COUR
Fosse à fumier
E. Boucxé, del.
Fig. 48. — MAISON RURALE TYPE DE LA VALLÉE DE BEAULCHE.
Ainsi, la rue de la mairie de Coulangeron est une vraie cour, le village d'Escamps tourne dans tous les sens des bâtiments de
toutes dimensions. L'insuffisance des locaux et les craintes d'incendie ont multiplié les meules de paille à l’entrée de ces villages.
Sur les sables, au contraire, la maison se compose ordinairement d’un unique corps de bâtiment rectangulaire (Fig. 48). D'un bout, le logement composé de deux ou trois pièces dont une immense'cuisine Carrelée qu’on peut qualifier de pièce universelle puisqu'on y trouve même des lits. Elle est éclairée par une fenêtre et une imposte au-dessus de la porte. Dans les nouvelles maisons, on a créé un couloir de distribution et supprimé le lit dans la cuisine.
Une vaste cheminée permet d'alimenter le feu de bûches et de fagots entiers et la crémaillère de combiner la cuisson des aliments avec le chauffage de la pièce. Une grande table, avec des bancs et des chaises de paille, complète ce mobilier.
Au-dessous est la cave dont l'escalier prend sur l’extérieur et au-dessus le grenier carrelé où l’on accède par une échelle mobile ou un escalier de bois placé à l’intérieur de la grange. Dans la région calcaire, il ÿ a parfois un escalier de pierre accolé au pignon. :
La grange renferme le plus souvent les instruments de culture. Les fortes exploitations les placent sous. un hangar, les petites construisent aussi des abris provisoires (loges) en chaume, paille ou fagots.
La grange sert parfois aussi de cuverie et de salle des mélanges pour la préparation des aliments du bétail. Elle constitue en somme l'atelier où l'on travaille par les temps de pluie et qui abrité tous les dépôts provisoires.
Les pailles sont placées en gerbes au fenil, à côté des fourrages qu’on y entasse en vrac. Quand la place manque, on fait un tas de paille à l'extérieur, vers le tas de fagots.
__ Placées sous le fenil, les étables sont ordinairement basses et ne comportent que quelques ouvertures.
Dans les exploitations ayant plus de deux chevaux, étables et écuries constituent parfois à elles seules un bâtiment séparé. A la ferme de Villefargeau, la plus importante de la vallée (150 hectares environ) après Chéry, les vaches sont disposées en regard sur plusieurs rangs. Dès le milieu du siècle dernier, cette ferme était pourvue d’une batteuse hydraulique. Elle possède actuellement l'éclairage électrique. C’est le seul cas de distribution de lumière dans toute la vallée.
Les tas de fumier sont ordinairement bien tenus dans les villages. Un peu de négligence se fait sentir dans certains hameaux.
Les maisons abandonnées sont rares. Chacun s'agrandit quand il en trouve l’occasion. Les servitudes s’en trouvent supprimées, les récoltes plus abondantes sont mieux abritées, le confortable augmente pour le grand profit de tous.
On n’a pas rattrapé toutefois l’époque romaine. Au dire de Quantin (1), la Villotte devrait son nom à une villa gallo-
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