‹ La Vallée de Beaulche Propositions Données par la FacultéChapitre 31 sur 39 · NS PRET | E · texte numérisé non relu

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Fig. 43. — DATES CULTURALES.

Sept, Aoùt Juillet Juin Mai Avril Mars

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Appendice. — ZOOTECHNIE. — L'élevage des bovidés étant plus rémunérateur, on ne pratique guère la reproduction du cheval. En principe, chaque agriculteur possède un cheval et un seul. On les importe du Nivernais, du Perche et de la Bretagne. ils sont au nombre de 1.500 environ, soit un peu moins d’un par kilomètre carré ou par 5 hectares de terre labourée. Leur nombre a triplé en un siècle, compensant largement la diminution de main-d'œuvre. Mais, par suite de la suppression des friches, les labours sont plus nombreux, les transports de récoltes et d’engrais plus importants et les déplacements plus fréquents.

On ne compte qu’une dizaine d’ânes par commune, soit une centaine pour l’ensemble du bassin, en diminution de moitié depuis un siècle. Les mulets sont l’exception.

Par contre, les bovidés deviennent de plus en plus nombreux et surtout de plus en plus lourds. A l’ancienne race blanche morvandelle et à l’ancienne race locale roussâtre et osseuse, a succédé la race normande. On a croisé aussi avec du Durham, du Hollandais et du Charollais. De jeunes bœufs charollais sont élevés dans la prairie de Beaulche.

Les spéculations dominantes sont la production des veaux de boucherie et celle du lait importé à Auxerre dans un rayon de six à huit kilomètres. Au delà, on fabrique du beurre et des fromages maigres qui prennent le chemin des marchés.

On compte environ 5.000 têtes bovines, soit 31 par kilomètre carré. Plus des trois-quarts sont des vaches laïitières. Tous les transports et labours se faisant par des chevaux, il n’y a pas de bœufs de trait. Le nombre de bêtes bovines a presque doublé depuis cent ans.

Si on estime seulement à 5 litres par jour le rendement moyen d’une vache, la production quotidienne est de 200 hectolitres de lait. Le tiers est exporté en nature, un tiers à l’état de beurre et fromage, un tiers, enfin, consommé par les habitants.

Le mouton n’est pas dans son élément à cause du morcel-. lement du sol et de l'humidité dominante. Les plateaux secs portlandiens constituent ses parcours de prédilection. Il n'est élevé que pour la viande et souvent même, dans la zone argileuse, on l’achète jeune pour éviter les aléas de la reproduction. Les races les plus diverses se coudoient. Les béliers appartiennent le plus souvent aux races berrichonne et disley-mérinos. Les troupeaux dépendent des fer-

mes isolées. Le nombre de têtes est très variable d’une année à l’autre. On en compte un millier dans les communes de la zone calcaire et quelques centaines dans les autres, ce qui porte à 5.000 têtes, autant que de bêtes bovines, l’ensemble du troupeau.

La chèvre ne compte que quatre ou cinq représentants par commune.

L'élevage du porc diminue. On ne le rencontre plus dans toutes les maisons comme autrefois. Il a cessé de former Île fond de l'alimentation carnée. Cela provient beaucoup de la facilité avec laquelle on se procure de la viande fraîche.

Le type celtique blanc croisé avec des races anglaises est préféré. On en compte 25 à 100 par commune, soit un millier en tout, plus quelques centaines de petits dans les pays de reproduction comme Diges qui en produit annuellement 100 à 200.

L'élevage de la volaille n'offre aucune particularité.

Depuis l’extinction du régime féodal, le nombre des pigeons a diminué. Dans beaucoup de fermes, il subsiste un pigeonnier rond monumental. Le plus grand est celui de Perrigny (Fig. 45) qui dépendait de l’abbaye de Saint-Germain d'Auxerre.

Il renferme plus d’un demi-millier de pots scellés dans l'épaisseur du mur, à avec l’ouverture tournée vers l’intérieur Fig. 44.— LES « BOULINS »

x et l'échelle pivotant (Fig. 44). Des échelles pivotant sur un à l’intérieur. axe central permettent de visiter cette usine à pigeons de 8 mètres de hauteur.

Fig. 45. — LE COLOMBIER DE PERRIGNY.

D’après Joly (Oratio pro columbis).

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