea (exogyra) virgula. — Ce n’est que par érosion que le sommet du kiméridien a pu apparaître

au fond des vallées. Ses affleurements figurent en plan une

patte d’oie confluant à la Grilletière. Chacune de ces vallées est pourvue d’un hameau. La couleur des marnes supérieures est gris-bleuâtre. Elles ont quelques mètres d'épaisseur et sont superposées à des bancs de lumachelles et de calcaires marneux où peuvent disparaître les eaux (Fig. 4.

La stratigraphie détaillée du kiméridien a été étudiée récemment par MM. Lemoine et Rouyer dans les versants opposés de la vallée de l'Ouanne (1).

PORTLANDIEN. — Calcaires du Barrois. — Le passage des marnes kiméridiennes aux calcaires compacts du Portlandien est assez net dans la topographie à cause de la différence de dureté des couches. Mais on passe graduellement à des intercalations de calcaires, puis le calcaire prend le dessus, ne laissant que des lits de marnes blanches feuilletées de quelques centimètres d'épaisseur. On y rencontre aussi l’exogyra virgula, ce qui ne permet pas toujours une différenciation nette avec le kiméridgien.

D’après Cotteau et de Loriol (2j, la zone inférieure du portlandien à Ammonites gigas (Stephanoceras portlandicum) existe seule dans la vallée de Beaulche.

Sa puissance totale est d’une quarantaine de mètres. Il est d’ailleurs l’objet d’une érosion subaérienne et souterraine intense.

Sa composition pétrographique est assez constante. Elle consiste en calcaires compacts jaunâtres ou blanchâtres, à cassure conchoïde, en lits de 0 m. 10 à 0 m. 20 séparés par de minces couches de mafhe très calcaire. A la partie supérieure, sous le néogômien, le calcaire est crayeux et gélif. On l’exploite comme marne. Aux affleurements de la carte, il y a lieu d’ajouter celui de la tranchée du chemin de fer, en face le moulin de Beaulche.

Aucun affleurement n'existe à l'Ouest du ru de Varennes et du ru de Beaulche.

Il est exploité sur nombre de points. La coupe la plus importante se remarque dans la carrière située entre Avigneau et Escamps.

Fig. 5.— J 5, Kiméridien; J 6, Portlandien; C II-IV, argiles ostréennes ; C 1, sables bigarrés; trait noir, aplien; C2, sables verts; C4, cénomanien; À 1, alluvions anciennes.

(4) L’Etage kiméridien entre l’Aube et la la Loire. Bull. Soc. Sc. Y., 1903.

(2) Monographie de l'étage portlandien de l'Yonne. Bull. Soc. Sc. Y., 1867,

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