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C'eût été pourtant bien piquant qu’une flâne dans ce coin perdu des Laurentides...
Après tout, que m'importe de me rendre à
endroit ce soir plutôt qu’à tel autre ? Camper ich ou là, je suis prèt à Lout, et le besoin de copie n88 saurait venir jeter un seul point noir sur mobs
ciel de vacances. D'ailleurs, j'ai donné congé"
mon esprit; assez longtemps il me faut donner#i
lire à mon prochain, quand même je me laissé rais aller au rôle tout nouveau d’auditeur qu est le même que celui de lecteur.
Les mémoires d’Ayotte doivent être intére
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' nts, ce me semble. J’en suis rendu au point de Pouver tout beau chez cet intrépide colon, et N simple là Pécouterais avec la même anxiété 7 chasses au outes les at musqué, que ses courses à ot ts et ses ines pour Ÿ Ji ttes avec l’ours des Mongnes Je 1 permetnaturelle.ll u fais de faire de l’imagination, d’associer RCE er le réci lus largement sa jeune femme à ses Sxpion ve compa-i he je le croirais sur parole. Pour un rien, je lui que le ct bmanderais la permission de camper près de son alité. Munticr et de partager avec sa famille le pain et isel de l'hospitalité. Ils me semblent si heu- Ou: ces braves gens! Pas de voisins, pas de | égraphe, pas de journaux, pas de taxes, pas de litique, pas d’envienx, pas d’ennémis, pas de Bauciers, pas de pianos, point de chemins de fer, S même de chemin macadamisé : en faut-il Bios, outre une conscience en paix avec Dieu, Ir couler une existence tissée d’or et de soie, ime disaient les paÿens ?
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fin, on m'arrache à ce lieu où je m'étais bbäti le plus séduisant séjour, et je me remets ro ute. Je rentrais dans la civilisation, car dis de nouveau entendre parler des hommes ès choses qui s’agitent au loin derrière nous ba plaine.
À e trompe, tout le monde est occupé de la
terre et du ciel, l’une qui est magnifique, arable et couverte de beaux bois mêlés, l’autre quil secoue,ses nuages sur nos têtes. Je prends note de la première et tâche de me garantir de l’autre. | — Ce n’est rien, c’est pour abattre la pous® sière, me dit plaisamment mon voisin.
En effet, ce n’est rien, mais le temps se couvre de plus en plus : toutes les montagnes soniM coiffées de nuées blanches comme d'un bonne de coton ; et comme nous montons toujours, je vois arriver l'instant où nous traverserons lek nuages. Je n'avais pas encore songé à ce genré d'émotions.
Mais, nous voici la à ferme Crépeau da jentends parler plus en mal qu’en bien depui plusieurs quarts d'heure. Certes, à en juger les beaux plateaux que nous parcourions, | m'attendais à un grand établissement bien four de moissons, d'animaux et de bâtiments propris à causer la jalousie de tous ceux qui en parlaï si mal. Rien de cela...
Cependant, pour nous la ferme Crépeau
e. arable * imée. Des hommes et des chevaux sont là, les utre qui ins fumant, les autres broutant à droite et à nds not Bauche. Des cris de joie nous accueillent et nous je l’autre. r répondons. Ce sont des gens envayés au-devant
> nous par la prévoyance de notre estimable M. Provost. Ils arrivent de son établissement et Bous amènent trois chevaux sellés.
la pous. |
Athens 37
se couvre
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gnes son —Pourquoi ces montures ? Est-ce une surprise neénagée aux élégants cavaliers que n un ponnemenag 8 iliers q ous possé
Dons parmi nous sans le savoir ? Est-ce une Blicate attention de l'organisateur en chef ? PDéjà je passais en revue tous mes compagnons voyage pour découvrir les disciples ignorés } Baucher, lorsque les voitures s’arrêtent et ut le monde met pied à terre.
— Ici nous dinons, s’écria M. P.—Ce cri m’alla bit au cœur, car il est deux heures et j'ai faim buis la villa d'Ayotte.
puJours, Le rserons les à ce genril
noue Er: CONS
répeau do! |
bien depii- Après diner, continue M. P., nous mettons | en juger F eu dessus, et nous renvoyons les voitures à JES courions, MBort d'où elles viennent. Ceux qui désireront |} t bien four | à ter à cheval seront libres de le faire. La | É ents proPi allais amie Rues ou la [
14 ette comme véhicule.
| {: tre nature est ainsi faite que l’homme aime pntrastes. Est-ce parce qu’il désire constam-
ien parlait
à Crépeau
moins jusqu’à la ferme Crépeau. Je suis parfai-h
ment ce qu’il ne possède pas, ou le genre de vie qu'it mène est-il toujours inférieur à celui qu’il ne mène pas? Hélas, les jouissances n’ont de réalité que par l'illusion qu’on s’en fait ! A peine mes semblables ont-ils goüté la possession de ce qu’ils couvoitent le plus, que le charme tombe, la réalité prend la place, et l’esprit toujours insaliable se met en quête d’autres désirs. | è |
Dieu merci! je ne suis pas de ceux-là, du 3
tement content de mon sort qui change et varie : à tout instant. Ainsi, par exemple, est-il quelque chose de plus gai à l'œil que ce repas ouvert parl un Benedicité général et improvisé sous le pouce !à
Chacun a ses petites provisions, outre cellesk dont le gouvernement paternel de rotre Province nous a munis. Je tombe de sürprise en surprise} car mon appétit me permet largement de fair l'inventaire de tous les sacs et de revenir ai mien. Je ne suis pas seul de mon goût, et chacu troque volontiers avec son voisin. 4
C’est du libre échange pur et simple.
En vérité, tout est meilleur que sur la table dk nos demeures, et il me semble que nous devrioilss revenir à ce mode admirable de manger. D'alss leurs, n'est-ce pas ainsi que faisaient nos pères
Lette raison, exclusivement nationale, réjouit non patriotisme, et je chasse sévèrement de mon
e de vie jui qu'il
n’ont de Roi les quelques prétextes qui se présentent | À peine ESSimidement en faveur de la thèse contraire.
} Nous dinons bien, nous buvons bien, car la Rource coule à deux pas, et la faculté nous a Digneusement recommandé de ne boire que de pau pure coupée; nous causons gaiement, et bus mettons le feu dessus...
D Dessus quoi ?
— Ne crains rien lecteur ; c’est une expression ftoresque employée dans les montagnes pour Bnifier, allumer sa pipe.
( ette expiication étant donnée, nous mettons nc ie feu dessus et j'enfourche la noble bête Jon m'a destinée. Tout le monde est en route. | 1 fesait une petite pluie fine et serrée, et soit ë j'eusse oublié tous mes principes d’équitaû , Soit que ma main trompée par le simple don ne rassemblät pas assez l’avant-train de
on de ce e tombe, purs insa- h
ux-là, du uis parfai- 1 ze et varie À
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Û iel j'étais comme ficelé, soit le manque de mes dans les jarrets de ma bête, toujours est-il > J'avais à peine chevauché un arpent que, tà coup, je preuais les devants sur ma mon- B et je vidais prestement les étriers.
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r coursier, soit “soit la faute de mon manteau dans EE
POESeS
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| > — Mon calumet, m'écriai-je en roulant sur le talus du chemin: ma pipe!
J'aurais dû songer tout d’abord à mon cheval et lui regarder aux genoux voir s’il n’était pas blessé: mais l’égoïsme avait été plus fort. De fait, je n'avais pas encore eu le temps de m’éprendre d’une grande affection pour le noble animal.
Mon compagnon de voiture, qui était devenu mon compagnon de cheval, accourut en toute hâte pour rétablir l’ordre au milieu de la confu-
il sion. Je lui contai mon embarras et surtout la Il || X perte de mon «bouquin,» car j'avais assez de || fierté pour ne m'attacher qu’à ce simple détail de ma chûte. Il fitsemblant de chercher avec moi: puis, comme le resie de la caravane arrivait, il m'offrit son Cumer avec une générosité qui me ls toucha, et je consentis alors à me remettre en selle.
Rendu plus prudent ou moins sûr de ma }
|| science éqnestre, quand, dans le cours du 1
| à {yoyase, J'eus à descendre de cheval je le fis du |
|| “èôté du montoir, à mon gré, et plus du tout par dessus ses oreilles. Ma dignité avait déjà trop souffert de cet oubli momentané des premières | règles de la haute école.
t sur le
cheval
tait pas
rt. De Nous gardons les devants, mon compagnon et n'épren- Emoi, et bientôt nous nous enfonçons tous sous la animal. Lfeuillée des grands bois dont le vent secoue de devenu pur à autre l’eau sur nos têtes. Cependant la n toute À gaieté générale continuait: et tout en admirant a confu- 4 ci un quartier de roc en forme de navire, là un rtout la 1 autre en forme de chandelier, nous ne fesions assez de Silence que pour écouter les renseignements détail de détaillés que prenait le Ministre sur la qualité ec moi: d u sol, la position géographique où nous étions
rivait, il 4 et la configuration des gorges avoisinantes. s qui me Û Dire que le chemin sst colonisable sur tout son ettre en Darcours depuis la ferme Leprohon, ou même k ferme Crépeau jusqu'ici, me paraitrait un de ma fegrettable sophisme. Mais, soutenir qu'il est ours du | L 1posible d'y former une ligne de groupes plus le fis du D: insins nombreux de bons établissements ne tout par D e rait pas moins faux à mes yeux. Le pied de déjà trop 1 butes ces montagnes, baignées le plus souvent remières | par des lacs on des décharges de lac, offre d’excel-
puperficie aswz usidtable, Et puis, doit-on
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nts morceaux de terre qui ont quelquefois une
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compter pour rien les facilités de patürage quil se présentent partout ? - Je donnerais beaucoup pour voir ici en ceh moment tous ceux qui, par légèreté ou par ignorance, qui est aussi une légèreté, avancent avec® aplomb qu’une fois les premières montagnes M franchies, le bois se rabougrii, la végetation Ma diminue sensiblement et on. ne rencontre plush que de la mousse et des bois résineux. Je lesh À prierais d’abord d'ouvrir les Faux, d’analyserh celte terre qui ressemble à &: mastic et de me dire la hauteur de ces arbres qui décairent li nue, Enfin, pour pénitence je les ‘:v'terais 1 Y gravir avec nous les montagnes du Czique il Lazarrc, car nous voici en face ei äe]Ja mème j'ais songé à faire prendre vent à mon coursier. :