‹ La vallée de la Mantawa [microforme]Chapitre 4 sur 25 · OO · texte numérisé non relu

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ous familiarisons vite, et déjà l’ainé nous iconte l’histoire de sa dernière bataille avec le Dule-dogue de la maison qu’il a renversé sous P he | Après avoir causé un instant avec Madame yolte, nous lui demandons si eile se plaît dans montagne.

D Mais oui, Monsieur, répond-elle. J'aime A fon mari qui a le meilleur cœnr du monde; Dire petit champ prospère. nous avons des Bfants pleins de santé et qui nous réjouissent, à soins de mon ménage m’occupent tout le hr: je serais, en vérité, bien exigeante d’en ander davantage au bon Dieu.

Il y a cinq ans, on se décida, mon mari et bi, car je venais de me marier, de venir nous Hi)

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bablement parce que je n’avais pas comme jo urd’hui tout ce qu’il me fallait : aujourd’hui, Buis heureuse, rien ne me manque. N'est-ce ? dit-elle en se tournant vers son mari qui lui i lui souritébenait le plus jeune des enfants.

rt trois ans, Cela dépend, répondit-il, moi, j'ai toujours ‘1 s à la mineMité qu'il te manquait quelque chose. | vue. Nous BR Qu'est-ce que c'est, fil-elle étonnée ?

in escalier blir ici, au lieu de nous en aller aux Etats. til banc des 8s premiers temps, je m'ennuyai; mais c'était 1} |

part; tou que. Près ce dans sesh

Late Des voisines pour jaserr

La répartie nous fit beaucoup rire.

Mme Ayotte n’a pas de tapis dans sa demeure# grossière. mais sa descente de lit qui est une superbe peau d'ours ferait envie à plus d’une femme élégante de nos grandes villes. 2

— C'est un cadeau de mon mari, à mon troi sième enfant, nous dit-elle.

M. Ayotte, pendant tout ce. temps, allait el venait afin de satisfaire aux demandes de tout ce monde qui remplissait sa maison de bruit et de fumée. Nous lui dimes un mot de ses chass

— Espérez un instant, fit-il, et il alla cherche

dans son grenier deux peaux d'ours qu’il avai tués récemment.

L'ours des Laurentides n’est pas féroce d’or naire ; il s'éloigne même si l’homme qui l’ap çoit fait du bruit. Seule la mère est ombrageu pour ses pelits et terrible à rencontrer dans fureur. Mais le cas est rare. |

Un, jour, Ayotte trouve un ourson dans ll forêt près de chez lui : naturellement, il n’eikl rien de plus pressé que de l'emporter chez lu Pendant toute la nuit, la mère fit entendre le rugissements les plus lamentables ; ses cn

+] néanmoins cessèrent au lever du soleil. (

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| fut qu’elle s'était éloignée, et personne ne s'en fcupa davantage. Le mari sortit comme d’habide à ses affaires : par un reste de prudence, la

à ne mère garda ses enfants à l’intérieur du antier, barra sa porte et se mit à coudre dans jour d'une f fenêtre. Il y avait quelque temps

à mon tro l'elle était assise, quand tout à coup un sourd ognement attire vivement son attention. Elle ve vivement la tête et aperçoit une grosse Mlle velue, puis une autre qui se posent sur le

pd de l’étroit châssis, et un ours montre son ses chasses" Moutable museau. L'apparition était étrangeet | Buriosité un peu extrême : cependant, la jeune | s qu'il avais ime ne perd pas l'esprit. Avant même que ses Manis s’aperçoivent-de rien, sie s’élance pour Brocher près de gon lit une férabine toujours lrgée à balle. Mais au même moment, une | ble détonation) retentit dans la montagne, et Bimal s’affaissa en poussant un effroyable cri | 11 | louleur. Il é.ail frappé par derrière. Ayotte | | | irait quand soubain il avait vu l'animal. Le , Mk ble coup: de fu fusil avait fait balle et percé la | d’outre en outre.

Votre femme l’eut-elle tué si vous n’eussiez Dôté 12 ?

Oui, répondit Ayotte : mais c'était de l'im-

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prudence, car elle n’avait qu’à jeter l'ourson par ss

la fenêtre pour se débarrasser de la mère.

Cette histoire d’un acte de courage si simple

m'avait électrisé ; je me représentais toutes les} femmes de colon comme autant d’héroïnes pour

qui tuer ours et loups était chose toute naturelle MS

J’allais conjurer Ayotte de me continuer le réciths

de ses chasses et anssi celles de sa brave compa: gne, et déjà je l’accablais de questions que le cri —en route !—vint me ramener à la réalité.

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